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Wunderwaffen (T10) La Nuit des Armes Miracles
Richard D. Nolane, Maza, Diego Olmos Alminana, Jovan Ukropina et Zelko Vladetic
Soleil

Une fois n’est pas coutume, ce dixième album de la série Wunderwaffen est découpé en quatre épisodes indépendants qui s’inscrivent dans une thématique générale, résumée par son titre : La Nuit des Armes Miracles.



Ces histoires font la part belle aux nazis qui, chatouillés par les progrès techniques des américains en matière d’aviation et par l’arrivée du mystérieux Visiteur, entendent prouver par des démonstrations meurtrières que leur agressivité est intacte après huit années de guerre.

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Seul au clavier, mais épaulé par quatre artistes de talent, Nolane nous livre un opus « charnière » qui a le mérite de récapituler la situation générale de l’univers qu’il a créé et de jeter les bases des prochains épisodes.
Avec Jovan Ukropina au crayon (“1940, Et si la France avait continué la guerre”), la première arme miracle tient en des sous-marins de poche directement libérés près des côtes par des submersibles-mères ravitaillés eux-mêmes en plein océan. Cette tactique permet d’attaquer des ports jusqu’alors hors de portée des rayons d’action des U-Boots. Mauvais calcul manifestement.
Second essai dans l’escalade qui marque un regain de fureur du Reich vis-à-vis des alliés, le lancement d’une fusée pilotée destinée à écraser Manhattan. Objectif raté car le pilote essuie quelques ennuis. Là, je pense que c’est Zelko Vladetic qui manie la gomme et le crayon, car je crois reconnaître son trait si évocateur de “La Grande Guerre des Mondes”.

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Troisième volet de cette débauche d’armements, l’utilisation de chars géants sur le front russe, capables de tout écraser sur leur passage. Ces chars ont existé en effet, imaginés par Ferdinand Porsche, mais leur poids était un handicap trop important au regard des motorisations disponibles à l’époque. Dans cet épisode, ces « Maus » subissent en effet quelques déboires mécaniques. Au dessin, c’est Diego Olmos Alminana qui s’y colle (“Trains de Légende : L’Orient Express”).
Nous retrouvons Maza avec le dernier volet de cet album, et avec lui le Visiteur et l’arme miracle ultime qu’il met à la disposition du Reich : Thor. Le moment est venu où notre extraterrestre va faire la connaissance physique de Himmler et de Hitler, et poser les conditions de son soutien.

Un album donc graphiquement riche puisque dû à la collaboration d’artistes de talent, qui ont chacun - ce qui est normal - leurs spécificités. Néanmoins, une certaine unité prévaut sur ce plan, ce qui débouche sur un ensemble à la fois cohérent et étonnant. Un album un peu à part dans la série, mais on en redemande 


(T10) La Nuit des Armes Miracles
- Série : Wunderwaffen
- Scénario : Richard D. Nolane
- Dessins : Maza, Diego Olmos Alminana, Jovan Ukropina, Zelko Vladetic
- Couleurs : Desimir Miljic et Desko
- Éditeur : Soleil
- Collection dirigée par : Jean Wacquet
- Format : 22,3 x 32,3 cm
- Pagination : 48 pages couleurs
- Dépôt légal : 23 novembre 2016
- Numéro ISBN : 978-2-3020-5581-0
- Prix public : 14,50 €


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Illustrations © Maza, Diego Olmos Alminana, Jovan Ukropina, Zelko Vladetic et Éditions Soleil (2016)


Didier Reboussin
3 mars 2017






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