YOZONE
Le cyberespace de l'imaginaire




Yo-Hebdo BD 8
28 mars au 3 avril 2011
La sélection de la semaine 13

Avant une première semaine d’avril qui sera très chargée, un coup d’oeil sur les BD de fin mars, assez peu nombreuses, dans une période marquée par l’arrivée de Titeuf en film d’animation et une floppée de bouquins publiés chez Glénat pour l’occasion.
On notera le démarrage d’un projet ambitieux chez Dupuis, « Alter Ego », le retour de la « Cité 14 » aux Humanoïdes Associés et deux parutions intéressantes chez 12 bis, « Horacio d’Alba » et le T3 de « Ils étaient dix ».



*** « Alter Ego (T0) Camille » et « Alter Ego (T0) Fouad » de Pierre-Paul Renders, Denis Lapière, Mathieu Reynès, Benjamin Benéteau et Albertine Ralenti

Voilà incontestablement le thriller du moment, le gros projet mûri au sein des éditions Dupuis pour marquer le public avec une de ces séries dont les albums sortent en rafales. Six albums en sept mois pour « Alter Ego », et un septième prévu en 2012 pour finaliser une première saison.
Autour de Pierre-Paul Renders, le créateur de la série, une équipe de neuf personnes, organisée pour monter à bien l’opération. Denis Lapière pour consolider le scénario et fluidifier la ligne narrative, Mathieu Reynès comme pilote de l’équipe de dessinateurs formée de Benjamin Benéteau, Luca Erbetta, Efa, Emil Zuga et une coloriste Albertine Ralenti, plus son assistant.

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Les six pièces du puzzle sont prêtes, elles auraient pu sortir toutes en même temps, mais le coup global de l’opération aurait pu effrayer le lectorat. Originalité de la série, le lecteur peut entrer dans l’histoire par n’importe quel tome et organiser sa lecture à suivre avec ceux qu’il souhaite, dans n’importe quel ordre. Si vous êtres forts en maths, cela fait 720 histoires possibles. Dément !

A la base, cette citation de la Torah : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est la ligne de départ de Pierre-Paul Renders qui cherche à créer du lien entre des hommes fichés, catalogués, observés... Big Brother n’est pas loin, des sujets de société, d’autres plutôt scientifiques seront au cœur de cette série qui s’annonce énorme.
Au final, six histoires qui se déroulent en parallèle, six visions différentes d’un complot. Et des albums qui renvoient les uns vers les autres, avec un suspense qui s’achèvera en 2012.

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Ce thriller qui se joue à l’international nous présente ses deux premiers personnages : « Camille » et « Fouad », sous la forme de deux n°0 de la série, puisqu’on peut entrer par n’importe quel album, autant ne pas créer de numérotage.
Viendront ensuite « Darius » (3 juin), « Park » (16 août), « Noah » (16 septembre) et « Jonas » (28 octobre).
Mon flair de Yonaute et la communication efficace de Dupuis sur le sujet me disent que cette série va marcher. On prend les paris et on en reparle dans un an, à savoir si une seconde saison est lancée.

Découvrons Camille :

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Pourquoi une mère cacherait un tel secret à sa fille unique ?
Camille, jeune française vivant à Singapour, entretient des relations difficiles avec sa mère, Suzanne Rochant, chercheuse de haut vol en psychologie et neurosciences, trop souvent absente. Mais voici que Suzanne meurt brutalement dans des circonstances tragiques. Peu après, Camille débarque dans une bourgade d’Angola à la recherche d’un homme qui pourrait être son père, qu’elle n’a jamais connu. Elle est porteuse pour lui d’une lettre trouvée dans le testament de sa mère. Mais la vérité qui l’attend n’est pas exactement celle qu’elle pressentait...

Entracte, avec la bande-annonce des Éditions Dupuis

Découvrons Fouad :

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Comment devient-on terroriste et preneur d’otage quand on travaille dans l’humanitaire ?
Fouad, infirmier belge, travaille comme bénévole en mission humanitaire au fin fond de la Colombie, lorsqu’il est témoin d’un enlèvement. Cet événement suspect suscite en lui les pires craintes : si la « WW2A », (la « World war to aids »), la richissime fondation humanitaire qui l’emploie, cachait derrière sa campagne d’éradication du Sida un projet bien moins avouable : utiliser à leur insu des populations du tiers monde comme cobayes pour des expérimentations pharmaceutiques...? Fouad pourrait faire celui qui n’a rien vu. Il y aurait sans doute intérêt. Mais, ce n’est pas son genre... d’autant qu’il ressent une profonde sympathie pour Zélie, la jeune femme enlevée...

Cette série « Grand Public » de Dupuis a son site internet : Alter Ego->http://alterego.dupuis.com/home.php et un blog d’auteurs.

(Alter Ego (T0) Camille - 64 pages couleurs - 11,95 € - Alter Ego (T0) Fouad - 94 pages couleurs - 11,95 € - Dupuis - 1er avril 2011)

*** « Cité 14 (T1) Tour Bambell » de Pierre Gabus et Romuald Reutimann

La renaissance de la Cité 14, je vous en parlais cette semaine dans La Cité 14 se développe aux Humanos.
Cette nouvelle édition de la première saison propose un nouveau découpage en 4 tomes, à (re)découvrir de mars à juin 2011, avant le lancement de la deuxième saison, à la rentrée 2011.
« Tour Bambell », c’est le titre du second épisode de cette saison, le lieu où l’ancien prestige de la Cité se devine encore. Autrefois, des milliardaires occupaient certains étages, organisant des fêtes fastueuses et de grands opéras. Aujourd’hui, tout s’écroule, la plupart des ascenseurs sont en panne et il faut payer à certains étages pour continuer de grimper vers le 116e. C’est là-haut que Michel, cet éléphant fraîchement accueilli en zone d’immigration vient poser ses guêtres, accompagné de son nouvel ami, Hector, le journaliste intrépide du Télégraph et de Vanita Vein, pimpante et jolie caniche qu’on retrouvera souvent.
Les trois premiers épisodes parus en opuscules chez Paquet sont repris ici, dans un format agrandi : « Êtes-vous anarchiste ? », « Tour Bambell » et « Les Tables tournantes ».

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C’est reparti pour un tour de roman-feuilleton teinté de polar bien crapuleux et d’aventure débridée.
Si je suis vraiment ravi du retour de cette série éminemment sympathique, je regrette juste que cette nouvelle édition ne nous propose pas quelques petits ajouts qui auraient donné un vrai gros bonus au renouvellement de bail de la « Cité 14 ».

Résumé à l’ombre de la Tour Bambell :
Cité 14 : une mégalopole labyrintique où cohabitent humains, animaux et extra-terrestres, une Tour de Babel pourrissante où macèrent le luxe et l’anarchie, l’abondance et le crime...
C’est dans ce grouillement urbain incessant qu’un étrange personnage, Michel, un éléphant fraîchement débarqué d’un bateau d’immigrants, pose son sac, le temps d’être pris malencontreusement au milieu d’une fusillade...
Avec Hector, un journaliste opiniâtre, il ne va pas tarder à former un duo de choc, pour le compte d’un journal à sensations... Comme si la Cité 14 pouvait livrer ses vrais secrets ou se laisser enfermer dans les colonnes d’une feuille de chou !

(Cité 14 (T1) La Tour Bambell - 72 pages N&B - 12,90 € - Les Humanoïdes Associés - 30 mars 2011)

*** « Horacio d’Alba (T1) La République du point d’honneur » de Jérôme Le Gris et Nicolas Siner

Ici on touche sans aucun doute à une des sensations des nouveautés de la semaine.

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Dans une Italie fantasmée du XVIe siècle, une République du Nord, celle du point d’honneur gère tous ses problèmes par la règle du duel. Ici prospèrent les académies de duellistes, là vit Horacio d’Alba, huitième prince duelliste et grand défenseur du dogme. S’il doit abattre sa propre femme ou s’opposer aux tentations réformatrices de son fils, il sera là, solide sur son inamovible règle.
Première BD de Jérôme Le Gris (scénariste du film « Requiem pour une tueuse ») et de Nicolas Siner dont le style me fait penser à la force évocative d’un Robin Recht, ce « Horacio d’Alba » risque de piquer la curiosité de plus d’un amateur de bande dessinée.
Et prouver, s’il en était encore besoin, que 12 bis s’est installé comme un découvreur de talents et un éditeur de qualité.

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Ex-Libris pour la Librairie Bulles en Cavale a Rochefort.

Résumé avec deux témoins :
Quelque part en Italie du Nord au XVIe siècle, une société nouvelle a vu le jour.
Après plus d’un siècle de guerres, les princes et condottieres ont fait taire les canons et cesser les affrontements de masse.
Désormais les conflits ne se règlent plus sur les champs de batailles, mais au travers de deux écoles de duellistes. Horacio d’Alba est l’un des plus célèbres d’entre eux... Une légende est née !

(Horacio d’Alba (T1) La République du point d’honneur - 56 pages couleurs - 13,50 € - 12 bis - 31 mars 2011)

*** « Ils étaient dix (T3) Paris 1820 » de Éric Stalner et Delf

Une confirmation de ce que je viens de dire sur 12 bis avec la sortie du T3 de cette fiction sur fond historique que mène Éric Stalner. Vous me direz que là, ils font plus dans le risque calculé avec celui qu’on a découvert sur cette très belle série qu’est « Fabien M » (Dargaud, avec son frère Jean-Marc), et qui a connu d’autres titres aussi variés qu’appréciés comme la « Liste 66 »’ (Dargaud), « Flor de Luna » (Glénat) ou « La Croix de Cazenac » (Dargaud), pour n’en citer que quelques-uns. Ici, on le retrouve dans des ambiances qu’il aime, avec un fond historique et des hommes qui se démènent pour survivre face à la cruauté et aux pulsions de vengeance de leurs prochains.

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Le très beau coup de crayon d’Éric Stalner

Alors que sonne l’heure de la débâcle de la campagne russe pour l’armée napoléonienne, dix hommes se retrouvent bloqués à Moscou. En territoire ennemi, moins bien considérés que des porcs (et on sait comment étaient traités les pauvres bêtes à cette époque !). « Octobre 1812 » et « Novgora » ont raconté la dramatique histoire de ces dix personnes, sous le trait classique de cet élégant dessinateur qui offre parfois de véritables leçons de cadrage et de composition de pages. Sans oublier de saluer les très belles couleurs de Delph, dans une palette assez douce qui n’écrase jamais le dessin sans encrage de Stalner. Du beau boulot sur une histoire qui rejoint la France avec Jean-Baptiste Grassien, ce survivant qui revient pour se venger et qui découvre un pays, huit ans plus tard, qui a bien changé et où on ne l’attend pas en héros.
Une fois de plus, l’homme, empli de certitudes et qui doit se confronter à des idées qu’il ne soutient pas. Le retour des soldats de l’Empire dans une France chamboulée, un thème intéressant que traite ce « Paris 1820 ».

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De splendides cadrages pour de superbes cases

Résumé par un grognard de l’Empire :
Jean-Baptiste Grassien, ancien médecin de la Grande Armée de Napoléon I, retrouve la France en 1820. Ses sept années de captivité en Russie l’ont détruit. Voir tous ses compagnons mourir les uns après les autres n’a eu pour effet que d’exacerber son désir de vengeance : il veut détruire Morlaix de Guérigny.
Mais son pays natal est lui aussi transformé. Napoléon est exilé à Sainte Hélène, Louis XVIII règne. Les soldats de l’Empire sont dorénavant suspects. Jean-Baptiste, esseulé dans un Paris étranger, a besoin des siens. C’est tout naturellement qu’il retrouve donc des Bonapartistes rescapés des champs de bataille. Ces derniers ont choisi le vol comme moyen de subsistance : on ne veut plus d’eux dans cette société, cette société le paiera !
Mais Vidocq, le chef de la sûreté, ne partage pas leur conception de la reconnaissance...

(Ils étaient dix (T3) Paris 1820 - 48 pages couleurs - 13,50 € - 12 bis -31 mars 2011)

*** « Carabosse (T1) Le Bal » de Nicolas Pona, Jean-Marie Minguez et Stambecco

Carabosse est la référence en terme de mauvaise fée, de méchante marraine, de créature bossue et hideuse ou de personnage particulièrement mauvais. Bien sûr, c’est la malédiction qu’elle lance à la naissance de La Belle au bois dormant, le conte de Charles Perrault, qui l’a rendue célébrissime. mais qu’en est-il aujourd’hui de cette abominable bonne-femme ? Et bien, c’est la question que s’est posée Nicolas Pona, l’imaginant dans le Londres d’aujourd’hui pour une histoire assez légère qui se joue des conventions littéraires. Et oui, celle qu’il a proposée au dessin de Jean-Marie Minguez est nettement moins vilaine que l’original. C’est un peu plus sexy et disons d’aujourd’hui.

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Pas trop vilaine Miss Carabosse !

Résumé abracadabrantesque :
C’est toujours la même histoire : elle meurt, puis ressuscite chaque fois que sa baguette magique refait surface. Au début, ses intentions sont pures, puis l’histoire recommence et la fée Carabosse finit toujours par semer la mort dans son sillage et devenir le pire cauchemar de son temps ! _ Pourtant, il se trouve sans cesse des aventuriers pour encadrer cette renaissance et tenter d’enrayer ce cycle infernal... Que pourront bien faire un jeune millionnaire excentrique et un vieux fou féru de contes de fées, face à la marche inexorable d’une légende vivante... ?
(Carabosse (T1) Le Bal - 48 pages couleurs - 13,95 € - Le Lombard -31 mars 2011)

Finissons ce huitième Yo-Hebdo de la BD avec un personnage qui va connaître une semaine folle, démente, et peut-être hilarante. C’est Titeuf, la star des cours de récré dont le film approche à méga grande vitesse.

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Titeuf, en slip... © Pathé Distribution

Titeuf le Film, c’est dans les salles le 6 avril, et ce sera un dessin animé entièrement réalisé à l’ancienne. À l’heure de l’image de synthèse, Zep a choisi de réaliser un film entièrement dessiné, déclarant dans le dernier Casemate (n°36, avril 2011) avoir monopolisé un demi-douzaine de studios pour mettre en action 5 800 kilos de dessins. Le long métrage est prévu en 3D, il s’ouvre sur une scène à la Jurassic Park, met en scène Johnny Hallyday et place Titeuf dans la situation de l’enfant qui vit la séparation de ses parents. Sa vie, ses ennuis, ses « amours » avec Nadia, ses potes, sa vision du monde des adultes, tout cela sera au cœur du film.
Au casting des voix, on notera Jean Rochefort (pour le Pépé), Maria Pacôme (Mémé), Zabou Breitman (Maman), Mélanie Bernier (Nadia) et, comme pour la série télé, Donald Reignoux pour la vedette à mèche blonde.
Jean-Jacques Goldman a réalisé la bande-son du film, s’entourant d’Alain Souchon, de Francis Cabrel, de Bénabar et... de Johnny Hallyday ! Bigre, que de monde penché sur l’avenir chantonnant de l’enfant terrible de la BD. Une petite phrase de la chanson a été dévoilée : « Désolé les filles, mais vous n’aurez pas mon zizi, tant pis... » On risque fort d’entendre cette rime riche pendant de longs mois !

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Ah ! Nadia... © Pathé Distribution

Comme une poule aux oeufs d’or engendre beaucoup d’autres oeufs dorés, l’événement est précédé par les éditions Glénat et Tchô ! la Collec’ qui accompagnent la sortie du film d’une série de livres, aussi divers que variés.
Je passe sur les stickers, Mégalivress à colorier, puzzles qui ne manqueront pas d’intéresser les enfants... pour citer « Titeuf le film - Art Book », un travail mené par Antoine Duplan, journaliste, et Claude Dussex, photographe, pour réaliser un ouvrage qui permette de suivre la réalisation d’un tel projet. Dans cet ouvrage, vous retrouverez les dialogues cultes et les images marquantes du film !
Et bien sûr, il y aura l’album du film, l’album 3 D, j’en passe, quand vous n’en voudrez plus, il y en aura encore. Titeuf va envahir plus que les cours de récréation.
L’hilarante créature de Zep devraiit aussi récupérer des couvertures toutes neuves, pas pour ses cahiers de classe dont il ne fait guère usage, mais pour une réédition de l’ensemble de la collection de BD.
Titeuf, l’invasion a commencé...

« Titeuf le film - Art Book », c’est chez Glénat ( 160 pages couleurs, 30 € - 30 mars 2011).

Voilà, la BD, c’est fini pour cette semaine.
On se quitte avec Titeuf et à la bande-annonce du film.


Des blogs, des sites

- Alter Ego
- Alter Ego, le blog des auteurs
- Cité 14
- Les Carnets d’Éric Stalner
- Jean-Marie Minguez
- Nicolas Siner

Les clics utiles

Chaque semaine, retrouvez nos sélections de bandes dessinées :
- Yo-Hebdo BD 1 - Semaine 5 (du 1er au 7 février 2011)
- Yo-Hebdo BD 2 - Semaine 6 (du 8 au 14 février 2011)
- Yo-Hebdo BD 3 - Semaine 7 (du 15 au 21 février 2011)
- Yo-Hebdo BD 4 - Semaine 8 (du 22 février au 2 mars 2011)
- Yo-Hebdo BD 5 - Semaines 9 & 10 (du 3 au 13 mars 2011)
- Yo-Hebdo BD 6 - Semaine 11 (du 14 au 20 mars 2011)
- Yo-Hebdo BD 7 - Semaine 12 (du 21 au 27 mars 2011)

Des liens Yozone pour en découvrir plus sur les séries et les auteurs cités dans ce Yo-Hebdo BD 8

- La Cité 14 se développe aux Humanos
- Titeuf fête les 40 Ans
- Titeuf (T1) Dieu, le Sexe et les Bretelles
D’Éric Stalner
- La Zone (T1) Sentinelles
- La Zone (T2) Resistances
- La Liste 66 (T1) Illinois
- La Liste 66 (T2) Missouri
- La Liste 66 (T3) Kansas
- La Liste 66 (T4) Oklahoma/Texas
- La Liste 66 (T5) Californie
- Flor de Luna (T3) La Fabrica
- Voyageur : Présent (T1)
- Voyageur : Présent (T2-T3)
- Voyageur : Présent (T4)
- Voyageur : Passé (T1)
- Voyageur : Passé (T2)
- Le Roman de Malemort (T3) Le don du sang
- Le Roman de Malemort (T4) Lorsque vient la nuit


Illustrations © Auteurs, Éditeurs et ayants droits


Fabrice Leduc
31 mars 2011






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Alter Ego (T0) Camille



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Alter Ego (T0) Fouad



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Cité 14 (T1) La Tour Bambell



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Dès avril 2011, le T2, « Du rifif sur les docks »



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Horacio d’Alba (T1) La République du point d’honneur



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Planche 12



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Ils étaient dix (T3) Paris 1820



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Planche 11



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Extrait planche 29



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Planche 22



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Carabosse (T1) Le Bal



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Oui, on l’attend cette version Film.



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© Pathé Distribution



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Titeuf le Film Art Book



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Oui Titeuf, même en slip, t’es une Star !



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Éric Stalner dans « La Zone »



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Éric Stalner et « La Liste 66 »



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