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YOZONE
Le cyberespace de l'imaginaire




Yo-Hebdo BD 7
21 au 27 mars 2011
La sélection de la semaine 12

Les fins de mois sont difficiles dit un adage populaire, c’est peut-être pour cela que peu d’éditeurs jouent de la nouveauté sur la fin du mois. Une exception tout de même avec les Éditions Soleil qui sortent pas moins de quinze albums en date du 23 mars. Une vague dont je vous parlerai forcément dans ce Yo-Hebdo de la BD.
La semaine passée, nous avions une thématique zombies, cette semaine s’ouvrira avec un des grands mythes du Fantastique, le vampire. Il a marqué son retour avec une multitude de romans dans cette déferlante de bit-lit qui se veut une « littérature mordante pour jeunes filles » et où on côtoie le meilleur comme le pire. De Dracula à Twillight, le chemin est parsemé d’éclats de sang et d’états d’âme d’un monstre qui doit vivre avec l’homme.
Nosferatu fait partie de sa légende, c’est lui qu’on retrouve pour un diptyque chez Soleil. Qui a dit que le vampire et le soleil ne pouvaient s’apprécier ?
Metronom’, Garous, Hitman, et ce bon vieux Tarzan sont du rendez-vous avec le « non-mort ».



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*** « Nosferatu (T1) Si vis pacem » de Olivier Péru et Stefano Martino

Olivier Péru se multiplie dans le catalogue Soleil, avec les premiers tomes d’« Assassin »- (« La lumière et le Tunnel » avec le dessinateur roumain Cristi Pacurariu, en janvier), « In Nomine » (« Demain est à Dieu », dessin de Denis Béchu et Simon Quémener, janvier) et maintenant ce premier tome de « Nosferatu ». Il donne une vision moderne de cette figure mythique du vampire que Friedrich W. Murnau immortalisa en réalisant en 1922 « Nosferatu, une symphonie de la terreur ».
Une nouveauté sur laquelle on espère pouvoir croquer à pleines dents...

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Résumé à croquer à pleine dents :
_Nul ne connaît son âge ou l’étendue de ses pouvoirs... Il était présent à la crucifixion du Christ, il a servi plusieurs empereurs romains avant de prendre sa liberté et a tué bien des hommes. Il est le premier vampire, Nosferatu. Aujourd’hui, après avoir disparu durant un demi siècle, il s’éveille d’un sommeil sans rêves, en Inde. Il n’est plus que l’ombre de sa puissance passée et il découvre un complot ourdi contre lui. Ses congénères comme ses ennemis ne désirent qu’une chose : le tuer. Mais ni la lumière ni les ténèbres ne veulent de Nosferatu, le non mort. Alors que les souvenirs de sa longue existence lui reviennent en mémoire, il comprend que sa seule faiblesse a été d’aimer. Tout a commencé sous le règne de Caligula. Les alliances et trahisons forgées en ce temps ainsi que le destin d’une femme ont façonné les deux millénaires de son histoire. Il est Nosferatu, le monstre qui a voulu vivre en homme...

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(Nosferatu (T1) Si vis pacem - 48 pages couleurs – 13,50 € - Soleil - 23 mars 2011)

*** « Metronom’ (T2) Station orbitale » de Éric Corbeyran et Grun

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Pas de bonne semaine sur la Yozone sans un récit de science-fiction. C’est Éric Corbeyran qui s’y colle pour le second tome de ’Metronom’« . Une anticipation qui prend comme références les films »Brazil« , »Blade Runner« et »Total Recall« , les romans de Philip K. Dick ou encore la série »SOS Bonheur«  de Griffo et Van Hamme… La manipulation de l’information est au coeur de cette BD dont le titre, ’Metronom’ », est celui d’un contre pour enfant, un sujet un brin subversif qui joue avec le temps et le président de ce pouvoir liberticide. Grun s’est installé au dessin et couleurs de cette tétralogie de SF plutôt bien lancée avec « Tolérance zéro ». Cette fois, Lynn et le journaliste anarchiste Floréal Linman vont devoir embarquer pour une plongée dans l’espace...

Une petite plongée que je vous invite d’ailleurs à faire avec la bande-annonce de l’album, publié chez Glénat.


METRONOM T2 / Bande-annonce par GLENATBD

Résumé du haut de la station orbitale :
Dans un futur proche où la population est broyée par un régime liberticide...
Lynn se bat toujours pour savoir ce qu’il est advenu de son mari, disparu après une mission de routine dans l’espace. Elle peut encore compter sur quelques alliés : sa sœur d’abord, qui travaille au ministère. Et Floréal, le journaliste qui enquête sur les circonstances troubles entourant la mission spatiale décimée. L’époux de Lynn, dernier survivant, devant se trouver dans une station orbitale, elle embarque dans l’espace avec Floréal sans hésiter. Par ailleurs, on ne connaît toujours pas l’auteur du Métronom’, ce conte pour enfants séditieux qui affole les autorités...

(Metronom’ (T2) Station orbitale - 56 pages couleurs – 13,50 € - Glénat - 23 mars 2011)

*** « Hitman - Part Time Killer (T2) » de Hiroshi Mutô

« Hitman », la Yozone l’a annoncé dans un article de présentation du label Kuri des Éditions Ankama : Hitman, Soil et Ecchi : Ankama s’ancre dans le Manga, suivi de la critique de Fred Leray à parution du premier tome : Hitman, Part Time Killer (T1). Le Killer par intérim revient en ce mois de mars pour continuer sa formation de tueur redouté alors qu’en parallèle il doit mener sa vie d’employé modèle. Du polar réaliste qui vise l’action à très grande vitesse...

Résumé sans aucune émotion :
Tôkichi Inaba, 34 ans, mène une double vie. Officiellement, c’est un employé de bureau ordinaire, mais sous le pseudonyme de « Double flingue », il est l’un des tueurs à gages en activité les plus redoutés ! Ayant succédé par hasard à un meurtrier réputé pour au départ un seul contrat, il a finalement vu les missions s’enchaîner malgré lui, avant de se prendre complètement au jeu : des guns dernier cri, de l’adrénaline à chaque coin de rue, des femmes diaboliques… Un nouveau Tôkichi est né ! Mais il lui reste encore beaucoup à apprendre pour esquiver tous les coups bas et survivre au milieu des différents trafics auxquels il participe désormais. Dans ce tome 2, il découvre une nouvelle devise du Hitman : « ne jamais trahir ses émotions ! »
(Hitman - Part Time Killer (T2) - 228 pages N&B – 13,50 € - Ankama - 24 mars 2011)

*** « Sabine » de Maya Mihindou

Venusdea est un label original qui se veut un espace de créativité et de liberté pour des artistes d’aujourd’hui qui s’inspirent des symboliques européennes nées dans les légendes et la mythologie. Illustrateurs, peintres, designers, photographes sont conviés à rejoindre une collection née aux Éditions Soleil, autour de la personnalité créative de Barbara Canepa. Des livres sont au programme, mais aussi des toys ou d’autres formes de création artistique. On sort donc du cadre strict de la bande dessinée pour rejoindre un univers plus ouvert où l’artiste peut faire des choix qui débordent amplement les contours d’une page.
Après le « Beautiful Nighmares » de Nicolleta Ceccoli, voici « Sabine » de Maya Mihindou, un road movie onirique et déjanté dont l’exploration visuelle risque de surprendre et de séduire beaucoup de lecteurs. Une figurine d’un des héros devrait également marquer ce rendez-vous.

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Cette jeune illustratrice est née à Libreville au Gabon en 1984. Elle se consacre entièrement au dessin depuis 2007. « Sabine » met en lumière une culture graphique née du voyage et des rencontres, du métissage et de l’art de transformer une erreur en déformation artistique. Ce livre montrera aussi une approche graphique qui prend en compte le texte sous beaucoup de formes, de la poésie au graph.

Résumé, sur la route :
Sabine, c’est l’histoire d’un voyage...
Celui de deux enfants et d’une jeune fille qui décident, un jour, de quitter leur village suite à la mort de leur doyenne, la Grand-Mère l’Autre, gardienne de toute leur histoire. Ils souhaitent rejoindre « Sabine », la ville où elle est née, et dont ils ignorent tout. Ils quittent ainsi leur enfance colorée et sage. Sur leur route, quelques personnages seront pour eux comme des traits d’unions vers le monde réel.... Un parcours universel, un peu surréaliste. Une véritable expérience visuelle et sensorielle.

(Sabine - 160 pages couleurs – 22 € - Venusdea - 24 mars 2011)

On retourne au visage de l’épouvante avec une créature hybride enfantée entre l’homme et la bête.
Pour des retrouvailles avec Garous, la série qui fît connaître D’Fali, pseudo de Djillali Defali.

*** « Garous (T6) Sandra Morgan » de Jean-Charles Gaudin et Andrea Mutti

Defali va dessiner quatre albums de cette série écrite par Jean-Charles Gaudin de 1999 à 2002. Sur une thématique classique du Fantastique, une BD somme toute assez moyenne, avec un dessinateur qui a encore beaucoup de scories sur ses planches. Bon, les Garous sont assez impressionnants ! Et puis, plus rien jusqu’en 2009 quand paraît « Les holtons », un tome 5 qui redémarre la série avec Jean-François Fernandez qui signe Nino au dessin. « Garous » redémarre alors avec un scénario plus intéressant qui s’ancre de nos jours alors que le premier cycle se déroulait dans dans un sombre Moyen-Âge. En défaut à nouveau de dessinateur, c’est l’italien Andrea Mutti qui prend aujourd’hui la relève. Ce spécialiste du polar et du thriller BD peut fort bien adapter son style à cette déclinaison plus moderne de l’épouvantable bestiole.
Les fans du début seront sans doute un peu agacés par ces atermoiements successifs sur leur série, mais avec Andrea Mutti, ils signent sans aucun doute pour une assurance régularité qui va permettre à ce cycle d’aborder ses derniers méandres d’horreur dans un temps un peu plus raisonnable. Allez, place à la Bête !
A noter un Pack Starter (vive le marketing !) pour découvrir ce tome 6 et le tome 1 de la série, réunis pour un prix avantageux de 13,50 €.

Résumé, dans l’ombre du Garou :
Pour Christopher Hotlon et Kim Albraw qui viennent d’échapper de justesse à leurs ravisseurs, le constat est terrible : le père de Christopher a bel et bien été enlevé. Obligés de se fondre dans la foule pour passer inaperçus, ils doivent aussi traquer leurs étranges poursuivants pour avoir une chance de sauver le père de Christopher. Leur lutte va prendre une tournure effrayante… De son côté, Sandra Morgan, la jeune journaliste, vient d’arriver à New York pour interroger Christopher sur ses ouvrages liés à la mystérieuse Caste des Ténèbres. Sandra Morgan plonge alors dans une aventure dangereuse où l’ombre du garou devient menaçante…
(Garous (T6) Sandra Morgan - 48 pages couleurs – 13,50 € - Soleil - 23 mars 2011)

*** « Tarzan (T2) Tarzan et les joyaux d’Opar » de Gaylord DuBois et Russ Manning, d’après l’œuvre de Edgar Rice Burroughs

Tarzan. Ah ! ce héros qui a enchanté tant et tant de nuits à rêvasser de jungle luxuriante à conquérir. Il est né « Tarzan seigneur de la jungle » (Tarzan of the Apes), en 1912, sous la plume d’Edgar Rice Burroughs. Il faudra attendre 1926 pour qu’il soit publié pour la première fois en France, chez Fayard et sous le titre« Tarzan chez les singes ». Romans, BD, cinéma, tous s’emparent de cette incroyable icône du justicié né tel un enfant sauvage.
Dès 1929, il fait le bonheur des comic strips, ces bandes dessinées publiées dans les journaux quotidiens et hebdomadaires américains. Harold Foster publiera les premières histoires, Burne Hogarth entrera dans la légende avec sans doute les meilleurs épisodes, publiés de 1937 à 1950. Russ Manning, qui dessinera Tarzan de 1967 à 1979, est le seul dessinateur à avoir travaillé sur les récits en comic strips quotidiens, en comic strips hebdomadaires et en comic books mensuels.

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Tarzan, un cri dans la jungle !

Ce sont ses travaux que Soleil réédite dans une version restaurée et colorisée pour cette collection d’Archives de Tarzan. L’occasion d’une séquence nostalgie pour retrouver en bande dessinée les quatre premiers romans de Tarzan, considérés comme la clé de voute de l’oeuvre de Burroughs.
En octobre 2010 est paru « Tarzan l’homme-singe », voici cette fois « Tarzan et les joyaux d’Opar ». Révisez vos classiques et jetez un oeil aussi curieux qu’amusé sur ces aventures d’un autre temps.
(Tarzan (T2) Tarzan et les joyaux d’Opar - 104 pages couleurs – 19,90 € - Soleil - 23 mars 2011)

Quittons la savane du roi lion et la jungle de Tarzan pour rejoindre la froidure du Nord canadien pour la dernière balade de ce Yo-Hebdo.

*** « Far Away » de Jean-François Charles, Maryse Charles et Gabriele Gamberini

Et la balade sera longue pour les deux personnages que Maryse et Jean-François Charles, friands d’exotisme et de romantisme, nous font découvrir. Deux destins marqués par la solitude, qui se rencontrent par un fait du hasard et recommencent à voir la beauté de leur environnement.
Le couple d’auteurs continue sa complicité avec le dessinateur italien Gabriele Gamberini (« Jimmy - James Dean » et « Red Bridge » chez Casterman), qui peint aussi admirablement les paysages traversés que les subtiles émotions sur les visages de ces héros ordinaires.
Ce road-movie peut être une jolie façon de lire entre roman et bande dessinée, des mots, des sensations et des couleurs... pour bien finir ce dernier mois de l’hiver et fêter le printemps qui renaît.

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Résumé, sous la neige :
Un merveilleux voyage, de ceux qui changent une vie.
Martin Bonsoir est chauffeur de camion. Il parcourt seul les paysages grandioses du Canada et des États-Unis sans plus les voir. Jusqu’au jour où son camion est immobilisé par la neige dans un bled paumé du Canada. Il y est secouru par une femme seule, plus âgée que lui, Esmé Larivière. Sur un coup de tête, elle demande à Martin de l’emmener avec lui.
Le voyage de Martin prend alors une autre tournure. Il se surprend à apprécier les paysages, à prendre le temps de savourer de bons repas… Une relation forte naît entre ces deux âmes solitaires, tellement inattendue qu’ils en deviendront vite maladroits… Ils vont devoir apprendre à se faire confiance et à se dévoiler pour ne pas se perdre.

(Far Away - 144 pages couleurs – 25 € - Glénat - 23 mars 2011)

Voilà, il est temps de se quitter. Bonne semaine, au bord d’un livre !


Des blogs, des potins, des images

- Le port-folio de Maya Mihindou
- Olivier Peru
- Venusdea
- Maya Mihindo


Les clics utiles

Chaque semaine, retrouvez nos sélections de bandes dessinées :
- Yo-Hebdo BD 1 - Semaine 5 (du 1er au 7 février 2011)
- Yo-Hebdo BD 2 - Semaine 6 (du 8 au 14 février 2011)
- Yo-Hebdo BD 3 - Semaine 7 (du 15 au 21 février 2011)
- Yo-Hebdo BD 4 - Semaine 8 (du 22 février au 2 mars 2011)
- Yo-Hebdo BD 5 - Semaines 9 & 10 (du 3 au 13 mars 2011)
- Yo-Hebdo BD 6 - Semaine 11 (du 14 au 20 mars 2011)

Des liens Yozone pour en découvrir plus sur les séries et les auteurs cités dans ce Yo-Hebdo BD 7

- Dracula de Bram Stoker
- Génération Dracula - Un siècle de vampires au Cinéma (1900-2000)
- Bible Dracula (La) : Dictionnaire du Vampire
- Hitman, Part Time Killer (T1)
- Hitman, Soil et Ecchi : Ankama s’ancre dans le Manga
- Rencontre avec Andrea Mutti
- Nero (T1) La Cinquième Victime
- Re-Mind (T1)
- Syndrome de Cain (Le) T5
- Tarzan par Buscema chez Soleil
- Tarzan ou Rousseau chez les Waziri


Illustrations © Auteurs, Éditeurs et ayants droits



Fabrice Leduc
24 mars 2011




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Nosferatu (T1) Si vis pacem



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Metronom’ (T2) Station orbitale



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Planche 09



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Planche 10



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Metronom’ (T1) Tolérance zéro



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Sabine



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Le poète © Maya Mihindou



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Garous (T6) Sandra Morgan



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Andrea Mutti au dessin



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Tarzan (T2) Tarzan et les joyaux d’Opar



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Tarzan (T1) Tarzan l’homme-singe



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Far Away



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Page 04



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