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Ad Astra (T8 et 9)
Mihachi Kagano
Ki-oon Seinen

Maharbal s’est rebellé contre Hannibal et, avec les cavaliers Numides et ceux estimant que leur général n’est plus digne de les commander, il part à l’assaut de la place-forte romaine dirigée par Marcellus. Ayant obtenu l’information que les romains s’armaient en longues lances d’abordage, il est convaincu que cet armement n’a comme seul objectif de bloquer les charges de sa cavalerie. L’effet de surprise envolé, cet armement devient alors un fardeau pour les fantassins romains, ce qu’a parfaitement compris Scipion, mais comment convaincre Marcellus de son erreur tactique sans paraître pour un jeune présomptueux ? Malheureusement, Scipion ne parvient qu’à irriter un peu plus le général romain. Toutefois, il compte bien offrir à son ami Caus sa vengeance contre Maharbal. Si Marcellus ne veut entendre raison, il prendra lui-même au piège le général ennemi, et en voyant les cordages amenés par erreur avec les lances, Scipion a soudain une idée de génie...



Pour permettre aux romains d’entrer enfin dans Syracuse, Scipion s’est fait passer pour un messager venu de Sparte apportant un message du roi de Macédoine. Mais ce que cherche surtout le jeune homme, c’est découvrir les secrets des défenses de la cité et qui mieux que leur créateur, Archimède, pour les lui enseigner. Malheureusement, les hommes d’Hannibal apprennent sa traîtrise et partent l’arrêter. Heureusement pour le jeune homme, Archimède cherche avant tout la paix et sauver les habitants de Syracuse. Il accepte donc de l’aider à s’enfuir à une seule condition : que les civils soient épargnés. Toutefois, Scipion ne va pas s’arrêter là. De retour sur le vaisseau amiral de la flotte romaine, Scipion contraint Marcellus à non seulement épargner les civils mais également Archimède en personne. Un dur sacrifice pour les soldats ayant vu leurs frères se faire tuer par ses machines infernales. C’est ansi que tomba Syracuse, mais c’est aussi que mourut Archimède, tué par un soldat à la haine plus forte que tout. Scipion vit cette mort comme un échec mais une autre tragédie se déroulait alors en Ibérie ; son père tombait devant les troupes de Carthage.

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Le tome précédent amorçait le début des défaites d’Hannibal devant la tactique attentiste de Fabius mais aussi devant la rébellion de ses propres troupes. D’ailleurs, peu à peu, l’histoire n’est plus vue que du côté de Scipion. Hannibal ne sera plus qu’une ombre dans le récit à compter de la bataille de Syracuse. Mais avant cela, Hannibal utilise les romains pour donner une leçon radicale à son lieutenant, Maharbal. Seulement, les lourdes pertes qui s’en suivent fragilisent les défenses que peut apporter Hannibal à ses alliés. Sa tentative d’effrayer Rome sera également un échec. Pendant ce temps, Scipion monte peu à peu dans la hiérarchie romaine, et s’il a du mal à se faire entendre des anciens comme Marcellus, il nous offre des exemples d’ingéniosité à rendre jaloux Hannibal lui-même. Scipion démontre qu’il est capable d’utiliser les techniques de son adversaire à son avantage tout en les adaptant.

La bataille de Syracuse permet d’introduire un grand nom de l’antiquité, souvent plus connu en tant que mathématicien qu’inventeur : Archimède. Nous vous avions parlé de cet épisode lors de la chronique du manga Eureka !. Mihachi Kagano prend son temps pour raconter cette grande victoire obtenue par les romains sur les alliés d’Hannibal, une victoire qui privera le carthaginois de ce port crucial pour le convoi de ses renforts. Mais cette victoire aura un goût amer pour Scipion : non seulement il ne parvient pas à sauver Archimède de la fureur des soldats romains, mais il apprend par la suite la mort de son père. Le personnage de Scipion va alors totalement changer de stature. Jusqu’à présent, nous avions devant nous un jeune officier faisant ses armes mais n’ayant pas vraiment encore pris de commandement digne de ce nom. Scipion est surtout connu pour ses stratégies et leur application plus que par ses propres faits d’armes. Après Syracuse et la mort de son père, tout change.

La première véritable victoire de Scipion sera la prise de Carthagène. La cité entourée d’eau avait la réputation d’être imprenable et pourtant, Scipion se vanta de la conquérir en une journée. Nous connaissions Scipion le stratège, cette fois, c’est Scipion le rusé renard pour ne pas dire le manipulateur qui nous est présenté. Il utilise même la religion et ses dieux pour pousser ses soldats à lui obéir. Difficile de cerner ce personnage qui peut apparaitre comme n’ayant aucune croyance hormis dans la logique et dans les sciences. Scipion est un stratège très moderne peut-être même plus qu’Hannibal par sa jeunesse et son ascension éclair. Tout semble alors sourire à Scipion qui monopolise les pages du tome 9. Mais il est encore un peu tôt pour enterrer Hannibal.

Mais il faudra attendre le tome 10 pour voir quelle sera la réplique du carthaginois. A suivre donc.


Ad Astra, Scipion l’Africain & Hannibal Barca (T8 et 9)
- Auteur : Mihachi Kagano
- Traducteur : Sébastien Ludmann
- Éditeur français : Ki-oon
- Collection : Seinen
- Format : 130 x 180, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination : 210(T8) et 194(T9) pages
- Date de parution : 25 février et 22 septembre 2016
- Numéro ISBN  : 978-2-35592-919-9 ; 978-2-35592-993-9
- Prix : 7,90 €


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AD ASTRA PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO AFRICANUS MAJOR & HANNIBAL BARCA © 2011 by Mihachi Kagano / SHUEISHA Inc.
© Edition Ki-oon - Tous droits réservés



Frédéric Leray
12 août 2018




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