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City Hall (T7)
Guillaume Lapeyre et Rémi Guérin
Ankama-Kuri

Verne et ses alliés du moment sont parvenus à ouvrir un passage vers le monde à l’envers en utilisant le sous-marin qu’il a créé avec l’aide de Tesla : le Nautilus. Mais le premier à choisir de tenter le voyage dimensionnel est Lovecraft. Le véritable but de l’écrivain n’est clairement pas d’aider ses pseudo-alliés, et surtout pas Amélia dont il a assassiné les parents, comme de vulgaires fourmis. Le temps presse, Jules doit impérativement trouver le papier décrivant le véritable Black Fowl. Seulement le comité d’accueil qui attend nos amis de l’autre côté du miroir n’est pas des plus amicaux. En débarquant, Verne arrive devant le négative de Houdini menaçant Amélia d’une gigantesque épée. Très vite, deux camps se mettent en place. Mais si la défection de Poe et Lovecraft n’est pas une surprise, celle de Tesla prend nos héros de court. Le scientifique voit dans le monde à l’envers la possibilité de recréer un monde comme il aurait dû être et raser l’existant. Le combat final pour l’avenir de l’humanité peut commencer.


Nos héros se retrouvent en bien mauvaise posture, leurs adversaires prenant le dessus dans leurs duels, mais ce qui déstabilise fortement Amélia et les autres est la trahison de Tesla. Non seulement il donne un avantage certain au côté obscur, mais il va sacrifier Verne à sa cause en lui brisant la colonne vertébrale avec son manteau métallique. A Londres, l’exécution de Verne senior approche, toutefois, les amis de Jules tentent un ultime assaut pour sauver Verne. Une lueur d’espoir comme le retour du fils prodigue. En fait, Tesla ignorait que Jules est en réalité un papercut et que son attaque n’est pas suffisante pour le vaincre. D’ailleurs, l’arrivée de Houdini a changé la donne. La bataille pour le bien ne se jouera pas avec uniquement la force brute mais bien avec celle du papier. Chaque écrivain prépare son arme pour l’ultime assaut. Si Verne fait apparaître un gigantesque robot, Lovecraft, quant à lui, fait appel à une entité d’un autre monde, un monstre à tête de pieuvre : Cthulhu le grand ancien. Il est temps que Conan Doyle et Victor Hugo entrent en scène pour mettre un terme à cette bataille qui n’a que trop duré. Pendant ce temps, la potence de Verne est prête pour l’exécution.

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Voici donc entre nos mains le septième et malheureusement dernier tome de la série “City Hall”. C’est toujours difficile de dire au revoir à des personnages qui nous ont tant amusé, fait vibrer. Mais pour nous offrir un final à la hauteur de leur série, Lapeyre et Guérin nous entraînent dans un monde où ils peuvent avoir les mains libres à toutes les folies. Attention, les références aux multiples ouvrages des nombreux auteurs qui se sont incarnés sous le crayon de Guillaume Lapeyre vont se multiplier durant tout ce tome. Qui dit monde à l’envers, dit des références à tout va du monde d’Alice au pays des merveilles. Entre les personnages cultes comme le chat de Cheshire et les jumeaux Tweedledum et Tweedledee, et le décor qui nous ramènera dans ce monde fou de Lewis Carroll, le lecteur savoure ce voyage. Mais d’autres personnages cultissimes viendront aider nos héros ou bien au contraire les combattre. En tant que vieux fans de Lovecraft, voir le dormeur de R’lyeh venir semer le chaos est délectable. Il faut avouer que la vision de Lapeyre du plus célèbre des Grands Anciens est une vraie réussite. Ce qui n’était pas évident car cet être a été plus d’une fois représenté dans de nombreux ouvrages.

Ce tome 7 sera mené tambour battant, les affrontements se succédant sans le moindre de temps mort. Il faudra en fait faire de petits aller-retours à Londres pour souffler un peu. Ces apartés seront parfois un peu déroutant car introduisant des éléments parfois un peu sortis du chapeau. Mais cela n’enlève en rien à tout l’intérêt de ce tome, le lecteur attendant avec une certaine impatience la nouvelle référence des auteurs aux ouvrages de Poe, Hugo et évidemment Verne. Mais le véritable mystère qui perdurera jusqu’à la fin est bien l’identité de Black Fowl. Nous savons depuis le tome 6 que Jules Verne n’est pas le véritable mais son papercut, seulement aucun indice ne permettait de deviner ce que contenait réellement le papier décrivant Black Fowl. Finir une série est toujours un exercice périlleux et ces dernières années, les mangas japonais ont quasiment imposé une structure conclusive avec le dernier chapitre se passant quelques années plus tard. Lapeyre et Guérin se plieront à cette règle, mais avant cela, il nous offriront un final digne de ce nom, avec le drama et l’émotion nécessaire, une conclusion surprenante et qui rendra leur dernier chapitre réellement intéressant car introduisant un ultime clin d’œil au seul auteur qui n’avait pu incarné par le papier un de ses personnages.

Ainsi, nous devons dire au revoir à “City Hall”... Un simple au revoir car Rémi Guérin nous nous ramènera dans son univers par des spin off, malheureusement sans Guillaume Lapeyre.


City Hall (T7)
- Auteur : Guillaume Lapeyre, Rémi Guérin
- Éditeur : Ankama
- Collection : Kuri
- Format : 130x180 mm
- Dépôt légal : 19 juin 2015
- Pagination : 192 pages
- Numéro ISBN : 978-2-35910-521-6
- Prix public : 7,95 €


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Frédéric Leray
8 août 2015







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