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Enquêtes d’Enola Holmes (Les), tome 6 : Métro Baker Street
Nancy Springer
Nathan, roman, traduit de l’anglais (États-Unis), policier, 204 pages, février 2011, 13,90€

Un noble espagnol vient soumettre une enquête au Dr Ragostin, spécialiste en recherches, l’employeur fictif d’Enola Holmes qui vient, une nouvelle fois, de changer d’identité et de loyer pour échapper à ses frères Sherlock et Mycroft.
La femme du Duque a disparu, il désespère de la retrouver, faisant appel aux meilleurs détectives de Londres.
C’est ainsi qu’Enola croise Sherlock Holmes, aussi sur l’affaire. Elle l’évite, mais celui-ci va la retrouver pour lui remettre un mystérieux paquet, provenant de leur mère disparue voilà une année.



Cette sixième aventure d’Enola Holmes est aussi la dernière. On peut le regretter, mais la lecture de « Metro Baker Street » explique très bien pourquoi il n’y aura pas d’autres volets.
Enola a fui ses deux frères après le départ de leur mère. Mycroft, l’aîné devenu son tuteur, a choisi de l’envoyer dans un collège afin d’en faire une lady respectable. De quoi faire frémir Enola, qui a préféré prendre la poudre d’escampette et tracer sa propre voie, en bien des points identique à celle de Sherlock.
Depuis un an, les trois jouent aux chats et à la souris. Dans « Metro Baker Street », le temps des retrouvailles est arrivé. Si leur maman les a séparés, elle va à nouveau les réunir. En douze mois, Enola a grandi, elle a montré qu’elle était capable de se débrouiller seule et de choisir l’orientation à donner à sa vie.

Une double intrigue court dans ce roman. D’un côté, l’enlèvement de la femme du Duque, et de l’autre, le mystérieux paquet adressé à Enola. Le terme de l’enquête, résolue par la benjamine Holmes, verra les trois faire cause commune. Le code vestimentaire de l’époque, partie intégrante de l’affaire, étonnera la majorité des lecteurs. Nancy Springer trouve une solution originale, nous permettant tout au long des pages de découvrir plus avant la société londonienne fin XIXe siècle.

Pour ceux qui apprécient les enquêtes du plus grand des détectives, heureusement que certains auteurs réussissent brillamment à continuer sur les traces de Conan Doyle. Nancy Springer a inventé à Sherlock une sœur aux mêmes talents. Elle l’a fait avec succès et Enola Holmes apporte une belle touche de fraîcheur au cycle.

Ce sixième tome signe la réconciliation entre les frères et la sœur. On s’en réjouit, même si cela signifie la fin de ce détournement de personnages. Nancy Springer a trouvé le bon ton, la bonne méthode pour nous amener à cette conclusion.

Signalons que Nathan a fait de cette série de beaux livres à la présentation impeccable, dont les histoires originales seront appréciées dès 10 ans et sans limite d’âge supérieur.

Si l’idée prenait l’éditeur de nous offrir d’autres détournements de personnages orchestrés par Nancy Springer, c’est avec plaisir que nous les découvririons…


Titre : Metro Baker Street (The Case of the Gypsy Goodbye, 2010)
Série : Les Enquêtes d’Enola Holmes (An Enola Holmes Mystery), tome 6
Auteur : Nancy Springer
Traduction de l’anglais (États-Unis) : Rose-Marie Vasallo
Couverture : Raphaël Gauthey
Éditeur : Nathan
Collection : Jeunesse
Sites Internet : Roman et Enola Holmes (Site éditeur)
Pages : 204
Format (en cm) : 21 x 14
Dépôt légal : février 2011
ISBN : 978-2-09-252690-3
Prix : 13,90 €


À lire également sur la Yozone, d’autres chroniques des enquêtes d’Enola Holmes :
-  tome 4, « Le Secret de l’Éventail »
-  tome 5, « L’Énigme du Message Perdu »


François Schnebelen
3 mai 2011


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