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Immortal Hounds (T2 et 3)
Ryo Yasohachi
Ki-oon Seinen

A l’étonnement de tous ses collègues, Rin demande à l’inspecteur Kenzaki de sortir avec elle. Entre une jeune fille ne disant pas un mot plus haut que l’autre et le flic taciturne, ce rendez-vous parait totalement improbable et pourtant le flic accepte. Toutefois, les affaires du service reprennent très vite le dessus. Un vecteur a été identifié par Shigematsu mais il n’est pas parvenu à l’arrêter, l’amoureux de la demoiselle l’ayant assommé. Avertie par Kurin, Kiriko prend les devants et décide de ne pas attendre sa partenaire pour intervenir. Malheureusement, c’est la toute première fois que Kiriko intervient seule et entre les embouteillages qui ralentissent Koda et les forces de police qui finissent par l’encercler, Kiriko commence à paniquer et emmener son vecteur dans un piège organisé par l’équipe de Kenzaki. Heureusement, Kurin stoppe la jeune femme avant qu’elle ne pénètre sur le pont. L’affaire est toutefois loin d’être réglée car pour une fois, Kenzaki a de nombreux coups d’avance.



Un nouveau vecteur sème la terreur dans la ville. Celle que les services de police ont appelée Blanche Neige sévit sur les réseaux sociaux et s’attaque aux joueurs de jeux vidéos multijoueurs. Contrairement aux autres vecteurs, elle ne s’est pas arrêtée aux trois cibles nécessaires pour lui permettre de se régénérer et cumule plus d’une trentaine de victimes. Pour l’équipe de Kenzaki, c’est une affaire prioritaire surtout que l’Undo a décidé de les aider à mettre la main sur la jeune femme. Le professeur Kanai s’avère très coopératif, ayant même semé encore plus le doute chez l’inspecteur sur la nature du SDR, cette maladie qui retire l’immortalité à ses victimes. Déjà qu’une source des plus étranges lui a raconté que les vecteurs viendraient d’une autre dimension, voilà que Kenzaki apprend que la maladie n’est pas que sexuellement transmissible. Une relation sexuelle n’est pas nécessaire pour contaminer une cible. Et cette Blanche Neige n’en n’est que plus dangereuse. Seulement les activités de la jeune fille posent également des problèmes aux exfiltreuses qui n’apprécient guère les méthodes de la jeune femme.

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Après un premier tome mené tambour battant, qui posait les bases de cet univers où tous les êtres humains sont immortels, Ryo Yasohachi va à la fois faire avancer son histoire et surtout la relation entre Rin et Kenzaki. Leur affrontement par vecteur interposé semble ici servir de couverture à la révélation assez stupéfiante du deuxième tome. L’opération de séduction lancée par Rin commence enfin avec son premier rendez-vous avec l’inspecteur. Bon, il faudra attendre la fin d’une exfiltration pour cela, mais surtout, les deux personnages ont en réalité une parfaite compréhension de la situation. Kenzaki est convaincue que Rin est la taupe envoyée par les exfiltreuses dans son service et Rin utilise une méthode brute de décoffrage pour forcer Kenzaki à lui faire l’amour. Un jeu du chat et de la souris s’enclenche entre les deux personnages, avec toutefois un Kenzaki qui prend quelque part le plus grand risque puisqu’il pourrait contracter le SDR. Mais quand il apprend la théorie expliquant l’existence des vecteurs, il a du mal à l’accepter car cela relèverait de la science fiction... Oui, pour quelqu’un vivant dans un monde peuplé d’immortels, c’est assez cocasse. Mais Ryo Yasohachi commence également à montrer toute l’incohérence existant dans cet univers pour rendre sa théorie la plus crédible possible. Et le mangaka s’ouvre également des possibilités assez importantes à exploiter pour la suite de sa série.

Le tome 3 a le mérite d’introduire de nouveaux personnages totalement déjantés et un rien psychotique. Tout d’abord Blanche Neige, un vecteur qui prend plaisir à transmettre le virus. Elle est à la fois détestée par la police qui voit en elle une serial killer, répandant sans discernement le SDR, mais également par Rin qui n’admet pas que l’on puisse jouer avec les sentiments des autres pour les tuer. Jusqu’à présent, les vecteurs contaminaient contre leur volonté, mais avec Blanche Neige, on découvre une femme utilisant ses charmes et le sexe pour tuer des victimes plutôt naïves. Attention, l’image que Ryo Yasohachi donne des joueurs de jeux vidéos multijoueurs n’est pas vraiment celle à laquelle nous sommes habitué. Ils sont définis comme des personnes timides, asociales, se laissant facilement séduire par une joueuse. Blanche Neige apparaît alors comme une nymphomane tuant avec le sexe. C’est aussi une vraie perverse comme elle le prouvera lors de son exfiltration ; ce qui provoquera la colère de Rin et son geste assez surprenant. Un geste qui aura pour conséquence l’apparition de Karigane. C’est un peu l’image du maître qui manquait... mais un maître détesté de tous car haïssable à souhait, ultra-violente et humiliant ses alliés comme ses ennemis. Elle utilise des méthodes de torture pour obtenir ce qu’elle veut, mais avec des êtres immortels, il faut avoir un certain don et surtout prendre plaisir à faire souffrir les autres. Ce personnage s’annonce particulièrement dangereux.

Nos héroïnes se lancent dans une opération suicide pour libérer Blanche Neige. Quelles en seront les conséquences ? La suite dans le tome 4.


Immortal Hounds (T2 et 3)
- Auteur : Ryo Yasohachi
- Traducteur  : Jean-Benoit Sylvestre
- Éditeur français : Ki-oon
- Format : 130 x 180, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 192(T2) et 160(T3) pages
- Date de parution : 26 janvier et 27 avril 2017
- Numéro ISBN  : 979-10-327-0059-4 ; 979-10-327-0079-2
- Prix : 7,90 €


A lire sur la Yozone :
Immortal Hounds (T1)


© Ryo Yasohachi 2014 / published by KADOKAWA CORPORATION ENTERBRAIN


Frédéric Leray
15 novembre 2017






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