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Omega (T1)
Tomohito Oda
Kaze Shonen

Il se nomme Digiraoki Seko Omega, et il est l’être le plus puissant de l’univers, le dévoreur de planète... Euh non ça c’est Galactus... Le destructeur de monde. Il y a une chose qu’il apprécie par dessus tout : voir la peur déformer le visage de ses proies, ces sale vermine. Et sa prochaine cible est cette ridicule planète dans un coin perdu de l’univers qui se nomme Terre. Et d’après sa base de données, les humains sont des êtres particulièrement faibles. Shiho Hoshino est la terreur du lycée. Il faut dire qu’elle a une manière des plus violentes de faire respecter la loi autour d’elle, comme un bon coup de pied dans les roustons de ceux rackettant les plus faibles. Pourtant, elle refuse qu’on la considère comme une racaille, elle qui possède un sens aigu de la justice. Bon il n’est connu que d’elle mais c’est pourtant vrai. Elle aide sa mère à tenir un hôtel autour d’une source thermale. Mais un jour, un vaisseau spatial atterrit sur le toit des bains. C’est ainsi qu’elle fit la rencontre de Digicode...


Mais quel est cet abruti qui a bousillé le toit des bains ? Shiho n’en revient pas qu’un vaisseau spatial est pu si mal atterrir. Mais plus grave encore, le pilote du vaisseau se prend pour le futur maître du monde, la traitant comme une moins que rien. Mais il faut avouer que la force de ce type, qui dit s’appeler Digicode ou un truc du genre, dépasse largement celle d’un humain normal. Toutefois, à force de détruire tout sur son passage, Digiraoki s’est fait de nombreux ennemis comme cette créature au physique de poulpe : Breezer ! Si la force de cet être est loin d’égaler celle de Digiraoki, il possède par contre un jouet des plus intéressants. Etant parvenu à planter sur le front de Omega une forme d’antenne, il prend soudain possession du corps de ce dernier grâce à un simple joystick, mais surtout, il réduit la puissance du destructeur en dessous de celle d’un humain. Finalement, il va pouvoir venger les siens et tuer celui qui les a massacrés. Seulement, au cours du combat, le joystick est tombé entre les mains de Shiho...

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“Omega” est une mini-série en trois volumes de Tomohito Oda. C’est en fait sa première série publiée en format relié. Les sources d’influence de ce jeune mangaka seront très vite évidentes : Digiraoki est une parodie de Super Sayen. Entre les niveaux de puissance délirants et une chevelure des plus lumineuses, Omega est un « Vegeta destroy ». D’ailleurs, son premier adversaire est une parodie de Freezer, avec un scaphandre très proche de celui porté par ce dernier. Si la parodie a un côté amusant, il faut aussi savoir se démarquer rapidement de l’oeuvre originale pour ne pas tomber dans le plagiat. Et Tomohito Oda nous a trouvé une méthode assez originale pour calmer les ardeurs d’Omega : le transformer en marionnette grâce à un joystick. La véritable maîtresse des lieux redevient Shiho et Omega se retrouve non seulement à devoir payer les dégâts occasionnés par son atterrissage, mais aussi à devoir vivre la vie d’un humain.

Vont s’en suivre des saynètes où Omega doit s’adapter par obligation et surtout accepter les ordres de Shiho. Notre jeune héroïne est du genre susceptible et a une tendance à devenir très violente. Evidemment, le tout est pris sous un angle humoristique, tournant en dérision les êtres surpuissants de certains shonen. Toutefois, avec un format réduit en taille, il fallait rapidement mettre en scène les véritables méchants de l’histoire et introduire un objectif pour nos héros. Trahison, mensonge, la pauvre Shiho va être tournée en ridicule par un trio d’extraterrestres à gueule d’Alien. Et ce n’est pas une métaphore, Tomohito Oda s’est ici clairement inspiré des terrifiantes créatures créé par H.R. Giger pour Ridley Scott. Bon, en devenant intelligentes, elles ont perdu de leur superbe mais elles vont donner du fil à retordre à nos héros.

Ce premier tome d’“Omega” ressemble beaucoup à un manga hommage à toutes les inspiration de Tomohito Oda, qui n’hésite pas à représenter des personnages parodiques pour alimenter son récit. Drôle, bourré de référence, le lecteur s’amuse de ces utilisations à contre-emploi de toutes ces références. Shiho parvient à se faire une place, même si cela parait assez difficile avec un Omega qui prend omniprésent, ne pouvant être omnipotent. Graphiquement, le style de Tomohito Oda n’est pas sans nous rappeler des séries comme Blue Exorcist. Et il faut avouer que le mangaka utilise intelligemment chaque parcelle de ses cases, ne sous-estimant pas les décors, même s’ils importent finalement peu. Tomohito Oda montre avec “Omega” un potentiel à devenir, qui annonce que du bon, s’il n’est pas rattrapé par les jugements parfois difficiles à comprendre des éditeurs.

Allez, “Omega” est une mini-série qui ne se prend pas au sérieux et qui doit être prise comme l’amusement d’un auteur qui souhaite nous faire partager sa douce folie.


Omega, Alien mégalo sous contrôle (T1)
- Auteur : Tomohito Oda
- Traducteur  : Thibaud Desbief
- Éditeur français : Kaze Manga
- Collection : Shonen
- Format : 115 x 175, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 192 pages
- Date de parution : 27 janvier 2016
- Numéro ISBN  : 9782820322807
- Prix : 6,79€


DEZI-CON © 2014 Tomohito ODA/SHOGAKUKAN
© Edition Kaze Manga- Tous droits réservés



Frédéric Leray
11 juin 2016







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