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YozoneLittérature Critiques

Tétralogie des Origines, tome 2 : Le marteau de Thor
Stéphane Przybylski
Le Bélial’, roman (France), thriller historico-SF, 480 pages, novembre 2015, 20€

En septembre 1939, le Siegfried est coulé par la marine anglaise qui s’est auparavant appropriée sa cargaison et a fait prisonnier Schmundt, le scientifique de l’expédition en Irak. Friedrich Saxhäuser est tombé à l’eau et est donné pour mort.
L’Allemagne nazie ne peut accepter que la supposée arme capable de faire pencher la balance en sa faveur tombe aux mains de l’ennemi. Les grandes instances envoient dans la campagne anglaise deux hommes : Albrecht von Erchingen et Hans Ziegler récupérer la cargaison du yacht et surtout apprendre ce qui a vraiment été découvert dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir.


À la fin de la chronique de « Le château des millions d’années », je me demandais si la série pouvait survivre à la disparition de Friedrich Saxhäuser. Après lecture du « Marteau de Thor », je ne suis pas beaucoup plus avancé, car s’il n’est finalement pas mort, il n’est plus au centre du récit, relégué qu’il est à l’arrière plan dans un rôle ambigu.
Sa découverte en Irak a pris le dessus, elle est au centre de toutes les attentions. Il est même compliqué de savoir qui sont tous les intervenants, car le pouvoir n’est pas forcément aux mains des politiques ou des militaires. D’obscures agences sortent de l’ombre pour tirer leur épingle du jeu. Il va de soit que le nombre de protagonistes augmente, ce qui ne facilite pas vraiment la bonne compréhension du déroulement, d’autant que Stéphane Przybylksi se plaît à brouiller les pistes.
En effet, la trame principale est entrecoupée de nombreux retours en arrière, les points de vue sont parfois multiples pour une même action, sans compter les moyens de narration. Pas de routine à attendre avec « Le marteau de Thor » ! L’auteur sait ménager ses effets et nous tenir à l’occasion en haleine lors de longs chapitres d’importance.

Stéphane Przybylski s’engouffre avec brio dans les failles de l’Histoire. Le passé a très bien pu se dérouler de la sorte sans que le grand public ne le sache. Le secret sur ces recherches est resté enterré, seul connu des initiés. Dans la suite prévue fin 2016, l’extra-terrestre de Roswell va peut-être trouver une explication...
Même si le premier volet était plus court, j’ai l’impression d’en avoir appris plus que dans cette suite où le récit repose essentiellement sur l’acquisition des objets récupérés à bord du yacht de Schmundt. L’action prime ici sur les révélations quant aux aliens. Quelques indications nous sont bien données, propices à de nouveaux rebondissements, mais c’est assez maigre. Le nouveau rôle de Friedrich Saxhäuser reste mystérieux, ambigu et n’est pour l’instant qu’esquissé.

Dans « Le marteau de Thor », le personnage qui sort du lot est son compagnon de guerre, Albrecht von Erchingen, envoyé avec le SS Hans Ziegler récupérer la cargaison du Siegfried, tous les deux aidés par un agent infiltré en Angleterre, Maud Alten, une connaissance d’Albrecht. D’ailleurs l’auteur nous fait partager sur le long terme leur relation. Dans « Le château des millions d’années », le passé de Saxhäuser nous était révélé, dans le présent roman, c’est celui d’Erchingen, et dans une moindre mesure celui de Ziegler et de Rourke, le contact anglais en Irak qui a découvert l’opération allemande.
Chaque camp dispose de ses champions pour s’accaparer cette technologie inconnue qui semble pour tous décisive pour remporter la guerre qui s’annonce.

Avec « Le château des millions d’années », Stéphane Przybilski a su accrocher les lecteurs. Avec « Le marteau de Thor », il prend ses aises, s’étale même trop pour nous faire vivre sa vision de la Seconde Guerre mondiale et nous la présenter sous un angle insolite. Tout au long plane la question : Et si cela s’était passé ainsi ? Il est clair qu’une autre interrogation s’impose à la moitié du cycle : Va-t-il se contenter d’explorer les failles de cette période et garder inchangé le cours de la guerre ou les événements vont-ils diverger à un moment ?
Le sujet exposé est passionnant, l’auteur le maîtrise et le fait partager de fort belle manière. Le lecteur ne peut qu’être captivé par la « Tétralogie des Origines », un cycle français qui fait preuve d’une grande ambition. Et on ne peut que se féliciter qu’il tienne toutes ses promesses.
Les lecteurs seront nombreux à attendre la parution du « Club uranium », afin de connaître l’orientation que l’auteur souhaite donner à cette captivante série.

Pour bien faire, le livre se conclut par tout un ensemble d’ajouts : glossaire, cartes des principaux lieux...


Titre : Le marteau de Thor
Série : Tétralogie des Origines, tome 2
Auteur : Stéphane Przybylski
Couverture : Aurélien Police
Éditeur : Le Bélial’
Directeur de collection : Olivier Girard
Site Internet : Roman (site éditeur)
Pages : 480
Format (en cm) : 14 x 20,5
Dépôt légal : novembre 2015
ISBN : 978-2-84344-138-7
Prix : 20 €


Également sur la Yozone :
- la chronique de « Le château des millions d’années »



Pour contacter l’auteur de cet article :
[email protected]



François Schnebelen
31 décembre 2015







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