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Vies volées, Buenos Aires, Place de Mai
Matz et Mayalen Goust
Rue de Sèvres

1998 à Buenos Aires.
Santiago et Mario sont inséparables, à la vie à la mort. Ils sont spectateurs des manifestations de mères et de grand-mères qui ont perdu leurs enfants. La dictature argentine leur a volé le fruit de leurs entrailles, elles veulent connaître la vérité. Ne ressemblant pas physiquement à ses parents, Mario se met à douter de son identité, il pourrait être un de ces enfants volés. Quant à Santiago, pas de doute, il est bien le fils à papa, ils se ressemblent. Mario prend rendez-vous à l’hôpital pour effectuer un prélèvement d’ADN. Son ami de toujours l’accompagne et fait également un prélèvement... pour les beaux yeux de l’infirmière qui lui a tapé dans l’œil. Il leur faut à présent prélever un échantillon d’ADN de leurs parents afin de comparer les résultats.



Une foule de grand-mères défile sur la Plazza Dorrego, pour médiatiser leur cause. Sous l’œil attentif des caméras, le monde découvre un terrible chapitre de l’histoire de l’Argentine, abordé avec grande délicatesse par Matz et Mayalen Goust. Entre 1976 et 1993, 500 bébés ont été arrachés aux opposants du régime militaire, souvent torturés et assassinés d’une balle dans la tête ou jetés vivants d’un avion. Ces bébés ont été placés dans des familles proches du pouvoir avec comme mission de les purifier. Matz témoigne ici du terrible drame vécu par ces familles depuis plus de 40 ans, à travers un récit fictif de deux jeunes hommes.

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Mario et Santiago sont inséparables, mais l’un d’entre eux est hanté par l’idée que ses parents ne sont peut-être pas les siens. Il décide donc de faire des tests ADN avec son copain qui le fait par solidarité et par attirance pour la belle infirmière. Nos deux amis ont un point de vue différent sur la filiation, l’identité génétique et l’éducation, leurs échanges nourrissent le débat.

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Cette histoire méconnue est racontée par Matz avec une sensibilité qui tranche avec ses albums précédents. Sans rentrer dans une polémique politique, le scénario est axé sur les rapports humains complexes et la difficile quête de son identité. Mayalen Goust nous régale avec un trait sobre et élégant aux couleurs douces, qui nous inspire une empathie forte pour les personnages. Son graphisme pur nous fait voyager avec des décors extérieurs particulièrement réussis. Les arbres sont magnifiques, une vraie bouffée d’oxygène.

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“Vies volées, Buenos Aires, Place de Mai” est une histoire forte, basée sur des faits réels. C’est une très belle découverte qui marque, fait réfléchir et ne peut laisser place à l’indifférence.

A ne manquer sous aucun prétexte !


Vies volées, Buenos Aires, Place de Mai
- Scénario : Matz
- Dessins et couleurs : Mayalen Goust
- Éditeur : Rue de Sèvres
- Format : 21 x 27,5 cm
- Pagination : 80 pages couleurs
- Dépôt légal : 10 janvier 2018
- Numéro ISBN : 9782369813958
- Prix public : 15 €


Illustrations © Mayalen Goust et Éditions Rue de Sèvres (2018)



Anne Schnebelen
21 avril 2018




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