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Magicien de Whitechapel (Le) (T1) Jerrold Piccobello
Benn
Dargaud

Jerrold Piccobello est un magicien qui, malgré son talent et sa renommée, traverse une mauvaise passe. À Londres, du côté de Picadilly Circus, il ne parvient pas à trouver quelqu’un pour l’engager. C’est en contemplant les ruines d’un vieux théâtre qu’il se remémore son enfance dans le quartier et ce qui l’a amené à devenir magicien.

Alors qu’il était encore un gamin, l’illusionniste Virgil Webb vint dans le théâtre où le petit Jerrold habitait avec sa sœur. La prestation de celui-ci lui fit un tel effet qu’il décida à son tour d’embrasser la profession. A chacun de ses passages, il lui montrait de nouveaux tours qu’il avait inventé, jusqu’à ce que l’illusionniste devienne son mentor et l’emmène avec lui sur les routes.


“Le magicien de Whitechapel” est un récit très sombre, ses graphismes sont d’ailleurs parfaitement adaptés au ton de l’histoire. On se retrouve dans un Londres du XIXème siècle brumeux, empli d’ombres et de silhouettes grises. Seuls les ciels sont clairs et dégagés. Au sol, la ville est fantomatique et torturée, le trait nerveux de Benn donne une ambiance onirique toute particulière à ce curieux récit.

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Curieux récit car on a du mal à le caractériser et le twist final fait carrément basculer l’oeuvre dans un autre genre. Nous suivons donc l’histoire de Jerrold Piccobello depuis sa tendre enfance avec sa sœur jusqu’à ses débuts en tant que magicien sans vraiment savoir où va l’histoire. Sans vraiment qu’elle démarre non plus. Tous les enjeux du récit semblent se trouver dans le passé et, hormis éclairer le présent, il ne semble pas y avoir de nœud dramatique à défaire. Il est probable que les deux prochains tomes de ce triptyque sauront corriger cela, mais en attendant, on assiste à une situation initiale étalée sur 64 pages.

Pour le moment ce qui attire le plus dans “Le magicien de Whitechapel”, c’est son ambiance sombre et anxiogène, même la police des dialogues semble torturée, ce qui n’est pas sans gêner un peu la lecture de temps à autres. Les personnages, quant à eux, collent à la tonalité du récit : ils sont sombres, pleins de défauts, avec un lourd passif. Certains destins, comme celui - anecdotique dans cette histoire - de Betty, sont tout simplement horribles.

Au final, il est difficile, comme souvent avec un premier tome, de se faire un avis définitif au sujet du “Magicien de Whitechapel”. Benn, qui est à la fois dessinateur et scénariste du présent ouvrage, fait un travail remarquable avec ses crayons mais le récit en lui même peine un peu à prendre, ou peut-être n’est-ce qu’un démarrage un peu lent. Quoi qu’il en soit les prochains tomes nous apporteront la réponse à ces questions.


(T1) Jerrold Piccobello
- Série : Le Magicien de Whitechapel
- Scénario et Dessin : Benn
- Couleurs : Pierre Matterne
- Éditeur : Dargaud
- Format : 24,7 x 29,8 cm
- Pagination : 64 pages couleur
- Dépôt légal : 27 février 2015
- Numéro ISBN : 978-2-205-07173-3
- Prix public : 15,99 €


Illustrations © Benn et Éditions Dargaud (2015)



Gianni Zablot
15 mars 2016







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