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Orbitaria (T1)
Ooi Masakazu
Doki-Doki

Al n’a qu’une passion dans la vie : la robotique. Son rêve est de pouvoir construire lui même son propre robot. Il est d’ailleurs le responsable du club de technologie. Malheureusement, il est loin d’être un bon élève et a plutôt tendance à se faire remarquer par ses rêveries. Al n’a pas beaucoup d’amis, hormis Gupta et la jolie Chityak, dont les deux garçons sont amoureux. Al est un têtu et il essaie malheureusement parfois des techniques légèrement dangereuses, en tout cas assez pour faire exploser la salle d’activité. La goutte qui fait déborder le vase de la direction de l’école qui suspend son club. Et pour finir de lui casser le moral, Al découvre Chityak et Gutpa dans une position des plus compromettantes. Totalement anéanti, Al se cache dans la salle dévastée. En jouant avec les restes de son robot, non seulement il se retrouve coincé à l’intérieur mais le plafond de la classe s’écroule, laissant passer une sculpturale jeune femme poursuivie par un vrai robot armé d’une épée.



Mais cette fille ne lui est pas inconnue. En fait, il rêve d’elle et d’un gigantesque robot forteresse. Et maintenant la voila devant lui, affrontant un robot. Pas question que Al reste sans rien faire et alors que, jusqu’à présent, il n’était jamais parvenu à faire fonctionner ses créations, il parvient à bouger son Célestin. A la surprise de tous ! Quand il se réveille le lendemain matin dans le dortoir, ce qu’il lui est arrivé ressemble beaucoup à un rêve. A la différence qu’il possède maintenant une étrange pierre, souvenir de Walfran. Toutefois, Al se sent soudain mu par une nouvelle envie de créer et dans un dernier effort, il décide de réparer Célestin dans les jardins du lycée. Et contre tout attente, il parvient à faire fonctionner son robot. Dans la torpeur générale, il obtient le soutien les principaux élèves et même de son professeur Kanishka. Son univers se trouve alors totalement transformé. Devenu très populaire, il est dorénavant un nouveau membre de l’élite de l’école, avec Gupta, le surdoué, Pagan, l’as du sport, et surtout Chityak qui lui révèle qu’il s’est mépris sur la scène qu’il a vu malencontreusement et qu’elle est amoureuse de lui... Mais tout cela est-il bien réel ou encore un de ses rêves ?

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Ooi Masakazu est un mangaka particulièrement prolifique, touche à tout, allant des BD quelques peu sexy à la série de mécha comme “Orbitaria”. Il est donc assez surprenant que “Orbitaria” soit sa première publication en France. Mais passons à l’essentiel, cette série sortant un peu de l’ordinaire. Tout d’abord par le style : le shonen mecha. Depuis “Gundam”, ce genre se fait rare et on ne peut que saluer l’effort quand un mangaka se lance dans ce type de shonen. Mais Ooi Masakazu va aussi jouer sur le monde de son héros : est-ce un rêve ou une réalité ? Le mangaka s’inspire de scénario comme “The Island” ou “L’age de cristal”, où les protagoniste pensent vivre dans le monde réel alors qu’il en est tout autrement. Ou plutôt que leur notion de la réalité est faussée. Tout commence dans un lycée qui pourrait être n’importe quel lycée nippon avec parmi les élèves, un féru de robotique, un peu trop d’ailleurs puisqu’il provoque catastrophe sur catastrophe : Al. Ce dernier va pourtant entrer en contact avec une jeune femme qui semble sortir d’un autre monde, de ses rêves en fait, et cette rencontre va totalement changer son existence car il va entrer en possession d’un objet au pouvoir illimité sur les méchas.

Si vous pensiez avoir vu le summum des robots géants, vous étiez très loin de la réalité car Ooi Masakazu va nous entraîner dans un monde où les cités sont en fait des robots titanesques nommés Orbitaria. Si les mechas à taille humaine sont bien réalisés et surtout sortant de l’hyper sophistication des autres séries, les robots titanesques ne sont pas toujours lisibles et leur structure loin d’être compréhensible au premier coup d’œil. Il faut s’habituer peu à peu au mécanisme inventé par Ooi Masakazu pour finalement parvenir à se faire une idée de leur physionomie. Mais il faut avouer qu’en cherchant des designs originaux, le mangaka tend le flanc à la critique très facile il faut bien l’avouer. Car ce qui est vraiment original, c’est, aussi contradictoire que cela puisse paraître, la simplicité de ses robots. Les méchas en format armure ne cherchent pas la complexité ni le surarmement : un sabre, et point barre. Nous sommes loin des robots bourrés de mitrailleuses ou de missiles à la “Macross”. Ooi Masakazu pose un univers futuriste loin d’être surarmé et c’est vraiment très agréable. A noter que nous finissons ce tome avec finalement peu d’information nous expliquant ce qui est arrivé à ce monde pour devenir hostile à l’espèce humaine au point de mentir à sa jeunesse sur sa réalité.

Mais j’en ai déjà trop dit. En tout cas, “Orbitaria” mérite largement le coup d’œil et fait partie des très bonnes nouveautés de mai.


Orbitaria (T1)
- Auteur : Ooi Masakazu
- Traducteur  : Tonton Yaya
- Éditeur français : Doki-Doki
- Format : 127 x 180 mm, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 192 pages
- Date de parution : 13 mai 2015
- Numéro ISBN : 978-2-81893-365-7
- Prix : 7,50 €


© Edition Doki-Doki - Tous droits réservés


Frédéric Leray
12 mai 2015






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