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YozoneBandes Dessinées Mangas

Kokkoku (T1)
Seita Horio
Glénat

La famille de Juri est un peu particulière mais elle n’imaginait pas que c’était à ce point. Les hommes de la famille sont de vrais bons à rien, laissant les femmes travailler pendant qu’ils glandent à la maison. Seul son grand-père échappe à cette description ou presque. Alors quand sa sœur appelle pour lui demander d’aller chercher son fils à l’école, Juri force son frère Tsubasa à y aller à sa place. Ce ne devait être qu’un service rendu, même si son frère peut paraître un peu bizarre pour un autre parent. Seulement, après avoir récupéré le petit Makoto, Tsubasa est agressé par une bande dont le but est le kidnapping de l’enfant. Le coup de fil annonçant à Juri l’enlèvement ne tarde pas et les conditions pour récupérer l’enfant et le benêt sont draconiennes : si Juri prévient la police ou arrive en retard, Tsubasa mourra. La panique s’installe dans la maison, car tout montre que Juri n’a aucune chance d’arriver dans les temps... Mais leur grand-père n’a pas l’intention de les laisser se faire dépouiller. En fait, il connait un autre moyen de prendre les kidnappeurs au piège.


Petite, Juri avait déjà assisté à cette étrange magie que pouvait provoquer son grand-père, mais pour une obscure raison, elle l’avait oubliée. Ce dernier est capable d’arrêter le temps grâce à une mystérieuse pierre en sa possession. Le monde se retrouve figé, les gens, les choses, le monde entier s’arrête à l’ordre du grand-père. Dans de telles conditions, retrouver Makoto et Tsubasa est un jeu d’enfant, mais alors qu’ils s’apprêtaient à emporter leurs parents et retourner tranquillement chez eux, un groupe d’hommes les agressent. Ils ne seraient donc pas les seuls capables de se mouvoir dans ce monde figé. Le grand-père est loin d’avoir montré tous ses talents et plutôt que tous tomber entre les mains des kidnappeurs, le grand-père utilise ses dons de téléportation pour s’enfuir avec Juri. Seulement leurs agresseurs ne l’entendent pas de cette oreille et l’un d’eux menace alors de tuer Makoto, le pauvre gamin ne pouvant se défendre. Mais à peine approche-t-il son couteau du cou de l’enfant qu’une gigantesque créature apparaît et broie la tête de l’homme. C’est ainsi que Juri découvrit l’administrateur de ce monde....

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“Kokkoku” est la première série de Seita Horio publiée en France. Le début de ce tome est assez déstabilisant. Le mangaka commence par de petits flashs, et ce qui est en réalité un flash-back. Le lecteur ne sait trop où veut l’emmener l’auteur jusqu’à ce que l’histoire de Juri soit réellement lancée. La linéarité du récit reprend alors le dessus et la logique des premières scènes va se révéler peu à peu. Il faut réellement tenir bon car la suite de l’histoire prend une tournure vraiment intéressante et originale. Tout commence comme un polar : une famille, certes un rien bizarre, doit faire face à une affaire de kidnapping. Pourquoi une famille banale est-elle la proie de malfaiteurs, surtout que la somme demandée peut paraître dérisoire ? La vérité arrivera finalement assez vite, mais Seita Horio parvient à jouer avec ses lecteurs très intelligemment, amenant des retournements de situations et des bouleversements aux moments les plus inattendus.

Le pouvoir du grand-père est un grand classique qui s’avère toutefois très peu utilisé : la capacité d’arrêter le temps. En fait, c’est surtout la façon dont Seita Horio utilise ce don qui est peu ordinaire. On aurait pu s’attendre à voir simplement les possibilités qu’offrait cette capacité et voir comment Juri et sa famille l’utilisent, mais le plan du mangaka est bien plus complexe car il introduit une sorte de secte qui semble chercher à prendre le pouvoir sur le contrôle du temps. Une lutte va alors s’engager entre la famille de Juri et ce groupuscule qui les tuerait sans la moindre hésitation. Mais le monde figé possède des règles et au moins un gardien. Seita Horio génère peu à peu une atmosphère assez lourde mais aussi très étrange. Le parcours de Juri dans ce monde figé ou encore un Tsubasa interpellant des êtres statufiés sont vraiment des scènes marquantes et très bien réalisées. Le mystère planant sur ce groupe d’hommes qui semble en savoir beaucoup sur Juri et sa famille crée une tension supplémentaire, surtout qu’ils ont largement l’avantage du nombre et laissent peu d’espoir pour notre héroïne.

Avec un tel univers, la qualité du dessin est primordiale et il faut avouer que Seita Horio possède un coup de crayon de qualité. Son style hyper réaliste est très efficace. Mélanger mouvement et immobilisme sur une même planche s’avère loin d’être évident et Seita Horio s’en tire vraiment avec les honneurs. Un très bon point pour le design de « l’administrateur » qui s’avère lui aussi très original, surtout que ce sera un élément central de cette série. Ce premier tome se dévore littéralement, le rythme devenant vite très rapide et l’action omniprésente. Il faut juste avoir le courage de passer les deux premières scènes.

Comportant 8 tomes, “Kokkoku” part sur d’excellentes bases et a le mérite d’offrir une nouvelle expérience au lecteur.


Kokkoku (T1)
- Auteur : Seita Horio
- Traduction : Satoko Fujimoto, Anthony Prezman
- Editeur : Glénat
- Format : 130 x 180 mm
- Pagination : 224 pages noir et blanc
- ISBN : 9782723498142
- Parution : 18 mars 2015
- Prix : 7,60 €


© Edition Glénat - Tous droits réservés



Frédéric Leray
24 avril 2015







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