Retour à la maison
Rei et Kilala sont prisonniers de Valdou et ce dernier les ramène au coeur du conflit, dans le royaume de Paradisos. Le pays a atrocement souffert de la guerre civile. Ce n’est plus qu’une terre aride, meurtrie, avec une population traquée et emprisonnée, pour les chanceux. Mais surtout, ce que découvre Rei n’est pas fait pour le rassurer : Valdou et les rebelles ne sont pas des humains mais des humanoïdes, cherchant à se débarrasser des humains pour exploiter la terre de Paradisos comme bon leur semble. Encore une fois, le prince et sa bien-aimée vont se jouer de leurs gardiens et réussir à fuir, afin de récupérer les dernières pierres pour que la septième princesse s’éveille enfin.
La chérie du prince
Dans leur fuite, les deux amoureux vont faire une rencontre inattendue, surtout pour Kilala : Sylphie, la fiancée de Rei. En tout cas, c’est ainsi qu’elle se présente. Kilala a de quoi être surprise et plutôt de mauvaise humeur car cette dernière la traite comme une moins que rien, et cela ne fait que commencer. Car contre tout à attente, ce sera tous les trois qu’ils arrivent dans l’univers de « La Belle et la Bête ». Sylphie fait tout de suite sentir son rang et va tout aussi rapidement se mettre à dos une Bête peu affable. Mais Kilala sait bien que le monstre est en fait un coeur tendre, amoureux de sa belle, et que leur amour mutuel permettra de rompre le sort qui emprisonne la Bête sous cette forme effrayante. Kilala sait que son rôle est d’aider ces deux belles âmes à se trouver, tout comme elle et Rei.
Princesses’s Power !
Ces deux tomes de « Princesse Kilala » sont la parfaite continuité des deux premiers. La logique est préservée : Kilala doit visiter six univers de Walt Disney, rencontrer six princesses afin d’obtenir les pierres précieuses qui, mises sur la couronne, permettront de déterminer qui est la septième princesse... Bon, tout est fait pour que notre petite héroïne soit évidemment l’heureuse élue, surtout que Rei ne cache plus son attirance pour la demoiselle allant jusqu’à l’embrasser à la fin du troisième tome. Celui-ci sera sera riche en retournements de situation et en suspenses, avec en particulier l’assassinat de Kilala... Bon disons que la blessure était certainement superficielle car un voyage chez Cendrillon et la voila rétablie comme si de rien n’était. La série étant destinée au jeune public, la cohérence n’est pas vraiment de mise et finalement n’a pas vraiment d’intérêt. En fait, comme dans les premiers tomes, la question est surtout quelle influence aura Kilala dans l’univers Disney et commet va-t-elle réagir.
D’ailleurs, elle sera seule dans le monde de « Cendrillon » et s’en sortira plutôt bien. Cendrillon sera d’ailleurs la seule princesse du tome 3, imposant un rythme plus rapide au suivant qui en affichera deux. Mais sa position sera bien différente car le tome 4 va introduire un vrai faux triangle amoureux. Car pour cela, encore faudrait-il qu’il y ait le moindre doute sur qui aime qui. Hors, l’arrivée de Sylphie ne remet à aucun moment en cause l’amour des deux tourtereaux, même si Kilala doutera un peu - il faut bien mettre un peu de suspense tout de même, sinon ce serait trop monotone. En tout cas, l’épisode dans l’univers de « La Belle et la Bête » sera, à mon avis, le moins réussi pour le moment. Trop long et trop répétitif, les personnages du manga ne parviennent à aucun moment à trouver leur place : dès le début, ce sont des intrus qui feraient bien de partir rapidement, ce qui ne sera pas du tout le cas dans le monde de « La Belle au Bois Dormant ».
Ces deux tomes vont enfin nous révéler ce qu’il s’est réellement passé dans le royaume de Paradisos et surtout introduire une nouvelle donnée concernant la nature des rebelles. Ce sera aussi l’occasion de trahisons en série, et d’évasions quasi miraculeuses - ou de l’incompétence notoire des gardiens de nos deux héros. Cela peut paraître plutôt dur, connaissant l’age du lectorat de cette série, mais c’est dans la logique nippone et cela n’a en fait rien d’étonnant quand on connait un peu leur mode de pensée. C’est donc tout a fait normal d’introduire des thèmes plus matures comme ces machines voulant anéantir la race humaine pour optimiser l’exploitation de Paradisos. C’est aussi ce genre de détail qui ouvre un peu plus la série à d’autres lectorats, comme l’assassinat de Kilala. Un savant mélange, qui reste dans les limites du très raisonnable tout de même.
« Princesse Kilala » se confirme comme le subtil mélange de manga et des mondes Disney, qui saura toucher le lectorat de petites filles.
Princesse Kilala (T3 et 4)
Scénario : Rika Tanaka
Dessin : Nao Kodaka
Traducteur : Laetitia Aya Citroen
Éditeur français : Pika
Format : 115 x 180, noir et blanc - sens de lecture original
Pagination : 176 pages
Date de parution : 22 aout et 3 octobre 2012
Numéro IBSN : 978-2-8116-0736-4 ; 978-2-8116-0920-7
Prix : 7,05 €
A lire sur la Yozone :
Princesse Kilala (T1 et 2)
PRINCESSE KILALA © Disney 2005 / Developed and published by Kodansha/Nao Kodaka
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