Les multiples visages de l’effroi, un beau livre fomenté par la journaliste, traductrice, et autrice Stéphanie Chaptal ...
La peur est l’une des premières émotions humaines : tout le monde la ressent, quels que soient son âge ou ses origines. Alors, pourquoi parle-t-on spécifiquement d’horreur « à la japonaise » ?

Au Japon, l’horreur trouve ses racines dans des thématiques et des craintes intimement liées à l’histoire de l’archipel, qui resta longtemps isolé du reste du monde. Elle naît d’abord de l’imaginaire des yokai et de la tradition shintoïste, ancrée dans la peur d’une nature hostile (tremblements de terre, tsunamis, typhons). Elle se cache aussi dans les traumatismes historiques et sociaux (bombardements atomiques, crises financières, pression sociale).
Films, anime, jeux vidéo, littérature... Cette matière sombre a fourni le terreau propice à l’émergence d’œuvres de fiction aussi uniques que terrifiantes qui ont investi tous les domaines de la création. De Kitaro le repoussant à Ring en passant par les récits de Junji Ito et Resident Evil, cette approche particulière de l’horreur est aujourd’hui largement diffusée.
Le genre a par ailleurs dépassé les frontières du pays pour devenir un véritable champ de la pop culture mondiale, nourrissant de nombreux artistes.
Enrichie d’entretiens avec des experts, cette fresque horrifique permettra aux curieux de découvrir ce pan de la culture japonaise et aux connaisseurs de l’aborder d’un œil neuf, en faisant de belles découvertes.
L’horreur venue du Japon
Stéphanie Chaptal
Ynnis Éditions - 24 x 27 cm - 160 Pages - 35€
En librairie depuis le 25 juin 2025
Source : Communiqué de presse