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H.ELL (T1) La mort, sous toutes les formes
Desberg & Vrancken
Le Lombard

Harmond Ellmander a tout perdu : ses titres, il n’a plus le droit de voir sa femme et ses enfants, même son nom lui est retiré. Toutefois, le roi ne l’exile pas, il l’affecte au donjon comme questeur criminel, ce qui déplaît à ceux de la haute qui auraient aimé le voir disparaitre.
C’est ainsi qu’il devient H.ELL en charge d’une affaire de meurtres sanglants dans les bas-fonds de la capitale, le mettant face à la mort crue.



Bernard Vrancken et Stephen Desberg sont célèbres pour la série « IR$ » qui en est à son quatorzième tome. Sans abandonner cette saga phare, ils ont décidé de se lancer en parallèle dans une histoire de fantastique médiévale pour changer d’air en quelque sorte.
Cette dénomination est trompeuse, car si le cadre correspond au Moyen-âge, il n’est pas impossible que l’on se retrouve dans un futur qui a connu un retour en arrière suite à un quelconque cataclysme. En effet, le personnage se présente ainsi : « H.ELL. L’enfer dans une langue morte depuis longtemps. Pour l’enfer qu’est devenue ma vie ».
Des paroles fortes reflétant son état d’esprit. Une défaite dans un duel l’a plongé dans cet abyme. Duel dont on ne sait pas grand-chose mais qui est chargé de mystère, car cela n’a pas l’air clair, surtout au vu de l’attitude de la femme qu’il a perdue et qu’il aime toujours.

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Le fantastique est bien là. L’assassin défraie la chronique pour ne pas dire la logique, il s’acharne sur ses victimes. Tout de suite, la nommer la mort crue est venue à l’esprit du questeur. D’après les premières planches, celle-ci est une menace sérieuse, prête à alimenter d’autres volumes, tout comme l’éclaircissement de la sombre affaire qui a entraîné la chute du chevalier Harmond Ellmander.

Le scénario est vraiment bien ficelé, il attise avec adresse notre curiosité. De plus, les dessins de Bernard Vrancken sont superbes, il change de technique par rapport à « IR$ », utilisant beaucoup les lavis. Son style colle à l’ambiance. L’ensemble est aéré, pas surchargé de dialogues, ce qui laisse la part belle aux dessins.

Ce premier tome de « H.ELL », « La mort, sous toutes les formes », constitue donc une belle réussite et on espère bien qu’il sera suivi d’autres volumes de la même trempe.


(T1) La mort, sous toutes les formes
- Série : H.ELL
- Scénario : Stephen Desberg
- Dessin : Bernard Vrancken
- Éditeur : Le Lombard
- Parution : 15 novembre 2013
- Format : 31,8 x 24,1 cm
- Pagination : 56 pages couleurs
- Numéro ISBN : 978-2803632855
- Prix public : 14,45 €



Chronique rédigée d’après la publication de l’album dans les numéros 33, 34 et 35 de « L’Immanquable »


Images : © Le Lombard, Vrancken et Desberg



François Schnebelen
25 novembre 2013




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