Teru a finalement pu recevoir ses vaccins et sa santé s’améliore peu à peu. L’essence récupérée sur l’immeuble sacrificiel de la ville des fous a permis à Iwada d’espérer pouvoir quitter cette île et tenter de rejoindre Tokyo. Seule l’habitante qui les a recueillis refuse de partir dans l’hélicoptère. Et c’était peut-être le meilleur choix car si la traversée du nuage de cendres qui les sépare de l’île principale japonaise n’est pas une partie de plaisir, ce qu’ils y découvrent est encre pire que dans leurs cauchemars. Un ciel noir et un sol en feu, où courent les coulées de lave. Serait-ce donc cela l’explication du chaos dans lequel se retrouve le Japon ? Une irruption volcanique mais pas n’importe laquelle, celle du mont Fuji ? Mais alors pourquoi à la place de la montagne symbole du Japon ne reste-t-il qu’un gouffre sans fond ?

Septième tome de « Dragon Head », ouvrant sur le sauvetage de Nimura et Ako de la ville sacrificielle. Cet épisode va très fortement marquer la jeune Ako dont les attitudes futures seront de plus en plus erratiques. Elle se reproche d’avoir abandonné le garçon trépané, bien que ce dernier ait eu une violente envie de la tuer de ses mains. Nimura change aussi radicalement de comportement, redécouvrant le gout de la vie et son importance. C’est dire que le pauvre Teru se réveille dans un contexte qui a totalement changé et qu’il se sente un peu perdu est bien compréhensible.
Toutefois, le coeur de ce tome sera le voyage vers Tokyo et de nouvelles interrogations sur l’origine de la catastrophe. Nos héros vont se retrouver pendant quasiment la moitié du tome dans une nuit profonde où les seules sources de lumière seront les langues de lave s’écoulant du mont Fuji ou plutôt ce qu’il en reste. Minetaro Mochizuki avance quelques temps l’association d’un fort tremblement de terre et l’éruption du mont Fuji pour expliquer les nuages de cendres, le chaos et les paysages apocalyptiques mais il va aussi brouiller les pistes quand nos héros se retrouveront au-dessus du site où aurait dû se trouver le fameux mont emblématique.
Plutôt que nous éclairer, ce tome ne fait qu’enfouir le lecteur sous une pluie d’hypothèses pour expliquer la catastrophe s’étant déroulée au Japon. Le mangaka s’amuse à nous lancer sur des fausses pistes, plus ou ploins réalistes, que nous suivons pourtant, convaincus de la bonne volonté de l’auteur. Et pourtant, nous devrions être habitués à ce jeu qu’il maîtrise parfaitement. Cela prend à merveille et Minetaro Mochizuki démontre son talent de conteur et d’expert en suspense. Rien n’est épargné à ses héros mais à ses lecteurs non plus, qui sont tout aussi déboussolés que les personnages à la fin de ce tome. Où veut donc nous emmener Minetaro Mochizuki ? Que cherche-t-il à démontrer ?
Nous voici donc revenus quasiment au point de départ, à l’entrée de Tokyo, à se demander si nous saurons le fin mot de l’histoire avant le tout dernier volume...
Dragon Head (T7)
Auteur : Minetaro Mochizuki
Traducteur : Hiroshi Takahashi
Éditeur français : Pika
Collection : Graphic
Format : 150 x 210 - sens de lecture original
Pagination : 240 pages noires
Date de parution : 15 février 2012
Numéro IBSN : 978-2-8116-0620-6
Prix : 10,50 €
A lire sur la Yozone :
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