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Agent 212 (L’) (T27) Fauve qui peut !
Daniel Kox, Raoul Cauvin & Laurent
Dupuis

Tout en rondeur, la moustache joyeuse, d’humeur agréable, gaffeur involontaire, l’agent 212 est un policier franchement sympathique.

Le vingt-septième tome de la série de Kox et Cauvin confirme cette tendance à la bonhommie d’un personnage qui a une aptitude certaine à se mettre dans les pires galères.
Pour notre plus grand plaisir évidemment.



Rendre un policier agréable auprès du jeune public peut sembler être une gageure. Daniel Kox (dessin) et Raoul Cauvin (scénario) y parviennent régulièrement dans une suite d’albums humoristiques dont la gentillesse est finalement l’axe central du récit.

Loin des clichés scénaristiques en vogue, l’agent 212 est un homme comme les autres. Il aime bien son boulot, mais pas au point de travailler plus pour gagner plus, ne rechigne pas à se boire une petite bière en rentrant chez lui, regarde un peu de sport à la TV, supporte mal sa belle-mère, jette un œil attentif sur les jeunes femmes et est souvent disponible pour faire une bonne blague digne d’un gamin de 10 ans.

Sur la forme, Cauvin mitonne des scénarios qui reprennent toujours ces ingrédients et construit ses gags sur des principes simples et sensibles.
Kox utilise un dessin assez classique, une ligne claire plutôt épurée où la stylisation volontaire des détails n’est en rien un frein.
Les couleurs de Laurent sont agréables, franches, ne sautent pas aux yeux, mais gagneraient sans doute en profondeur si les arrières-plans étaient traîtés avec un peu plus de complexité (avis personnel). Le résultat d’ensemble est donc sérieux, appliqué et de bonne qualité.

Les gags, même courts (généralement de une à trois pages) sont bien amenés et font preuve d’une réelle inventivité dans l’écriture. On pourra quand même émettre quelques réticences sur « Visiteurs de la nuit » (pages 11 à 15), l’histoire la plus longue de l’album, qui privilégie une philosophie de la répression à celle de la prévention et ne semble pas être dans le ton de la BD et de son lectorat.
D’ailleurs, c’est réellement sur une ou deux pages que les auteurs touchent le plus justement leur cible. Lorsque la brièveté est au rendez-vous, on perçoit aussi une influence cartoonesque intéressante.

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Où le meilleur ami de l’homme trahit le policier... devant femme et belle-mère ! (L’Agent 212, tome 27, « Fauve qui peut ! » © Dupuis 2009).

Ce “Fauve qui Peut” est donc un bon millésime de L’Agent 212. Et si les amateurs de rugby trouveront leur bonheur grâce à un gros clin d’œil au phénomène Chabal, la multiplicité des situations proposées mérite d’être saluée.

Une série graphique sans prétention dont l’objectif de faire rire ou sourire avec gentillesse est atteint sans coup férir.


L’Agent 212 (tome 27) Fauve qui peut !
- Série : L’Agent 212
- Dessin : Daniel Kox
- Scénario : Raoul Cauvin
- Couleurs : Laurent Carpentier
- Édition : Dupuis
- Collection : Dupuis « Tous Publics »
- Catégorie : Humour
- Site Internet : fiche série & fiche album (site éditeur)
- Pages : 46
- Format (en cm) : 21,6 x 30
- Dépôt légal : 6 novembre 2009
- ISBN : 978-2-8001-4599-0
- Prix : 9,45€



© Couverture et illustrations : Dupuis 2009, L’Agent 212, tome 27, « Fauve qui peut ! » (Daniel Kox, Raoul Cauvin, Laurent Carpentier).


Stéphane Pons
2 février 2010






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