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Le cyberespace de l'imaginaire




Pinocchio le robot
Film canadiano-franco-espagnol de Daniel Robichaud (2005)
9 février 2005


Genre : Animation 3D
Durée : 1h20

Avec les voix françaises-anglaises de Maxime Baudoin-Sonja Ball (Pinocchio), Marc Alfos-Malcolm McDowell (Scamboli), Maïc Darah-Whoopi Goldberg (Cyberina), Georges Aubert-Howard Ryshpan (Gepetto), Jean-Claude Donda-Howie Mandel (Spencer). Voix françaises de Barbara Tissier (Marlène), Eric Métayer (Cabby), Paul Borne (Rodo), etc,.

Ville de Scamboville, an 3000. Gepetto vient de créer un prototype de robot ultra-sophistiqué avec l’aide du pingouin-majordome Spencer et de la fée Cyberina : Pinocchio. Cerise sur le gâteau, la fée Cyberina a promis à Pinocchio de le transformer en petit garçon le jour où il saura distinguer le bien du mal !
Dans le même temps, Scamboli, maire de cette cité ne pense qu’à une chose : débarrasser la ville de tous ses enfants en les transformant en robots. Pour cela il vient de créer un Parc d’attractions diabolique et pense bien utiliser la naïveté et le charisme de Pinocchio pour parvenir à ses fins.

Version décalée et SF du classique de la littérature enfantine, « Pinocchio le robot » est un film résolument surprenant. Techniquement, le Canadien Daniel Robichaud qui n’est pas n’importe qui et a travaillé avec les plus grands (Cameron pour « Titanic », Besson pour « Le 5ème Élément », Morgan pour « Willard », etc,.), réalise ici une première œuvre 3D totalement aboutie. Rien à envier à ce qui se fait de plus top de par le monde. Les textures métallisées et la gestion des reflets et des couleurs sont tout bonnement impressionnantes. L’animation des personnages est parfaite et les décors (Scamboville, la maison de Gepetto et le Parc d’attractions) fouillés dans le détail. On est autant bluffé que par les résultats techniques obtenus dans le très récent « Pollux ». Voilà deux films 3D qui n’ont plus rien à envier avec les grandes productions US (Dreamworks et Pixar, principalement).
Artistiquement, le résultat final est aussi passionnant et plein de trouvailles. Non content de livrer une version reprenant les bases scénaristiques des classiques de la SF abordant les thèmes des villes futuristes, le scénario de Claude Scasso cadre aussi parfaitement le film sur le fil rouge des thèmes « robotiques ». Qui plus est, le décalage qu’il introduit entre l’œuvre classique et mythique du conteur italien Collodi qui date de 1881 et sa version futuriste, possède un grand intérêt.

Si le film en tant que tel se destine aux enfants de 3 à 10 ans, les passionnés de SF ne regretteront pas l’investissement. Les petites piques lancées sur la société du spectacle (les Parcs d’attractions), l’influence des médias (la séquence du « Jeu de l’imagination » -un moment de grande création, rare dans les films 3D actuels) et l’avènement d’une civilisation du métal au détriment de mère nature sont assez finement réalisés. Bonus imprévu, la fée funky et black Cyberina, dépoussière fort heureusement l’image un peu nunuche de cet alibi scénaristique classique de l’imaginaire enfantin (de ce point de vue, la version anglaise avec Whoopi Goldberg doit valoir son pesant de cacahouètes).

Bref, une excellente surprise qui mérite vraiment de rencontrer le succès. Si vous n’avez pas d’enfants sous la main, je ne sais pas moi, inventez-vous des petits neveux parce que côté animation, les bonnes surprises déboulent !

FICHE TECHNIQUE

Titre original : Pinocchio le Robot (2004)

Réalisation : Daniel Robichaud
Scénario original et dialogues : Clause Scasso adapté du roman de Carlo Collodi (1881)

Producteur : Philippe Garel
Coproducteurs : Jacques Petitgrew, Julio Fernandez

Création des personnages : Jean-Baptiste Andreae & Marcos Testamarck
Décors : Pierre Alain Chartier, Humbert Chabuel et Jérome France pour Okidoki Studio
Animation : Christian Garcia
Storyboard : Nick Vallinakis
Musique : James Gelfand
Chansons : Roddy Julienne
Son : Sylvain Bourgault

Production : Animakids Productions, France 2 Cinéma (France), Cinégroupe (Canada), Filmax Animation (Espagne)
Participation : Canal +, Cinécinéma, France TV Distribution, Telefilm Canada
Partenariat : Les Toiles Enchantées
Soutien : Centre National du Cinéma (CNC)

Distribution : Pan-Européenne Édition (Paris)
Presse-Communication : 213 Communication (Laura Gouadain & Émilie Maison)

SITE INTERNET
http://www.pan-europeenne.com


Stéphane Pons
7 février 2005



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