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Chevalier Errant (Le), suivi de L’Épée Lige
George R.R. Martin
J’ai Lu, Fantasy poche, 2 nouvelles, traduites de l’anglais (États-Unis), fantasy, 252 pages, février 2009, 4,80 €

Ces deux longues nouvelles sont publiées sous l’étiquette Fantasy, mais à part quelques allusions à un sorcier, elles relèvent plutôt du genre historique. À travers la vie d’un chevalier errant dont le plus grand bien est son honneur, George R.R. Martin nous plonge dans le monde de la chevalerie.
À l’origine, « Le Chevalier Errant » et « L’Épée Lige » ont été respectivement publiées dans les anthologies Légendes (J’ai Lu en 2001) et Légendes de la Fantasy, tome 1 (Pygmalion en 2005). Cette édition constitue donc leur troisième parution ! Le succès du Trône de Fer n’y est sûrement pas étranger ! Surtout quand le sous-titre insiste sur Préludes au Trône de Fer, ce qui fait plutôt racoleur.



Dans « Le Chevalier Errant », à la mort de ser Arlan de Pennytree, son écuyer Dunk reprend le flambeau. Sous le nom de ser Duncan le Grand, il s’inscrit au tournoi de Sorbier. Un jeune garçon, L’Œuf, se propose à son service. Mais cette participation dont il espère beaucoup tourne mal…

Dans « L’Épée Lige », Dunk et L’Œuf devenu son écuyer s’engagent au service de ser Eustace Osgris. Sa seigneurie sur le déclin est menacée par la Veuve Rouge, une femme à la réputation de sorcière. Pourtant, lorsque Dunk plaidera la cause de ser Eustace auprès d’elle, il la verra d’un tout autre œil…

Dunk et L’Œuf servent de fil rouge à ces deux récits. Dunk essaie de mettre en pratique les préceptes de son maître décédé. Élevé dans la rue, ses méthodes de combat relèvent plus de la bagarre à mains nues que de l’art de la chevalerie, mais sa taille hors normes rattrape ses lacunes. Pas facile la vie qu’il a choisie ! Le ciel étoilé lui sert souvent de toit, il n’a pas d’attaches et la condition de chevalier errant n’est pas aussi glorieuse qu’espérée. Dans « L’Épée Lige », il comprend de douloureuse façon que rien ne remplace une noble lignée.
L’Œuf lui sert d’écuyer, il ne voulait pas d’un autre maître pour son apprentissage. Ce n’est qu’avant la fin du premier récit que sa véritable identité est révélée. Cette découverte ne rend ce duo que plus improbable et plus sympathique. Le rapport de forces n’est pas si évident et les connaissances du jeune garçon à la tête rasée (d’où son surnom !) sont d’un soutien considérable pour Dunk. Ensemble ils forment une belle équipe.

Même si de nombreuses histoires de chevaliers ou de nobles alourdissent les pages, les deux nouvelles se lisent avec la même facilité. Elles permettent de découvrir le cadre du Trône de Fer, la grande saga à succès de l’auteur, qui se situe quelques siècles plus tard.
C’est bien écrit, mené avec maestria, mais George R.R. Martin était déjà connu pour la qualité de ses nouvelles : « Chanson pour Lya » et « Des Astres et des Ombres » étant des recueils de SF de haute volée.

Voir aussi l’avis de Hervé Thiellement sur Yozone


Titre : Le Chevalier Errant, suivi de L’Épée Lige (The Edge Knight, 1998 et The Sworn Sword, 2004)
Sous-titre : Préludes au Trône de fer
Auteur : George R.R. Martin
Traductions de l’anglais (États-Unis) : Paul Benita et Jean Sola
Première édition française : Pygmalion pour la présente édition
Couverture (souple) : Olivier Frot
Éditeur : J’ai Lu
Collection : Fantasy poche
Site Internet : Livre (site éditeur)
Pages : 252
Format (en cm) : 17,8 x 11 x 1,3
Dépôt légal : février 2009
ISBN : 978-2-290-01148-5
Prix : 4,80 €



François Schnebelen
8 mai 2009






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Illustration de Olivier Frot



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