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YozoneLittérature Critiques

Cycle d’Ea (Le) – T2 : L’Épée d’Argent
David Zindell
Fleuve Noir, SF / Fantasy, Rendez-Vous Ailleurs, roman, traduit de l’anglais (États-Unis), fantasy, 432 pages, juillet 2008, 24 €

Entouré de ses six compagnons, Valashu Elahad, le fils du roi de Mesh, poursuit la quête de la Pierre de Lumière, la gelstei d’or. Mais cette recherche les conduit sur les terres de Morjin, un sorcier qui veut dominer tout Ea. Ses pouvoirs sont immenses et son nom inspire la crainte.
Mais, pour le salut d’Ea, le groupe trouvera le courage de pénétrer au cœur des montagnes blanches abritant l’antre du Dragon Rouge.


Né dans l’Ohio en 1952, David Zindell vit aujourd’hui dans le Colorado. Avant le présent cycle de fantasy (8 tomes annoncés), seuls deux romans de science-fiction, « Inexistence » et sa suite « Danlo », ont été traduits en français.

Second tome du cycle d’Ea, « L’Épée d’Argent » poursuit « Le Neuvième Royaume » et achève la quête de la Pierre de Lumière.
L’histoire est racontée du point de vue de Valashu Elahad. Ici, l’auteur nous épargne les survols elliptiques des évènements et ne multiplie pas les trames narratives, ce dont beaucoup abusent sans avoir le talent pour se le permettre. David Zindell se cantonne à son héros principal, auquel il s’attache jour par jour dans les bons moments comme dans les mauvais.
Les batailles ne sont pas édulcorées, le sang coule et les ennemis meurent à tour de bras. Et les combats sont nombreux et bien orchestrés ! Les terres traversées par les sept compagnons pullulent de dangers et seuls le courage et l’amitié leur permettent de poursuivre cette quête que beaucoup croient impossible.
L’auteur n’hésite pas à remettre assez vite en question le groupe des sept, un des membres succombe et devient une arme aux mains du comte Elanu. Il est remplacé, mais une fois le but atteint, l’équipe se sépare.

Au détour des lignes, on découvre que les Galadins seraient des archanges, Morjin, un ange déchu et la Pierre des Étoiles, nous rappelant bien sûr le Saint Graal, serait censée éveiller la nature angélique au fond de chacun. Le terrain ne nous est donc pas inconnu et, par moments, on ne peut s’empêcher d’avoir un sentiment de déjà-vu, ce qui est d’ailleurs très fréquent en fantasy.

Et pourtant, même s’il ne nous surprend pas vraiment, « L’Épée d’Argent » est diablement efficace. En effet, David Zindell nous scotche littéralement au livre. Comme par son traitement il nous oblige à suivre Valashu et ses compagnons, et rien d’autre, on vit à leurs côtés sans autre distraction. D’ailleurs aucun besoin d’en avoir, leurs aventures suffisent amplement à notre bonheur. Ils traversent des pays, rencontrent plus souvent des personnes leur voulant du mal que du bien, défendent leur vie du bout de leurs épées… et tout ça pour récupérer une coupe en or, un objet donné par le peuple extra-terrestre, les Galadins, pour éviter qu’Ea ne sombre du côté du mal.
Leur héritage ne se résume d’ailleurs pas qu’à cela, il existe aussi des pierres appelées gelstei aux diverses propriétés pour qui sait les apprivoiser : la rouge est la pierre du feu, la verte permet de guérir… Chaque membre du groupe en possède une différente, ce qui les rend complémentaires et leur permet de se sortir de bien des situations périlleuses.
D’ailleurs, les protagonistes de cette quête constituent un bel échantillonnage de caractères, de qualités et de physiques différents. Pris ensemble ils deviennent redoutables. Valashu a le don d’empathie et lorsqu’il tue un adversaire, il ressent les effets de leur mort. Seule Alkaladur, son épée et gelstei d’argent, lui évite de sombrer. Atara, la femme qu’il aime, voit les embranchements possibles de l’avenir. Le redoutable guerrier Kane est un être mystérieux. Maram, le meilleur ami de Valashu, fait preuve d’un courage qu’on ne lui prêtait pas…
Le monde d’Ea témoigne aussi d’une grande richesse, l’imagination de l’auteur en faisant une formidable toile de fond.
Zindell a soigné ces aspects de son roman pour le rendre attrayant, ce en quoi il réussit parfaitement.
En fin de volume, une annexe nous permet de mieux connaître les différents royaumes d’Ea et les propriétés de toutes les pierres majeures et ordinaires, ce qui est très utile pour une meilleure compréhension du récit.

Bref, « L’Épée d’Argent », c’est du tout bon ! On ne s’ennuie jamais, l’évasion est garantie, l’action omniprésente, sans que les sentiments soient oubliés. Le cocktail est bien dosé et plaisant à absorber. Superbe !
De plus, David Zindell inscrit son cycle dans un projet beaucoup plus grandiose que l’on pourrait le penser de prime abord. Même si on nage en pleine fantasy, la science-fiction n’est pas si éloignée lorsque la destinée d’Ea semble influer sur un coin de galaxie.

Impossible dans ces conditions de ne pas conseiller ce cycle !
Et dire que 6 tomes suivent encore... Bien du plaisir en perspective !


Titre : L’Épée d’Argent (The Lightstone, Part Two : The Silver Sword, 2001)
Série : Le Cycle d’Ea (T2) (The Ea Cycle)
Auteur : David Zindell
Traduction de l’anglais (États-Unis) : Marie-Hélène Méjean-Bernaille
Couverture (souple) : Marc Simonetti
Éditeur : Fleuve Noir
Collection :SF / Fantasy Rendez-Vous Ailleurs
Directrice de collection : Bénédicte Lombardo
Site Internet : Roman (site éditeur)
Pages : 432
Format (en cm) : 24 x 15,5
Dépôt légal : juillet 2008
ISBN : 978-2-265-07893-2
Prix : 24 €



Voir aussi sur la Yozone les autres chroniques sur « Le Cycle d’Ea »

- T1 : « Le Neuvième Royaume »
- T2 : « L’Épée d’Argent »
- T3 : « Le Seigneur des Mensonges »
- T4 : « L’Énigme du Maîtreya »
- T5 : « Le Jade Noir »



François Schnebelen
2 mai 2009







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Illustration de Marc Simonetti

Illustration de Marc Simonetti