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YozoneLittérature Critiques

Dernière Reine (La) - Les Royaumes d’Épines et d’Os (T4)
Greg Keyes
Fleuve Noir Fantasy, Rendez-Vous Ailleurs, roman, traduit de l’anglais (États-Unis), fantasy, 528 pages, juin 2008, 23€

La nouvelle reine de Crotheny, Anne Dare, est entourée d’ennemis : l’Église et son Praifec Hespero, le royaume voisin de Hansa, Robert l’immortel et le dernier des Skasloï relâché après un long sommeil.
Les troupes se pressent aux frontières de la Crotheny. Comme son armée ne semble pas de taille à rivaliser avec les envahisseurs, elle l’aide avec ses pouvoirs dont tout le monde, même elle, ignore la puissance.
Si certains l’admirent, d’autres sont effrayés par sa capacité à octroyer la mort sans manifester de regrets…


Greg Keyes est né en 1963 dans le Mississipi et, après des études d’anthropologie, il a décidé de se consacrer à l’écriture. Il est l’auteur de l’excellent cycle L’Âge de la Déraison (4 tomes aux éditions Pocket), de quelques Star-Wars, ainsi que de la tétralogie Les Royaumes d’Épines et d’Os : « Le Roi de Bruyère » (T1), « Le Prince Charnel » (T2), « Le Chevalier de Sang » (T3) et « La Dernière Reine » (T4). Les trois premiers volumes sont disponibles en grand format (Fleuve Noir, Rendez-vous Ailleurs) et en poche (Pocket).

N’ayant pas lu les trois tomes précédents, au fil des pages est né le regret d’avoir brûlé les étapes. Greg Keyes a de l’imagination et il s’est passé tant de choses auparavant qu’assimiler toutes les subtilités s’avère ardu. L’histoire se développe suivant plusieurs personnages-clés, certains qui reviennent régulièrement, alors que d’autres n’apparaissent que fort peu. La plupart se connaissent ou se sont au moins rencontrés, et des amitiés, amours ou haines en découlent.
Greg Keyes a construit un récit mouvementé et recherché par toutes les interactions entre ses nombreux acteurs. Souvent la méconnaissance des trois premiers volumes ne permet pas de comprendre telle allusion qui a pourtant son importance.
Commencer par la fin est en l’occurrence une très mauvaise idée. La richesse de Les Royaumes d’Épines et d’Os demande de ne pas emprunter de raccourci, sous peine de manquer un détail crucial. On peut d’ailleurs faire le parallèle avec la description de la voie des sanctuaires, un parcours initiatique vers un but plus grand. Le suivre se mérite.
Si pour de nombreux cycles de fantasy, souvent on ne manque rien en agissant de la sorte, nous évitant juste la lecture fastidieuse de trop nombreuses pages, là, l’impression d’être passé à côté de quelque chose demeure.

L’auteur achève sa tétralogie en beauté, les lecteurs s’en prennent plein les yeux. Batailles, duels, sentiments… figurent au sommaire. La mort n’est plus forcément une fin en soi, les morts chantent et alimentent les brèches entre le vivant et l’au-delà. La nature dépérit et nombreux sont ceux à vouloir réparer les dégâts, chacun pensant tenir la solution, alors que le pouvoir seul les intéresse. L’ennemi d’un jour devient l’allié du lendemain, pour mieux retourner la situation plus tard. Hommes et femmes ont plusieurs visages, l’ambiguïté domine. Par exemple, le mystère Anne Dare persiste tout du long. Quelle est vraiment l’étendue de ses pouvoirs ? Représente-t-elle une menace pour l’avenir ?

Greg Keyes ne sombre pas dans la facilité, et son histoire est somme toute assez folle par toutes ses péripéties. Rien ne semble jamais acquis. De plus, il sait ménager le suspense en changeant de trame narrative juste à la fin d’un combat, nous laissant dans l’incertitude quant à son issue. Et il en joue !
Finalement, il aime tourner autour d’une violence omniprésente et nous épargne les scènes de boucherie. Grâce à ses pouvoirs, Anne Dare anéantit l’assaillant mais, tout comme nous, elle n’apprend l’étendue du carnage que par après. Ce sont plus les duels d’homme à homme qui ont les honneurs du récit.

Greg Keyes connaît son métier et nous donne envie de le suivre. À l’aise sur la longueur (deux tétralogies de bonne facture), espérons que les éditeurs continuent à s’y intéresser, car il le mérite. De l’imagination et du talent à revendre !


Titre : La Dernière Reine (The Born Queen, 2008)
Série : Les Royaumes d’Épines et d’Os (T4) (Kingdoms of Thorn and Bone)
Auteur : Greg Keyes
Traduction de l’anglais (États-Unis) : Jacques Collin
Couverture (souple) : Didier Graffet
Éditeur : Fleuve Noir
Collection : SF / Fantasy Rendez-Vous Ailleurs
Directrice de collection : Bénédicte Lombardo
Site Internet : Roman (site éditeur)
Pages : 528
Format (en cm) : 24 x 15,5
Dépôt légal : juin 2008
ISBN : 978-2-265-07747-8
Prix : 23€




François Schnebelen
12 avril 2009







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Illustration de Didier Graffet

Illustration de Didier Graffet