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André Caroff est parti...
Madame Atomos pleure (pour une fois) !
13 mars 2009

De son vrai nom André Carpouzis, André Caroff avait fréquenté à peu près toutes les collections de la mouvance Fleuve Noir.

Il était né en 1924 et nous a quitté ce vendredi 13 mars 2009. Nous en sommes bien attristés.



Certes, ce nom d’André Caroff ne parlera pas obligatoirement aux jeunes générations qui ont découvert la SF via la fantasy en ce début de XXIe siècle.
Il faut être un peu plus âgé et avoir acheté quelques Fleuve Noir grande époque pour se souvenir de lui -ou fréquenter les sympathiques éditions Rivière Blanche qui ont réédité l’intégrale de sa série phare en six volumes.

Peintre-décorateur, cycliste, résistant, représentant de commerce, chauffeur de taxi, il entama une carrière d’écrivain populaire d’abord sous son vrai nom d’André Carpouzis en publiant dans “Le Parisien Libéré” une série de contes dans les années 50.
Conduisant dix heures par jour pour gagner sa vie, trouvant quatre autres heures de libres pour écrire, il livrait sa production aux éditions du Fleuve Noir qui venaient de se créer et avaient leurs bureaux dans un immeuble en face de chez lui. Heureux hasards qui donnent un destin à une vie d’apparence banale, il fut d’abord publié dans la collection “Angoisse”.
Ses débuts dans les SF datent de 1971 avec le numéro 457 de la collection “Anticipation” pour « Le Rideau de Brume ».

Il créa ensuite les personnages de Tom Rod le combattant du futur, le super espion Bonder, La Saga des Rouges et devint le père de la célèbre Madame Atomos aujourd’hui intégralement ré éditée et disponible dans la collection Rivière Blanche (six volumes, Hors Série). Entre SF, fantastique et épouvante, Madame Atomos est une terrible et méchante japonaise bien décidée à faire payer aux Ricains les holocaustes atomiques que ses compatriotes ont enduré.

Écrivain populaire par excellence, André Caroff mettait sa plume au service des lecteurs dits « de gare » en un temps où l’on achetait plus souvent des livres en ces lieux de grands voyages que des magazines à deux euros... _ Une époque révolue évidemment, où la littérature ne se concevait pas obligatoirement (et vaniteusement) avec un grand « L », mais où les plaisirs procurés par des petits romans à l’imaginaire débridé ne vous prenaient pas cinquante heures de votre vie en vains maux de têtes !

Bref, on le regrette et nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille.

Et pour ceux qui veulent continuer à rêver, il y a le très sincère et intéressant travail des amis Jean-Marc Lofficier et Philippe Ward dans la collection Rivière Blanche.

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Le regretté André Caroff, il y a quelques années déjà.


Stéphane Pons
14 mars 2009


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La terrible Madame Atomos, création d’André Caroff.



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Madame Atomos, version Rivière Blanche (ré édition intégrale en six volumes).



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