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Underworld 3, le soulèvement des Lycans
Film américain de Patrick Tatopoulos (2009)
25 février 2009

****



Genre : Fantastique
Durée : 1h32

Avec Michael Sheen (Lucian ), Bill Nighy (Viktor), Rhona Mitra (Sonja), Steven Mackintosh (Tannis), Kevin Grevioux (Raze), David Ashton (Coloman), Geraldine Brophy (La noble), Leighton Cardno, Elizabeth Hawthorne (Orsova), Jared Turner ( Xristo) …..

Une sortie sans projection de presse. Le dernier épisode d’une trilogie mis en scène par l’homme jusque là responsable des effets spéciaux. Un film annoncé comme l’apogée de la saga. A priori, « Underworld 3, le soulèvement des Lycans » possède tous les signes distinctifs du hold up cinématographique. Et pourtant, en remontant le temps jusqu’aux origines du conflit, Patrick Tatopoulos signe avec cette préquelle, une p…. de série B décomplexée qui illustre enfin la grande histoire d’amour promise entre une vampire et un lycanthrope. Flashback.

En 2003, un jeune cinéaste inconnu du nom de Len Wiseman , crée l’événement en annonçant un Roméo et Juliette au pays des vampires et des loups-garous. Le public, teasé depuis des mois par une bande annonce hyper-efficace répond massivement présent. Son film ne tient malheureusement aucune de ses promesses. La scène d’introduction, sensée nous coller au fond de notre fauteuil, s’avère molle du genou, la mise en scène maniérée, la narration alambiquée, quand à l’histoire d’amour, si elle se noue entre le réalisateur et son actrice (Len Wiseman épousant Kate Beckinsale quelques mois après ce tournage), sur l’écran les élans de passion entre le poilu et la fille aux dents longues ne sont pas de circonstances. Il n’empêche que le film de loup-garou fait recette, et Len Wiseman remet ça deux ans plus tard, toujours avec sa femme en tête d’affiche. Si le premier film n’était pas une réussite, « Underworld 2 : Evolution » enfonce le clou. Scénario à rebondissements jusqu’au n’importnawak, choix esthétiques douteux - on ne sait pas et ne voulons pas savoir ce qui s’est passé dans leur couple, mais Kate Beckinsale en pétasse sur ses semelles compensées, ou offerte au public le temps d’une longue scène érotique – n’est pas du meilleur goût.
Le film est raté mais possède son lot de morceaux de bravoure et comme le loup-garou fait toujours recette, le public répond une nouvelle fois présent. Un troisième film est donc mis en route, mais Len Wiseman, engagé pour mettre en boite « Die Hard 4 », décide de passer la main à Patrick Tatopoulos.
Le frenchy ne s’était encore jamais essayé à la mise en scène et, probablement en raison des 2 premiers opus, on craignait le pire pour ce dépucelage. La surprise n’en est que meilleure.

Comme je l’expliquais en préambule, son film nous renvoie quelques siècles dans le passé, juste avant le soulèvement des Lycans et le début de la guerre entre les deux espèces immortelles. Si on retrouve Viktor, le Maître des vampires, et Lucian, le premier des Lycans, Selenne n’est pas de la partie. Exit Kate Beckinsale, welcome Rhona Mitra. Je n’ai personnellement rien contre Kate Beckinsale, j’ai d’ailleurs adoré sa prestation dans l’excellent « Motel » de Nimrod Antal, mais je n’ai pas été convaincu par sa performance en guerrière vampire. Alors que la belle Rhona Mitra (dont je dois être secrètement amoureux) est taillée pour ce genre de rôle. Mais la réussite du film de Patrick Taotpoulos ne tient pas exclusivement de sa présence. Loin de là.

L’histoire débute 20 ans après l’émergence des 2 races immortelles et plus précisément le jour de la naissance de Lucian. Né de la copulation d’un loup-garou et d’une humaine, Lucian est le premier des Lycans, Mi humain, mi bête, l’hybride possède la puissance des loups-garous et l’intelligence de l’homme. Esclave des vampires, il n’hésite pas à se battre à leurs côtés pour repousser les hordes loups-garous, surtout quand Sonja (Rhona Mitra), sa bien aimée, est en danger. Mais le jour où Viktor apprend que sa fille a une liaison avec Lucian, la colère lui fait perdre raison et ses décisions vont pousser les Lycans à s’allier avec les loups-garous.

Patrick Tatopoulos, responsable du design des hommes-bêtes sur les 2 précédents films, choisit de prendre leur contrepied en nous racontant l’histoire du point de vue de Lucian. Ici pas de circonvolutions narratives ou d’effets de mise en scène alambiqués mais une réalisation solide, efficace et linéaire, centrée autour de l’histoire d’amour entre la belle et la bête. Action, romance et fantasmagorie, le cocktail est savamment dosé et devrait enfin réjouir les frustrés des épisodes 1 et 2, voire même les réconcilier avec la saga « Underworld » grâce à sa conclusion qui boucle la boucle et finit par donner un sens à cette trilogie jusque là assez désastreuse.

FICHE TECHNIQUE

Titre original : Underworld 3, Tje Rise of the Lycans

Réalisation : Patrick Tatopoulos
Scénario : Danny McBride, Dirk Blackman, Howard McCain d’après une histoire de Len Wiseman, Robert Orr et Danny McBride inspirée des personnages créés par Kevin Grevioux, Len Wiseman et Danny McBride

Produteurs : Gary Lucchesi, Tom Rosenberg,, Skip Williamson, Len Wiseman, Richard S. Wright, Richard Wright
Coproducteurs : Kevin Grevioux, David Kern
Producteurs executifs ; Beth DePatie, James McQuaide, Eric Reid.... co-producer

Musique originale : Paul Haslinger
Image : Ross Emery
Montage : Peter Amundson, Eric Potter
Création des décors : Dan Hennah
Direction artistique : Brendan Heffernan, Gary Mackay
Création des costumes : Jane Holland
Maquillage : Marjory Hamlin
Technicien du son : Michael Babcock, David Farmer, Tim Gedemer
Effets spéciaux : Jason Durey

Production : Sketch Films, Intelligent Creatures, Lakeshore Entertainment, Screen Gems, UW3 Film Productions
Distribution : SND (2009)


LIEN(S) YOZONE

La saga
=> Underworld
=> Underworld 2 : Evolution
=> Underworld 3 - Le soulèvement des Lycans
=> Underworld : Nouvelle ère
=> Underworld : Blood Wars


Images © SND



Bruno Paul
25 février 2009






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