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YozoneLittérature Critiques

Jardins de Klarkash-Ton (Les)
Philippe Gindre
La Clef d’Argent, collection KhRhOn, essai (France), fantastique, 40 pages, octobre 2008, 5€

De l’influence du végétal, le plus souvent maléfique ou néfaste, dans l’œuvre, assez noire, du grand précurseur de la Dark Fantasy.

Comme à l’habitude, ces opuscules au format 13 x 11 des éditions de La Clef d’Argent sont des petites pépites d’informations érudites et intelligentes.


On se doutait bien que Philippe Gindre aimait l’écrivain autodidacte Clark Ashton Smith (cf. PPS ).
Même si une précédente version de ce texte était parue sous le titre « Le Seigneur des Parterres Écarlates : L’Horreur Végétale selon Clark Ashton Smith » dans la revue “Le Boudoir des Gorgones” (n°9, juin 2004), il n’en reste pas mois que cet essai garde tout son intérêt aujourd’hui.
Car celui avec qui le grand H.P. Lovecraft entretint une belle correspondance faite d’encouragements et de conseils (il le surnommait gentiment « Klarkash-Ton » -d’où la référence dans le titre), celui qui publia sans grand succès ses nouvelles dans le pulp Weird Tales, celui que le public anglosaxon ne découvrit que tardivement lorsque August Derleth décida d’éditer ses nouvelles en volumes après la Seconde Guerre Mondiale (et la France avec la collection Néo encore bien plus tard) est un auteur diablement important.

Précurseur d’une littérature fantasy très stylisée (longues phrases travaillées, richesse du vocabulaire, recherches d’ambiances), noirceur des détails mais répulsion profonde des scènes d’actions musclées, cet écrivain et artiste américain, totalement autodidacte, ne faisait rien comme les autres.

Pas de raison que sa vision du « végétal » ne sorte pas de l’ordinaire par conséquent. Piste soulevée et bien argumentée par Philippe Gindre qui s’appuie sur une longue et minutieuse lecture des textes originaux et quelques exemples bien choisis (j’adore le principe des plantes qui rétractent leurs racines à l’approche de l’homme !).

Si nous ne conseillerions pas Clark Ashton Smith au premier lecteur de fantasy venu tant il se situe en dehors des écoles littéraires contemporaines, mais bien plus dans un 19e siècle romantique et français, il n’en reste pas moins qu’en digne amateur de La Bibliothèque de La Pléïade, j’adore toujours autant les essais qui proposent presque plus de notes en fin de volume que de texte de fond avant (soyons honnêtes, le rapport est d’un tiers, deux tiers dans ce volume).

Un petit bouquin digne du travail de vrais passionnés que livrent régulièrement les éditions de La Clef d’Argent (dont nous parlons souvent) et sans qui nos amours littéraires ne seraient point.

Y-a ceux qui aiment ça... et ceux qui n’aiment pas ! Vous avez compris où je me situe.

PS : J’ai par contre toujours le même problème avec les définitions de la collection de cette maison... Moins de 80 pages, je suis bien d’accord, le texte en comporte 40. Mais alors, me direz-vous, pourquoi l’intitulé de la collection KhRhOn sur le site de l’éditeur précise « en moins de 50 pages » ? Qui plus est, attention, il y a des problèmes de liens entre les deux collections (KhThOn et KhRhOn) sur ce même site via le lien « Collections » justement (bon, entre maniaques, on peut se faire des remarques de maniaques, non ?).

PPS : on trouvera chez le même éditeur et dans la même collection, « Les Mondes Perdus de Clark Ashton Smith » (essai de Jean Marigny), « Clark Ashton Smith, Poète en Prose » (essai de Donald Sidney-Fryer), une intégrale des poèmes en prose de cet écrivain sous le titre « Nostalgie de l’Inconnu » et l’important « Le Mangeur de Hachisch » (poème épique de Clark Ashton Smith).

Titre : Les Jardins de Klarkash-Ton
Auteur : Philippe Gindre
Couverture (illustration) : Patrick Mallet
Édition : La Clef d’Argent
Collection : KhRhOn - Le tour de la question en moins de 80 pages
Numéro : 4
Sites Internet : page recueil (site éditeur)
Pages : 40
Format (en cm) : 13 x 0,2 x 11 (broché)
Dépôt légal : octobre 2008
EAN : 978-2-908254-69-3
ISBN : 9 782908 254693
Prix : 5€



Stéphane Pons
24 novembre 2008







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