YOZONE
Le cyberespace de l'imaginaire




Amanda Tapping (Stargate SG1)
Convention Stargate SG1 Site Alpha 2
30 novembre 2003


Bonjour Amanda. Tout d’abord, est-ce que votre séjour à Paris se déroule correctement ?

Très bien. J’adore Paris. Cette ville est magnifique. Vous savez, bien que ce soit ma toute première convention ici, c’est la troisième fois que je séjourne à Paris et, à vrai dire, je ne m’en lasse pas. Il y a tellement de chose à découvrir.... même pour une Anglaise du Canada.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, pourriez nous faire quelques confidences sur vos passions ou intérêts, nous parler de vos occupations en dehors de STARGATE, de vos hobbies ?

Oh là. Vaste programme. Et bien, en dehors de STARGATE, qui prend effectivement beaucoup de place dans ma vie, je suis assez branché nature. Je fais, par exemple, pas mal de randonnées dans les bois avec mon chien. Je pratique aussi le Kayak, je fais du ski. Beaucoup d’activités sportives de plein air. En plus, avec mon mari, on vient de s’acheter une vielle maison que nous sommes en train de retaper. Du coup, on passe pas mal de temps à l’extérieur pour s’occuper des arbres et à l’intérieur pour réparer des choses. La musique est également un de mes passe-temps favori. En écouter ou en faire, je joue de la guitare. Bref, un ensemble de choses simples qui me permettent de me ressourcer entre deux saisons de STARGATE SG1.

En tout cas, avec cette série, vous êtes devenu une héroïne incontournable de la télévision. Mai,s avant d’endosser l’uniforme du Major Samantha Carter, aviez-vous déjà quelques intérêts pour la Science Fiction ?

Pas plus que ça, même si, avant Stargate, j’avais déjà interprété quelques seconds rôles dans de bonnes séries fantastiques comme X-Files, Au_delà du réel, l’aventure continue, MillenniuM. D’ailleurs, pour mon premier engagement à la télévision, je jouais un docteur dans « Forever Knights / Le Justicier des ténèbres ». Mais, c’est vraiment avec Stargate SG1 que j’ai pénétré de plein pieds dans le sujet.

Saviez vous qu’en France, Stargate SG1 est la série de science fiction la plus populaire à la télévision ?

Oui !! Et je trouve ça vraiment super.

Ce qui nous a énormément surpris ce week-end, c’est l’énorme proportion (75 à 80%) de jeunes filles et de femmes dans le public venues souvent spécialement pour vous voir.

Oui, j’ai pu le constater. Mais, on m’avait prévenu que j’avais beaucoup de fans de sexe féminin en France.

Ce qui est étonnant c’est que le contexte de Stargate se déroule dans un environnement militaire. Rencontrez-vous le même phénomène dans les autres pays ?

C’est vrai que généralement, en Europe, il y a beaucoup de femmes. En Australie également. Par contre, aux Etats-Unis c’est complètement différent. Nous rencontrons autant d’hommes que de femmes dans les conventions. Il faut dire qu’il y a aussi beaucoup de fans qui se déplacent pour Richard Dean Anderson. Il est extrêmement populaire la-bas grâce à son personnage de MACGIVER. En Europe, par contre, il est moins considéré comme la Grande Star du show et, du coup, la popularité de la série rejaillit sur chacun des participants. En fait, tout dépend des régions dans lesquelles on se trouve. Mais, pour en revenir à votre question, c’est vrai que, malgré ses aspects militaires, STARGATE SG1 passionne énormément le public de sexe féminin, et, à vrai dire, je trouve que c’est plutôt une bonne chose.

Vous disiez, précédemment, que STARGATE prenait une place conséquente dans votre vie. Combien de temps représente le tournage d’une saison ?

Normalement, on commence à tourner en février pour finir en novembre. Cette année, on a bouclé fin septembre. En gros, un épisode représente une semaine de tournage. Mais, pour la septième saison, on s’est organisé pour optimiser les plannings et tourner plusieurs épisodes en même temps. Résultat, le matin on mettait en boite une scène pour l’épisode 1 et l’après midi on enchaînait, pour des raisons de décors ou de personnel, sur des plans de l’épisode 3. Un planning un peu tordu mais qui nous a indéniablement permis de gagner du temps.

Ces nouvelles cadences sont-elles le résultat d’impératifs financiers ?

C’est certain que le budget est essentiel à notre façon de travailler. Ce que beaucoup ne savent pas, ou ne veulent pas comprendre, c’est que le financement de la série est réalisé en dollars américains, puis transféré en dollars canadiens, puisque c’est là que l’on tourne le show. Mais, cette année, le dollar américain s’est dévalué, tandis que le dollar canadien, au contraire, devenait plus fort. Résultat, nous avons 150.000 dollars de budget en moins pour tourner un épisode. Alors, nous avons du optimiser nos méthodes de travail pour faire des économies.

Est-ce pour cette raison que la saison 8 comprendra moins d’épisode ?

Effectivement, seulement 20 épisodes sont prévues pour la prochaine saison mais, à vrai dire, je ne connais pas les raisons profondes qui ont motivé cette décision.

Au cours de la 7ème saison, encore inédite en France, vous êtes passé derrière la caméra. Pouvez-vous nous parler de cette expérience ?

Oh Oui ! Une sacré expérience. J’ai adoré ça. J’ai travaillé très dur pour me préparer et relever ce défi. Il faut dire que cela faisait plusieurs années que l’idée de passer à la réalisation me titillait. Une expérience fantastique qui représente néanmoins beaucoup de travail en terme d’investissement. Déjà, il m’a fallut reconsidérer totalement mon approche sur le plan créatif avec ce que j’avais, jusqu’à présent, l’habitude de faire, tout en gardant à l’esprit ma sensibilité d’actrice, vu que dans cet épisode mon personnage est également très présent à l’écran. Ce qui, il faut le reconnaître, ne m’a pas facilité la tâche.

Et alors, qu’est-ce que ça fait d’avoir à diriger, du jour au lendemain, ses partenaires à l’écran ?

Ca, c’était super, les gars ont été géniaux, très disciplinés. De véritables anges. En plus, comme c’est Michael Shanks qui a écrit le scénario, je pouvais, à tout moment, lui demander quelles étaient ses intentions en écrivant la scène. Bien entendu, les plans de tournage étaient décidés à l’avance, mais cela nous a permis, à plusieurs reprises d’affiner les choses au moment de filmer. Il m’expliquait son sentiment initial et cela me permettait d’améliorer le tir. Un travail en parfaite collaboration, de l’écriture du scénario à la mise en scène, en passant bien entendu par l’interprétation, qui nous a permit, enfin je l’espère, de délivrer un épisode en parfaite adéquation avec la vision de son auteur.

Seriez-vous prête à recommencer ?

Oui ! immédiatement. La réalisation est définitivement un domaine dans lequel j’aimerai m’investir.

Dans le cadre de STARGATE ou en général ?

En fait, j’adorerai réaliser un autre épisode pour STARGATE. Mais apparemment, aucun d’entre nous ne va pouvoir s’offrir un extra durant cette 8ème saison, tant les choses semblent déjà planifiées. En tout cas, si une opportunité se présente, je n’hésite pas, et je saute dessus.

Sinon, en tant qu’actrice, pensez-vous avoir une part de responsabilité dans l’évolution de la série ?

Non. En tout cas, pas sur l’évolution de l’histoire. De temps à autres, nous proposons bien des idées, du genre « je verrais bien Sam faire ça » ou « Daniel réagir de cette façon », mais ça s’arrête là. Pour ce qui concerne les thèmes et les intrigues développées dans les scénarii, nous n’avons pas vraiment droit à la parole.

Nous pensions plutôt à l’évolution des personnages, aux touches d’humour, car au fil des saisons, le ton de la série a considérablement changé.

Alors là, effectivement c’est nous. La gestion et l’évolution des personnages c’est notre registre. Heureusement d’ailleurs, par ce qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises d’aller voir l’un des scénaristes pour lui faire remarquer qu’une femme n’agirait pas ou ne parlerait pas comme ça. De toute façon, les écrivains de notre équipe de scénaristes sont très ouvert à la discussion, surtout s’il s’agit d’apporter un plus à un personnage. En tout cas, ça c’est notre job d’interprète de faire évoluer nos personnages.

Cette situation vous satisfait-elle ?

Bien sur. De toute façon, il serait inacceptable que les acteurs interfèrent à chaque stade de la production.Si c’était le cas, personne ne serait en mesure de faire correctement son boulot. Par contre, si vous expliquez que votre personnage ne peut raisonnablement pas dire ou agir comme ça, là, ils vous écoutent. Mais, bon, la plupart du temps, il n’y a rien à redire. Nous formons une équipe vous savez. Les écrivains s’acquittent très bien de leur tâche et, la notre, est de prendre leurs mots pour les faire vivre de façon crédible à l’écran.

Il y avait également dans l’air un projet de film ?

Oui. C’est d’ailleurs toujours une éventualité. Il ne faut jamais dire jamais. Mais c’est vrai qu’en ce moment le projet STARGATE ATLANTIS (une série dérivée de SG1) est prioritaire et que toutes les attentions et intentions sont focalisés sur son démarrage. Mais la possibilité d’un film STARGATE SG1 est et reste toujours une possibilité. Ce qui, d’ailleurs, serait une excellente chose. Nous verrons bien. En tout cas, l’avenir nous le dira.

A l’heure actuelle, pensez-vous qu’il y aura une 9ème saison pour la série ?

Je ne sais absolument pas. Pour le moment, je n’ai pas d’information sur le devenir de la série, sinon que nous commençons à tourner la saison 8 en février.

Mais dans l’absolu, seriez-vous partante pour une année supplémentaire.

Pour être honnête, je ne sais pas. J’aime la série, les personnages, les personnes avec qui je travaille. Mais c’est vrai que ça fait longtemps que nous sommes sur le même projet. Mais, comme je le disais plus tôt, il ne faut jamais dire jamais.

N’avez-vous pas peur de vous retrouver emprisonnée dans ce rôle ?

Si bien sûr. Mais, en même temps, Stargate SG1 est une grande réussite. Alors effectivement, on pourrait se demander pourquoi abandonner un boulot valorisant que l’on pratique avec des collaborateurs que l’on apprécie. Mais, du strict point de vue de l’acteur, on connaît le piège de devenir son personnage, et forcément, on se dit qu’il serait temps de passer à autre chose. C’est une réflexion à double tranchant, un véritable dilemme. D’un côté, STARGATE est une aventure fabuleuse et, d’un autre, il faut l’avouer, c’est un peu effrayant.

Sinon, avez-vous d’autres projets hors STARGATE SG1 ?

Non, pas pour le moment. Pour tout vous dire, j’ai connu récemment un drame dans ma famille. Mon beau-père vient de mourir. Alors, dernièrement j’ai passé pas mal de temps à son chevet avec ma mère, et depuis, j’ai mis un peu de côté ma carrière professionnelle, pour me recentrer sur ma famille et soutenir ma mère.

Désolé et toutes nos condoléances pour cette perte...
Et bien merci Amanda.

Merci à vous.

Je crois que votre prochain interview se déroule sur scène face à un public survolté.

Oui, c’est ça. J’ai ma séance de Questions Réponses avec le public qui débute dans quelques minutes. Et comme j’ai affreusement le trac, je crois qu’une courte pause ne sera pas superflue.

Entretien réalisé par Stéphane Pons et Bruno Paul


Bruno Paul
Stéphane Pons
30 novembre 2003






JPEG - 3 ko



JPEG - 4.7 ko



JPEG - 3.8 ko



JPEG - 3.6 ko



JPEG - 4.3 ko



JPEG - 2.9 ko



JPEG - 3.1 ko



WebAnalytics