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Les âmes d’Hélios : Entretien avec Saimbert
L’interview du scénariste et quelques crayonnés de Roberto Ricci


Né à Pau en 1962, Saimbert suit des études de droit et d’informatique à la fac et connaitra différents métiers avant de se consacrer à l’écriture.
Passionné dès sa jeunesse par Henri Vernes, l’humour décalé de Pilote ou des hors-série de L’Echos des Savanes , il découvre la bande dessinée américaine avec Bruce Jones, Gimenez, Pepe Moreno, Will Eisner (Big City), les dialogues incisifs de Bernet et Abuli (Torpédo)...
Si l’écriture le pousse vers le roman, il écrit en parallèle des scénarios de bande dessinée, un juste retour vers les passions de sa jeunesse..
Ce sont ces derniers qui retiennent l’attention des éditions Albin Michel .

Il aime la science-fiction, mais surtout les univers métissés qui entrainent vers des atmosphères sombres, mélancoliques et oppressantes ? Ses héros sont désespérés, souvent atteints d’un mal de vivre qui les aspire vers le désespoir... ou les pousse à retrouver une âme !
Il aime se demander alors comment ils pourraient s’en tirer, cherchant toujours cette petite mèche d’humanité qui ne demande qu’à se rallumer.
Saimbert n’aime pas les happy-end ni le politiquement correct car il est observateur du monde et sait vite faire la différence entre les beaux discours et la réalité des plus humbles.
Avec lui, le texte se fait vif, cinglant ou finement ciselé, l’action pousse au meurtre et à la cruauté. Mais l’homme est souvent le jouet de ses propres décisions et les métaphores vibrent entre violence et poésie, destins tragiques et espèrance qu’au bout du tunnel... finalement l’éclair jaillisse.

Avec Les Processionnaires (dessin : Philippe Séra), LesÂmes d’Hélios, puis Break Point, il a commencé à ouvrir les portes d’univers entre SF, Fantastique et Thriller... nous espérons en découvrir bien d’autres ;o)

Isabelle Le Bail va à la rencontre d’un scénariste qui a beaucoup à dire.
Passionnant.
Eiff’el

_ Comment es-tu devenu Saimbert, scénariste de bandes dessinées ?

J’ai travaillé quelques années dans une banque, puis, ne supportant pas l’idée de me voir vieillir derrière mon guichet, j’ai tout plaqué du jour au lendemain. Je suis devenu enquêteur pour des organismes de sondages : la paye n’était pas la même mais cela me laissait beaucoup de liberté pour écrire. J’ai d’abord écrit des romans mais c’est mon premier scénario de Bande Dessinée Les Processionnaires qui a retenu l’attention des éditions Albin Michel. J’ai eu beaucoup de chance : la BD ayant nourri depuis toujours le feu de mon imagination.

Tu y a puisé des influences ?

Bien évidemment et je ne peux faire l’impasse sur celui qui a marqué ma jeunesse : le romancier Henri Vernes. A partir de son héros culte Bob Morane, je crois qu’Henri Vernes a exploré tous les genres (SF, Thrillers, épouvante, aventure...). Viennent plus tard les comics américains, puis le choc d’une BD arrivée à son âge adulte, porteuse de message forts ou insolents : la BD franco-belge (Pilote, A suivre), les nouvelles magnifiques de Bruce Jones, Gimenez, Pepe Moreno, Eisner. Et tant d’autres...

Quelles sont tes sources d’inspiration et de documentation pour Les âmes d’Hélios ?

Elles sont nombreuses. A commencer par des œuvres cultes telles 1984, THX1138, Brazil, Mad Max, Alien, Excalibur. Mais ma principale source d’inspiration a été la secte de l’OTS (Ordre du Temple Solaire). Nombreux sont les éléments repris dans la série : mystique du Soleil (Hélios, Eridan, coupe), transit des âmes, rites initiatiques, société structurée en castes, décorum moyenâgeux, fidèles isolés dans un lieu clos, fanatisme religieux, planète paradisiaque attendant ces derniers, Arche dans laquelle les Elus ont trouvé refuge, endoctrinement des esprits (projections de films truqués), grand mystère entourant la secte, etc.

D’un côté il y a le pouvoir absolu dans toute sa monstruosité et de l’autre ceux qui survivent tout en le subissant de la pire manière qui soit. On est assez tenté de transposer ce monde dans notre propre univers. Qu’est-ce qui t’a amené à dépeindre un tel univers ? Qu’est-ce qui t’a motivé dans la conception d’un tel scénario ?

L’univers d’Hélios est loin d’être original. Il est le simple reflet du fléau qui se répand de plus en plus dans notre société : intégrisme, montée des sectes, fanatisme. Un univers très allégorique, reflet également de ces sociétés malades qui vivent sous le joug de la dictature et de la terreur : que ce soit l’Afghanistan, la Corée du Nord, l’Irak et bien d’autres. Les terrorismes et fanatismes de tous bords explosent partout sur la planète.
Ceci dit, et pour en revenir à l’actualité tragique des derniers attentats en Espagne, les pays qui se disent «  civilisés  » devraient remettre en question leur politique étrangère. 50 0000 enfants irakiens sont morts à cause de l’embargo censé faire partir Saddam Hussein. Comment peut-on imaginer que cette monstruosité n’appelle pas d’autres monstruosités ?
Que ce soit clair, je ne cherche nullement à trouver une excuse aux monstres qui tuent des centaines d’innocents. Je veux simplement dire qu’il faut se demander comment de tels monstres ont pu être engendrés...

Les système d’Hélios semble bien établis. Comment expliquer l’acceptation de ses habitants les plus en souffrance ? Pourtant incinérer tout vif et sans préambule des gens à la moindre incartade, c’est monstrueux ! !

« Ce qui permet au mal de progresser est l’inaction des hommes de bien. » (Edmund Burke).
Les raisons sont aussi vieilles que l’Humanité : le désespoir dans le meilleur des cas mais aussi et surtout la lâcheté, les compromissions, la défense des intérêts personnels, les règlements de compte, la perte des valeurs morales.
Une mise au point quand même : je suis très loin d’être un ardent défenseur des « valeurs morales » (souvent mises en avant par les fondamentalistes). Mais force est de constater que de nos jours, certaines valeurs telles la pudeur, la droiture, la déontologie sont bafouées chaque jour (il n’y a qu’à voir les tristes spectacles offerts par le petit écran). Et pourtant, il y a un nécessaire devoir d’insolence et de provocation. Mais ce devoir doit être accompli avec intelligence et non avec vulgarité.

Dans l’univers clos et hostile d’Hélios, on discerne à la fois les aspects les plus nobles et les plus noirs de l’être humain. Lesquels vont bien pouvoir l’emporter ? Peut-on vraiment avoir foi en l’humain ?

J’ai toujours une vision très noire, très pessimiste de l’âme humaine. Pour une poignée de personnages merveilleux, lumineux, il y a tellement de monstres, de malades, de pervers. Le Mal est omniprésent. Et seule une poignée d’hommes et de femmes le combattent.

L’univers des âmes d’hélios a t’il vécu longtemps en toi avant d’aboutir ? En quoi Roberto l’a t’il transformé ?

Une fois que le pitch est trouvé, je prends des dizaines de notes et écris le scénario dans la foulée. En fait, il s’agit d’un scénario qui est resté assez longtemps dans mes tiroirs. Il a dû attendre 2 ans avant de trouver le dessinateur qui a su lui donner cette force. Roberto ne l’a pas transformé mais enrichi. Il est resté fidèle à l’esprit original de l’œuvre tout en imprimant sa patte personnelle. Surtout dans l’élaboration des décors.

Tu as rencontré Roberto sur internet. Qu’est-ce qui vous a donné envie de collaborer ?

Je lui ai envoyé mon scénario via le Net (à ce sujet, Internet a révolutionné ma façon de travailler, me permettant d’envisager des collaborations avec des artistes du monde entier). Ses premiers croquis se sont de suite révélés en phase totale avec mon univers. Donc, comme sur le plan humain, nous nous entendions très bien, nous avons entamé une passionnante collaboration.

Votre éloignement géographique ne vous pose-t-il pas de problèmes ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’éloignement géographique n’a jamais posé de problèmes. Le Net a rendu possible ce rapprochement virtuel. Le fait de pouvoir envoyer des fichiers textes et images via le mail, et ce gratuitement, est un luxe et une facilité dont je ne pourrais plus me passer. Le seul problème est parfois celui de la langue (nous correspondons en anglais) mais avec un bon croquis explicatif, tout finit par s’arranger.

Vous vous êtes tous deux beaucoup impliqués dans sa conception. Qu’est-ce qui vient plus de toi et plus de Roberto, mis à part l’aspect dessin/scénario ?

J’ai donné vie à l’univers et aux personnages d’Hélios mais la création la plus belle et aboutie de Roberto a été, hormis les décors dantesques et le souffle épique qui transparaissent dans les planches, l’humanité, la force qu’il a insufflée aux personnages.

Comment organisez-vous alors votre travail ?

Comme pour tous mes collaborateurs, Roberto disposait dès le départ du scénario intégral découpé en 46 planches. Il a d’abord travaillé sur les croquis préparatoires des principaux décors et personnages, l’atmosphère et la couleur que nous voulions donner au monde d’Hélios.

Personnages, décors, ambiances. Quels sont les aspects que vous travaillez le plus ? Il y a eu plusieurs étapes dans leur élaboration ?

La psychologie des héros de cette série était fixée dès le départ. Certains lecteurs m’ont dit qu’ils étaient aussi fouillés que les décors du dessinateur. Roberto a de suite croqué les personnages dans toute leur dimension. Si je m’en souviens bien, le seul personnage qui nous ait posé problème a été Mira. Elle devait être dure, parfois cruelle, sans devenir un personnage monstrueux.

En quoi les décors se sont ils imposés d’emblée ?

J’ai simplement donné à Roberto quelques indications concernant le monde d’Hélios. Ce monde devait être étouffant, concentrationnaire, cauchemardesque, à l’agonie. La rouille étant le symbole de la décomposition morale et physique des fidèles d’Hélios.

Des moments forts dans la conception/réalisation des albums ?

Très certainement la découverte de l’univers d’Hélios sous la plume de Roberto. C’est toujours étonnant de voir son univers prendre vie, être interprété par un autre esprit que celui qui l’a créé. Bref, Roberto a parfaitement su donner de la chair à mes chimères. La nécessaire trahison de l’adaptation peut devenir transcendance.

Le Ciboire oublié (T1) commence de manière assez crue. Certaines personnes l’on assez mal interprété semble-t’il ?

Quelques (rares) lecteurs ont en effet été choqués par la violence et la crudité de la séquence d’ouverture. L’immersion dans le monde d’Hélios a peut-être été trop brutale pour ces lecteurs. Ceci dit et je le répète, l’actualité nous présente tous les jours des images bien plus choquantes.

Les personnages opprimés y sont tous féminins. Est-ce une volonté ? Si oui, pourquoi ?

Là encore, ce n’est que le reflet de l’actualité de ces dix dernières années. Actualités évoquant toutes ces sociétés coercitives où les droits et la dignité de la femme sont bafoués. Il n’y a qu’à voir la condition des femmes en Afghanistan (même à l’heure actuelle). Ainsi que dans plusieurs pays du tiers monde. Et pas uniquement dans le Tiers Monde. En Irak, les américains ont remplacé le boucher de Bagdad par les équarrisseurs de la Foi et je suis très pessimiste quant à l’avenir des femmes dans ce pays.

D’une certaine manière, malgré les humiliations subies par les prostituées, il se dégage de leur attitude une certaine dignité, une rage de sortir de cet asservissement dégradant, du courage, une foi en un avenir meilleur si on y met toute son énergie (la prostitué qui se fait frapper en s’interposant, ou la mère qui sacrifie son œil pour l’avenir de sa fille).On serait presque admiratif devant une telle force de caractère. L’énergie du désespoir ?

Il s’agit de cette fameuse «  part de cristal  » (l’expression n’est pas de moi) qui fait que tout être humain peut trouver la Rédemption, la force d’échapper à son destin ou bien de le réaliser. Le désespoir est un excellent combustible.

Comme je le dis plus haut, Hélios est un univers clos et hostile. On y retrouve l’être humain dans toute son excessivité. Mais peut on espérer aussi le meilleur ?

Mes personnages basculent entre le clair et l’obscur. Je n’aime pas les héros immaculés. Certains trouveront leur Rédemption tandis que d’autres sombreront dans les ténèbres du mal ou de la folie.

Parmi ces personnages très poignants, lesquels te touchent le plus ?

Mira est forte, dure, impitoyable et pourtant exemplaire. J’ai beaucoup d’admiration pour elle.
Corbin, l’amant de Mira est peut-être le personnage qui était le plus proche de moi. Le plus humain dans ses comportements : à la fois romantique et lâche, balançant entre l’ombre et la lumière. Il osait braver les interdits en aimant une écusson noir mais ne voulait pas s’engager plus avant dans sa relation de peur de rétrograder de classe.

Je ne veux pas porter de jugement sur les autres personnages : pour l’instant, ils subissent en silence. Mais peut-être un jour trouveront-ils le courage de relever la tête ?...

Pourquoi avoir choisi une héroïne d’apparence aussi fragile et l’avoir placé dans de telles difficultés ?

Je voulais casser le diktat de l’héroïne pulpeuse et invincible. Ylang n’en est que plus lumineuse. Plus intéressante sur le plan psychologique. Enfin, je l’espère !

Elle ne semble pas avoir la même énergie pour s’en sortir que sa mère. On est assez inquiet au final sur l’issue de son histoire...

Mira représente la force, la détermination, la volonté. Ylang, pour l’instant, ne comprend pas les motivations, la dureté, la violence de sa mère. Quant au final de l’histoire... je n’ai jamais aimé les happy ends.

Hélios semble menacée et une partie d’elle-même part en ruines. Et puis il y a le mystère de ce qu’a découvert Corbin à l’extérieur. Ce pouvoir absolu sur tout et toute chose serait-il faillible ?

Toutes les dictatures ne tiennent que tant qu’une majorité de gens laissent faire. Sans collaborateurs actifs ou passifs, aucun dictateur ne peut s’installer et rester au pouvoir.

Qu’y avait-il avant Hélios ? Comment a-telle glissé vers ce pouvoir dictatorial pour se laisser glisser vers une totale décrépitude ?

Je crains qu’il ne vous faille attendre le dernier épisode pour le savoir !

Ames, ciboire... beaucoup de connotations religieuses. Hélios fait référence au soleil. Y a t’il une note d’espoir dans toutes ces références ?

Hélios fait bien entendu référence à l’Ordre du Temple Solaire. Le lien sera dévoilé au dernier épisode. Mais il n’est en aucun cas porteur d’espoir.

Le tome 2 nous en apprend un peu plus sur les dessous d’Hélios, tout en renforçant le sentiment d’insécurité, de mystère, d’injustice et d’ignominie. Dans tout cela la découverte de l’univers de Byrd avec Mlomock apparaît comme une bouffée d’oxygène. Est-ce bien là le seul but de ces scènes ?

Cette séquence plus légère vient effectivement tempérer l’atmosphère lourde, oppressante, concentrationnaire du Ciboire. Mais là n’est pas sa seule utilité car le Mlomock jouera un rôle lors du dernier épisode. En fait, les destins de tous les personnages vont se croiser et s’imbriquer dans l’échiquier que j’ai imaginé lors du dernier opus. Un peu comme dans les films de Claude Lelouch.

En même temps, on a l’impression de faire une petite pose sur ce 2e tome. Quelques surprises nous semblent réservées pour le 3. On va sortir de l’univers clos d’Hélios n’est-ce pas ?

Le tome 2 est effectivement un épisode de transition qui m’a permis de positionner un peu mieux tous les personnages sur l’échiquier et de peaufiner la psychologie de ces derniers. Je me suis aperçu avec stupéfaction (mais je sais que cela arrive à tous les scénaristes) que certains personnages ont développé, presque malgré moi, un caractère très affirmé, ont pris de la chair, de l’âme. Prenant même parfois le pas sur Ylang. Je pensais à Byrd, en particulier. Et effectivement, l’action va emmener nos héros hors du Ciboire, à la découverte des horreurs et des paysages dantesques de la planète Eridan.

Il est prévu pour quand ce troisième tome ?

Normalement pour mars/avril 2005.

Finalement Hélios se fera en quatre tomes ? Ne devait t’il pas se faire en cinq à l’origine ? Des conséquences sur le scénario ?

C’est une difficile question à laquelle nous devons encore trancher. Quoiqu’il en soit et pour l’instant, je viens de boucler l’écriture de la série en quatre épisodes. Même si j’ai notes et matière pour insérer un cinquième épisode. En fait, le dilemme est le suivant : faut-il resserrer l’intrigue et l’action afin de tenir le lecteur en haleine ou bien développer un peu plus l’univers du Ciboire ainsi que chaque personnage au risque de délayer le suspense ?... Et de lasser le lecteur !

Du coup le choix d’une fin à l’histoire s’imposera plus vite ;o) Tu es fixé sur la chute de la série ?

En fait, j’ai écrit deux fins pour cette série. Elles ne sont pas radicalement différentes mais suffisamment éloignées pour que le choix s’annonce cornélien. Bien entendu, j’ai une nette préférence pour l’une des versions... bref, Il va me falloir en discuter longuement avec Roberto. Et quelque soit le choix, nous ne saurons jamais quelle est la version qu’aurait préféré le lecteur...

Tu travailles sur plusieurs séries en parallèle. Ce n’est pas trop difficile de se déconnecter d’une histoire pour basculer sur une autre ?

Pas vraiment car quand je me lance dans l’écriture d’un scénario, j’écris les 46 planches d’un trait. Même si je dois nécessairement revenir sur ce dernier, le plus gros de l’histoire est écrit. Je ne jongle donc pas d’un scénario à l’autre. Et puis en fin de compte, tous mes univers parlent tous de la même chose : de Rédemption, de mal de vivre, d’êtres désespérés, de loosers pathétiques mais qui vont se battre. Relever la tête. Essayer de prouver qu’ils valent mieux que l’image qu’ils projettent. Le plus dur est d’arriver à faire passer des émotions.
Tellement de projets sont magnifiques esthétiquement mais manquent d’âme.

Tes prochains scénarii sont consacrés à des thrillers. Tu as une affection particulière pour les univers oppressants ?

Je crois qu’ils ne sont que le reflet de ma vision du monde. J’aime les univers mélancoliques (la scène de la poche plastique ballottée par le vent dans le film American beauty a été un immense moment cinématographique), les atmosphères douces-amères, les sentiments ténus mais aussi les passions féroces ou dévorantes. Je suis un pessimiste qui parfois, se met à rêver. Parfois. Comme l’a si bien dit Claude Nougaro : « Sur une rivière de larmes, parfois on passe à gué ».

Thriller, SF, tu as d’autres envies, d’autres projets ?

J’ai rencontré des artistes merveilleux dans le monde de la Bande Dessinée, des visionnaires hors normes (tels Séra). De belles et fortes amitiés sont nées de mes diverses collaborations. Alors et même si j’aimerais écrire un jour pour le cinéma, je me consacre pour l’instant à mes divers projets BD et à la recherche de partenaires dessinateurs.

Tu envisages de travailler pour le cinéma ?

Le cinéma est un rêve encore très éloigné. Je crois que tous les scénaristes BD ont envie de diversifier leurs univers, leurs possibilités éditoriales, leurs horizons professionnels. Mais pour l’instant, ma priorité est de me faire une petite place dans le monde de la Bande Dessinée. Tous mes amis et contacts sont dans ce milieu : j’ai rencontré tellement de gens merveilleux qu’il me semble impossible pour l’instant de décrocher de ce dernier.

Entretien réalisé par Isabelle Le Bail
Mise en scène Eiff’el - 13/11/2004



Fabrice Leduc
Isabelle Le Bail
20 septembre 2004




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Saimbert au scénario
Saimbert au scénario



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Les âmes d’Helios tome 1



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Les âlmes d’Helios tome 2



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Hélios, la putride



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Vous avez dit violent !!!



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Hélios où vas-tu



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