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Howling Wolf : Le loup qui hurle le blues
Portrait
23 juin 2007

Bon, c’est dur de choisir sa musique préférée qu’on aime par-dessus toutes les autres. Est-ce qu’un lecteur de la Yozone voudrait lire le panégyrique de Mozart ou de Beethoven ?

Alors je vais vous causer de ma musique pas classique -quoique- préférée, le blues, et d’un de ses Très Grands Maîtres, Mister Howlin’ Wolf (1910-1976), le loup hurlant. Si vous ne voyez pas le rapport avec l’imaginaire, je viendrais vous l’expliquer une nuit de pleine lune.



Né dans le Mississipi, il travaille dans les champs de coton puis passe quatre ans à la radio de l’armée pendant la guerre. Ce n’est qu’en 1945 qu’il essaye de vivre en chantant le blues, jouant de la guitare électrique (un des premiers à le faire) et de l’harmonica.

Avant de prendre le pseudo de Howlin’ Wolf, on l’avait surnommé Big Foot parce que c’était une baraque de près de 2m de haut et 140 kilos.

Bien qu’originaire du Delta il va devenir, avec Muddy Waters, un des piliers du Chicago blues. Il enregistre son premier disque pour Chess en 1951. Son album « Howlin’ Wolf » en 1962 contient plusieurs titres devenus mythiques comme « Wang Dang Doodle » ou « Little Red Rooster » (qui sera repris dans un des premiers disques des Rolling Stones peu après)

C’est un des rares bluesmen à avoir réussi sa vie financièrement et maritalement, avec Lilie la femme de sa vie.

Quand arrive le rock n’roll, pourtant descendant direct des trois accords du blues mais surtout pratiqué par les jeunes blancs, les vieux blacks n’ont plus trop la cote. Mais les anglais du début des seventies vont venir chercher leurs idoles et les faire jouer à Londres. Ce sera un des meilleurs disques de blues, amtocha, « The London Howlin’ Wolf Sessions » gravé en 1971 avec son guitariste de toujour Hubert Sumlin mais aussi Eric Clapton, Steve Winwood, Ian Stewart, Bill Wyman et Charlie Watts. Pour déménager, ça déménage ! Et on entend même Howlin’ expliquer comment il faut placer l’accord de slide dégoulinant sur « Little Red Rooster ».

En plus de Clapton et des Stones, ses titres ont été repris par les plus grands : « Smokestack Lightnin’ » et « Sittin’ on the Top of the World » par Cream, « I Ain’t Superstitious » par le Jeff Beck Group ou encore « Back Door Man » par The Doors. Et il y en a d’autres qui l’ont chanté comme Jimi Hendrix, Captain Beefheart, Led Zeppelin ou Grateful Dead.

Le blues ça paraît fastoche : trois accords et basta. Mais le blues ce n’est pas que de la musique, c’est du feeling, c’est un rythme, c’est une transe, c’est un truc qui vous remue les pieds et l’âme et vous emporte la tête ailleurs. C’est triste mais ça fait foutrement du bien.

Quant à la voix de The Wolf, il n’y en a pas deux comme ça pour chanter le blues. Ce type est plus qu’une légende, c’est un monument national. La preuve : les ricains en ont fait un timbre.

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Allez chercher sur Youtube pour voir le mec et entendre sa voix.


Hervé Thiellement
23 juin 2007






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