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Cowboy Bebop
Film japonais américain de Shinichirô Watanabe (2001)
1er octobre 2003


Genre : Animation de Science Fiction
Durée : 1h55

Avec Kôichi Yamadera (Spike Spiegel), Unshô Ishizuka (Jet Black), Megumi Hayashibara (Faye Valentine), Aoi Tada (Edward (Ed), Tsutomu Isobe (Vincent),Ai Kobayashi (Electra),...

Mars 2071. Un fanatique sème la mort dans le cratère d’Alba City. Après une première attaque bactériologique particulièrement spectaculaire et efficace, il projette de déclencher l’apocalypse pour le prochain Halloween. Appâté par la récompense pour sa capture, Cowboy Bebop, une petite agence de chasseurs de primes en mal d’une affaire aux répercussions sonnantes et trébuchantes, décide de se joindre à cette chasse à l’homme. Mais, au cours de leur enquête, Spike et les Cowboy Bebop découvrent que le terroriste, qui répond au nom de Vincent, est un ancien cobaye d’une expérience militaire qui a mal tourné, et tentent de prendre de vitesse la belle Electra, l’agent gouvernemental chargé de régler cette affaire sulfureuse.

Croisement de « V pour Vendetta » (Vincent évoquant un peu le V de la BD d’Alan Moore et David Lloyd) et d’une adaptation de Philip Kindred Dick dopée à la nanotechnologie, cette transposition sur grand écran de la série éponyme transcende totalement son modèle télévisé et nous plonge dans un polar futuriste au cœur d’une mégalopole hybride Marrakech/Tokyo/Paris/New York fantasmée à la surface de Mars. En effet, si on retrouve le sympathique quintet hétéroclite qui composait Cowboy Bebop (L‘élégant Spike Spiegel, la très sexy Fay Valentine, Jet Black ou encore la jeune Ed et leur chien Ein), Shinichirô Watanabe ne se contente pas de reproduire sur grand écran les ingrédients qui ont fait le succès de sa création à la télévision, mais, bâti, au contraire, un grand film d’animation, à l’architecture narrative et visuelle maîtrisée, aux personnages solides (Vincente, Electra), qui métisse savamment les influences du western, du film noir et de la science fiction. Humour (Ed, la toute jeune pirate informatique totalement déjantée de l’équipe est irrésistible), vengeance, trahison, manipulations, l’intrigue ne lésine ni sur les aspects psychologiques, ni sur l’action et nous décoche quelques séquences dignes d’un « Blade Runner » ou d’un « Ghost in the Shell ». On retiendra en particulier la poursuite et l’affrontement Spike, Vincent, Electra dans le monorail suspendu, la bataille spatiale qui vient confirmer aux non-initiés que l’histoire se déroule sur la planète Mars, et non sur la Terre, sans oublier la scène finale au pied d’une réplique de la Tour Eiffel. Finalement, très loin d’être le film au rabais et sans grand intérêt auquel on pouvait s’attendre, Cowboy Bebop se révèle comme l’animation japonaise de science fiction de l’année 2003. A voir et à revoir.

FICHE TECHNIQUE

Titre original : Cowboy Bebop the Movie : Knockin’ on Heaven’s Door

Réalisation : Shinichirô Watanabe et Hiroyuki Okiurapour la séquence d’ouverture
Scénario : Marc Handler et Keiko Nobumoto d’après une histoire de Hajime Yatate

Producteurs : Haruyo Kanesaku, Yutaka Maseba, Masahiko Minami, Minoru Takanashi, Masuo Ueda
Producteurs exécutifs : Ryôhei Tsunoda, Takayuki Yoshii

Musique originale : Yôko Kanno
Montage : Shuichi Kakesu
Création des décors : Shiho Takeuchi
Direction artistique : Atsushi Morikawa
Design des personnages : Toshihiro Kawamoto
Son : Les Claypool III
Effets visuels : Toshio Hasegawa, Yutaka Hoshiba
Direction de l’animation : Masami Goto, Toshihiro Kawamoto, Yutaka Nakamura

Production : Bandai Visual Co. Ltd., Bones, Destination Films, Sunrise Inc.
Distribution : Columbia TriStar Films


Bruno Paul
1er octobre 2003



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