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Love object
Film américain de Robert Parigi (2003)
8 septembre 2004


Genre : Horreur
Durée : 1h24

Avec Desmond Harrington (Kenneth), Melissa Sagemiller (Lisa), Rip Torn (Mr. Novak), Udo Kier (Radley), Brad Henke (Dotson), John Cassini (Jason), Bryan Crump (le livreur), Robert Bagnell (Martin), Michael Pena (Ramirez)

Rédacteur de guide technique, frustré et effrayé par les femmes, Kenneth (Desmond Harrington) subit régulièrement les railleries de ses collègues de bureau. Jusqu’au jour où son patron (Rip Torn) lui assigne une jolie assistante (Melissa Sagemiller). Totalement déstabilisé par la présence de Lisa, le jeune homme décide de se connecter sur un site de vente par correspondance pour commander une réplique en silicone (une poupée sexuelle) de la jeune femme. Si dans un premier temps, la présence de « Nikki » à la maison lui permet d’aborder plus sereinement le travail avec Lisa, bientôt réalité et fantasme se fondent dans l’esprit de Kenneth dont la santé mentale se trouve de plus en plus altérée.

Pour son premier long-métrage, Robert Parigi, que l’on connaît principalement pour ses productions télévisées (« Les contes de la Crypte », « Profiler », « Dark Skies », « Sleepwalker », « ThreatMatrix »), se lance dans l’horreur érotique avec un film intimiste qui explore certains de nos travers et de nos angoisses les plus intimes. Tout commence lorsque William Dotson, son ingénieur du son, lui fait découvrir le site www.realdoll.com. Fasciné par l’aspect morbide des poupées réalistes posant dans des postures pornographiques, Robert Parigi se lance dans l’écriture d’un script mixant drame psychologique, film de serial killer et comédie romantique horrifique afin de dévoiler la part de déviance qui habite les amateurs de ces tableaux cadavériques. Nanti d’un budget dérisoire (1 million de dollars), le jeune réalisateur opte pour une mise en scène classique, des décors minimalistes et une narration crescendo dans laquelle, le toujours très bon Desmond Harrington (« Ghost ship] », « Taken/ Disparition », « Détour Mortel ») passe peu à peu du statut de garçon complexé à celui de romantique pervers pour finir en psychopathe tout à fait terrifiant. La charmante Mellissa Sagemiller (« Souls Survivors ») n’est pas en reste puisque son rôle de Lisa lui permet de confirmer des talents jusque là sous-exploités. En tout cas, si ce premier film - prix de la critique internationale du Festival du Film Fantastique de Gerardmer 2004 - s’avère, tant sur le plan de la réalisation que sur celui de la direction d’acteurs, tout à fait maîtrisé, il est néanmoins difficile de ne pas le comparer à l’excellent « May » (sorti en mars 2004) de Lucky Mckee, un autre film d’horreur et d’auteur qui revisitait également les thématiques de la frustration, du mal-être et de la poupée maléfique. « Love Object » est un peu moins inspiré et touchant mais n’en reste pas moins une surprise troublante.


FICHE TECHNIQUE

Titre original : Love object

Réalisation : Robert Parigi
Scénario : Robert Parigi

Producteurs : Kathleen Haase, Lawrence Levy
Producteurs exécutifs : Alessandro Camon, Edward R. Pressman, John Schmidt

Musique originale : Nicholas Pike
Image
 : Jerry Sidell

Montage : Troy Takaki
Distribution des rôles : Sig De Miguel, Amanda Mackey Johnson, Cathy Sandrich, Wendy Weidman
Création des décors : Trae King
Direction artistique : Philip Godwin
Décorateur de plateau : Beth Wooke
Création des costumes : Victoria J. Auth
Maquillage : Tracy Wilcox
Son : Bradley L. North
Effets spéciaux : Brian Penikas

Production : Base 12 Productions, Catapult Films, ContentFilm, Lo Lo Film Inc., Visionbox Pictures
Distribution : Bac Films
Effets spéciaux : Makeup and Monsters

Relation presse : Sophie Bataille et Céline Petit pour Le Public Système


Bruno Paul
8 septembre 2004



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