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Sayonara Miniskirt (T1)
Aoi Makino
Soleil manga

Le « Pure Club » est le groupe d’idols en minijupe le plus populaire. Karen, leur leader immuable a beaucoup de succès avec ses cheveux soyeux. Lors d’une séance de rencontre avec les fans, un jeune homme armé d’un couteau l’agresse et arrive à échapper à la police. Karen est transportée à l’hôpital et décide de quitter le groupe. Six mois plus tard, alors que le groupe s’apprête à faire son retour sur scène sans Karen, une dénommée Nina se démarque dans un lycée loin de la capitale. Contrairement aux autres filles, elle a les cheveux très courts et porte un uniforme de garçon. Autrement dit, elle refuse la jupe imposée aux filles. Elle n’est pas très populaire et ne cherche aucun contact avec les autres. Hikaru, membre du club de judo s’intéresse à elle et n’a aucun doute sur la réelle identité de Nina qui est en réalité Karen.



Après s’être fait remarquer en France avec “The end of the world”, Aoi Makino nous revient avec un récit loin des clichés habituels des shojos. “Sayonara Miniskirt” est une histoire triste (mais pas larmoyante) d’une ancienne idole qui s’est refermée sur elle-même suite à un coup de couteau. Karen est traumatisée par cette agression et a peur de recroiser son agresseur. C’est la raison pour laquelle elle a complètement changé de look et se fait passer pour Nina, un garçon manqué taciturne. En abandonnant la minijupe de rigueur, Karen signe un acte symbolique et pose les bases de son libre-arbitre. Suite à une vague d’agressions contre les filles, les lycéens échangent entre eux sur le sujet. Son initiative fait débat et suscite des désaccords, de doutes ou de l’admiration.. Mais sa rencontre avec le jeune judoka prodige du lycée la ramène dans son terrible passé. Peut-elle lui faire confiance ou serait-il son agresseur ?

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Aoi Makino traite avec émotion de thématiques fortes telles que le harcèlement, le sexisme et la misogynie. Le ton est donné dès les premières pages avec un graphisme détaillé et très expressif. La mise en page est soignée et les personnages ont tous un charme fou. “Sayonara Miniskirt” a d’ailleurs remporté le très prestigieux prix Kono Manga ga Sugoi ! 2020 bien mérité dans la catégorie Shojo, décerné par les professionnels de l’édition au Japon. Il est à noter que Aoi Makino a sorti simultanément un one shot “Histoires courtes” de 336 pages avec de petites histoires courtes sur la vie d’adolescentes, en nous plongeant dans leur quotidien, tracas, mais aussi leurs joies et émotions. Tour à tour mélancoliques, engagées ou discrètes, chacune de ces héroïnes vivent des moments qui marqueront par la suite leur prochaine vie d’adulte.

“Sayonara Miniskirt” est un shojo singulier agréable à lire qui ouvre le manga au féminisme. Les nombreux dialogues donnent un rythme soutenu sans aucun temps mort. De nombreuses questions se posent à la fin de ce premier tome, la suite est attendue avec impatience.


Sayonara Miniskirt (T1)
- Auteur : Aoi Makino
- Traducteur  : Sophie Piauger
- Éditeur français : Soleil Manga
- Collection : Shojo
- Format : 130 x 180 mm, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 176 pages
- Date de parution : 11 mars 2020
- Numérotation ISBN : 978-2-302-08191-8
- Prix : 6,99 €


© Soleil Manga-Tous droits réservés



Anne Schnebelen
4 mai 2020




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