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Ghost War (T1) L’Aube rouge
Jean-Pierre Pécau et Stefano Martino
Soleil

2030 en Norvège, des bots s’attaquent à une plateforme pétrolière, dont seul Terry parvient à s’échapper à bord de son scaphandre. Dans la petite ville côtière à proximité, ils abattent tous ceux constituant une menace. La tenancière du bar, Lida, ne peut accepter d’être retenue prisonnière et part rejoindre son grand-père dans la forêt.
En cours de route, elle rencontre Terry avec qui elle fait équipe pour tenter de prévenir les autorités de ces événements.



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Dans ce futur proche, les bots sont des scaphandres facilitant le travail des humains qui s’y glissent. À bord de la plateforme, Terry travaille à l’intérieur de l’un d’eux, et lors de l’attaque meurtrière, il doit sa survie à son méca qui l’a protégé des balles et lui a permis de rejoindre le rivage, avant d’être HS. Sans lui, Terry se révèle bien démuni face à l’adversité.
La belle rousse Lida semble plus forte, il suffit de la voir manier une grosse arme pour comprendre qu’elle ne manque pas de ressources.

“Ghost War” est prévu en trois tomes et “L’Aube rouge” plante juste le décor avec l’attaque des bots. Le mystère reste entier autour de ces derniers ; ils semblent énormes, représentent une redoutable puissance de feu, mais à aucun moment, une personne n’en sort pour exposer la situation aux habitants. Bien sûr, la question de savoir s’il s’agit de bots obéissant à des humains ou de robots taraude l’esprit des lecteurs. Face à ces redoutables adversaires, Terry et Lida apparaissent bien faibles et fuir s’apparente à une épreuve insurmontable.
À défaut de convaincre, la fin de l’album ne manquera pas de surprendre. Jean-Pierre Pécau imagine un rebondissement pas facile à accepter et qui, de surcroît, prend encore plus d’ampleur dans les deux dernières pages. Quel est donc le public visé ?

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Visuellement c’est plutôt réussi. Mention spéciale pour Lida à la flamboyante chevelure rousse, au même titre que les explosions, qui viennent éclairer des pages souvent sombres. Il n’est pas toujours évident d’avoir une idée de la taille des bots, mais Stefano Martino concilie très bien machines et humains, parvenant aisément à représenter des scènes spectaculaires.

“L’aube rouge” laisse dubitatif, il faut dire que la conclusion n’aide pas et plusieurs choses semblent gratuites. Jean-Pierre Pécau ne dévoile notamment rien des bots de l’attaque. Aux lecteurs d’imaginer une prise de pouvoir des machines ou autres joyeusetés... Ce premier tome de la trilogie “Ghost War” dresse le décor, mais il faudra lire les futurs développements pour mieux la cerner. Malgré le cadre bien rendu par Stefano Martino, cet album laisse sur une impression de trop peu.

Attendons la suite !


(T1) L’aube rouge
- Série : Ghost War
- Scénario : Jean-Pierre Pécau
- Dessin : Stefano Martino
- Couleurs : Elmer B. Santos
- Éditeur : Soleil
- Collection : Fantastique / Science-Fiction
- Dépôt légal : 30 mai 2018
- Format : 23,3 x 32,2 cm
- Pagination : 48 pages couleurs
- Numéro ISBN : 9782302069763
- Prix public : 14,50 €


Illustrations © Martino, Santos et Soleil (2018)



François Schnebelen
15 septembre 2018




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