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Chant des Souliers Rouges (Le) (T5)
Mihu Sahara
Kaze

Kimitaka s’entraîne dès l’aube pour continuer à progresser en danse. Un jour, en travaillant ses coups de talons, il croise une étrange personne au physique ingrat. Elle se moque ouvertement de lui quand elle apprend qu’il travaille avec Madame Morino. Il la rencontre dans la foulée au tabléo et découvre que cette Madame Kawauchi était, il y a fort longtemps, la professeure du groupe de danse de Madame Morino. Elle lui propose 8 minutes de spectacle dans sa nouvelle représentation. Très sévère, elle ne dégage aucune sympathie, contrairement à sa professeur adorée. C’est d’ailleurs de sa faute si Madame Morino ne peut plus danser, suite à une blessure de l’époque. Pour lui faire honneur, il décide avec Hana et Tsubara de lui en mettre plein la vue, mais il y a encore beaucoup de travail.



Kimitaka prend de l’assurance et s’entraine d’arrache-pied pour ne pas perdre la face devant l’ancienne professeure de Madame Morino. Il entraîne ses inséparables avec lui, ils sont toujours plus forts en groupe. Ils apprécient leur professeur et font tout pour qu’elle soit fière d’eux. Le message est beau, les liens intergénérationnels sont forts entre eux. Ils sont reconnaissants de tout ce qu’elle a fait pour eux, et réciproquement. Chacun amène quelque chose à l’autre, chacun a besoin de l’autre pour avancer.

Madame Morino est mise à l’honneur dans ce cinquième tome avec une histoire très touchante. Cela commence par la magnifique couverture qui la met en valeur, elle est radieuse. On découvre un peu sa vie qui n’a pas toujours été facile. Quant à Kimitaka, il continue son évolution avec une part de plus en plus importante consacrée au flamenco. Il se bat pour y arriver.

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Dans la deuxième partie, Tominaga, la fille des chaussures de flamenco, refait une apparition rapide. Maladroite, elle essaye de reconquérir une de ses amies, mais elle s’y prend mal. Par contre, elle n’échange pas un mot avec Kimitaka, on sent que la chute est prévue dans le sixième et dernier tome. Autant j’avais du mal à me plonger dans le premier tome du “Chant des Souliers Rouges”, autant je suis triste de voir la fin approcher. Je me suis laissée prendre au jeu du scénario de Mizu Sahara, rondement bien mené. Elle nous fait passer de nombreux messages sur la confiance en soi, les rêves à ne pas abandonner, la détermination à toute épreuve. Je n’étais pas trop fan des dessins, mais je me suis habituée à ce manga différent, qui a tout d’un grand. Les scènes de danse sont majestueuses, donnant envie de prendre des cours de flamenco chez Madame Morino.

Cet avant-dernier tome est riche en émotions, l’histoire est à fleur de peau. J’ai adoré cette sensibilité et pour moi, il est sans conteste le meilleur de la série. La fin est annoncée, la boucle devrait être bouclée avec Kimitaka et Tominaga. A suivre.


Le Chant des Souliers Rouges (T5)
- Auteur : Mizu Sahara
- Traducteur  : Géraldine Oudin & Raphaëlle Lavielle
- Éditeur : Kaze
- Collection : Seinen
- Format : 112x176 mm
- Pagination : 224 pages, sens de lecture original
- Dépôt légal : 21 mars 2018
- Numéro ISBN : 978-2-82033-212-7
- Prix public : 8,29 €


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TETSUGAKU LETRA © 2011 Mizu SAHARA/SHOGAKUKAN
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Anne Schnebelen
2 septembre 2018




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