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Monster Musume (T3 et 4)
Okayado
Ototo

Une nouvelle semi-humaine loge dorénavant chez Kimihito : Mero la sirène. Une énorme piscine a été installée dans sa chambre pour lui permettre de retrouver son milieu. Mais la question vitale que se pose Miia est tout simplement : Mero est-elle une nouvelle candidate pour le mariage avec son darling bien-aimé ? En tout cas, l’attitude de la sirène est loin de la rassurer, bien au contraire. Ses pauses langoureuses, sa façon de l’appeler mon cher, Miia n’en peut en supporter plus et quand Kimihito tombe dans la piscine à la suite de Mero, Miia ne peut s’empêcher de plonger à son tour... dans une eau bien trop froide pour sa nature de lamia. Heureusement que son darling est là pour la sauver. Une mise au point s’avère nécessaire. En fait, Mero rêve d’une histoire d’amour tragique digne de la petite sirène, alors savoir que Kimihito puisse être amoureux d’une autre avec qui il partira est tout ce qu’elle souhaite. En gros devenir sa maîtresse sans espoir d’être la seule et unique.



Une nouvelle semi-humaine a pris pour cible Kimihito, une femme araignée, Rachnera. Son physique quelque peu effrayant a fait peur aux membres de sa famille d’accueil qui faisaient tout pour l’éviter. Elle s’est rabattue sans trop d’hésitation vers un faux producteur de documentaires. Mais maintenant, elle veut prouver que Kimihito n’est pas gentil naturellement envers les autres races. Certes le haut de son corps est celui d’une belle blonde à forte poitrine, mais le bas est celui d’une araignée avec ses huit pattes. Et son tempérament plutôt violent n’est pas non plus à l’avantage de Rachnera. Mais quand elle se retrouve face à Kimihito, le jeune homme ne réagit pas du tout comme elle l’avait imaginé et il parvient même à finir par la séduire. Bien évidemment, Mme Smith ne trouve qu’une seule solution pour garder un œil sur la dangereuse femme araignée : la loger chez Kimihito. Seulement, Cerea ne supporte pas la nouvelle arrivante, gardant en permanence un œil vigilant sur l’araignée géante. Mais Rachnera est bien plus maligne que les autres fiancées du jeune homme.

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Le tome 2 nous avait présenté rapidement la jeune Mero, le tome 3 se devait de développer le cas de la petite sirène. L’affrontement direct avec MIia est alors inévitable surtout que les deux jeunes semi-humaines ont la particularité d’avoir une queue conséquente. Les quiproquos seront donc au rendez-vous. Mais rapidement Okayado zappe sur d’autres personnages. Et il ne va pas lésiner en semi-humains, en particulier avec l’équipe d’intervention de Mme Smith. Il faut dire que la loi d’échanges inter-espèces protège les semi-humains au point que certains en profitent, mais si un humain ne peut blesser une autre espèce, les semi-humains peuvent parfaitement s’opposer les uns aux autres. Cette petite pause est la bienvenue, coupant avec la routine des crises de jalousie de Miia. Les deux dernières histoires sont toujours aussi délirantes, entre la slime qui devient de plus en plus entreprenante à force d’être influencée par ses petites camarades et surtout la petite harpie va pondre un œuf. Bon, quoi de plus normal pour une femme oiseau. Okayado a la bonne initiative de poser des questions qui peuvent paraître bêtes mais qui sont pourtant logiques par rapport à ces espèces de semi-humaines. Car oui, comme pond une harpie ? Evidemment, cela restera très soft, même si les poitrines ont toujours une fâcheuse habitude de sortir des soutien-gorge et autres vêtements censés les garder bien à l’abri des regards concupiscents.

Le tome 4 introduit une nouvelle semi-humaine dans l’entourage de notre héros : une femme araignée. Bon si vous suivez mes chroniques, vous connaissez mon arachnophobie chronique, mais Rachnera parvient tout de même à faire oublier sa partie inférieure. Ce personnage change des autres prétendantes car une ambiguïté demeure sur les attitudes de la semi-humaine. Son côté violent, imprévisible, qu’elle reprend à l’araignée, fait de Rachnera un personnage atypique dans cette série. Elle amène un renouveau aux histoires qui risquaient fortement de tourner en boucle. D’ailleurs, Miia ne s’en approche pas vraiment et c’est en fait la centauresse qui devient soudainement le pot de colle du moment. Il faut dire que la femme araignée fascine et effraie, rappelant les légendes sur les veuves noires, femmes araignées qui tuaient leurs amants. Okayado joue parfaitement avec cet amour-répulsion que l’on peut avoir pour les arachnides et la personnalité de Rachnera est basée dessus. Ses réactions sont aussi bien plus compréhensibles car il est assez facile de faire la similitude avec sa version animale.

Avec sa palette impressionnante de semi-humaine, “Monster Musume” évite la monotonie qui aurait pu imprégner la série. Bon, on n’évite pas, par contre, les sorties inopinées des poitrines.


pour public averti

Monster Musume (T3 et 4)
- Auteur : Okayado
- Traducteur  : Yoan Giraud
- Éditeur français : Ototo
- Format : 128 x 179 mm, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination :160 pages
- Date de parution : 23 février et 18 mai 2018
- Numéro IBSN : 9782377170937 ; 9782377171187
- Prix : 7,99 €


A lire sur la Yozone :
Monster Musume (T1 et 2)


Everyday that there is a monster girls © 2012 OKAYADO
This edition originally published in Japan in 2012 by TOKUMA SHOTEN PUBLISHING CO., LTD.,Tokyo.
© Edition Ototo - Tous droits réservés



Frédéric Leray
9 juillet 2018




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