Chargement...
YOZONE
Le cyberespace de l'imaginaire




Enola et les animaux extraordinaires (T4) Le yéti qui avait perdu l’appétit
Joris Chamblain et Lucile Thibaudier
Éditions de la Gouttière

Les moines d’un temple bouddhiste dans les montagnes de l’Himalaya appellent Enola à la rescousse. La date de la grande procession approche et le yéti qui les protège des attaques des tigres des neiges ne semble plus être là. Les offrandes en nourritures qu’ils déposent devant sa grotte ne sont plus honorées.
Il va falloir toute la sagacité de la vétérinaire, soutenue par son chat Maneki qui ne goûte guère ce climat glacial, pour comprendre le problème.



Enola n’est pas une vétérinaire comme les autres, elle s’occupe d’animaux fantastiques : gargouille, licorne, kraken et pour cette quatrième apparition d’un yéti. De plus, elle est secondée par Maneki, un chat qui n’a pas sa langue dans la poche et qui exprime rapidement son mécontentement de se retrouver dans une tempête de neige en pleine montagne. C’est qu’il aime le confort et un monastère tibétain n’est pas ce qui y ressemble le plus.
Enola est sérieuse, appliquée dans son travail et Maneki apporte la touche d’humour qui ravira le jeune public. Les deux vont très bien ensemble et forment un duo capable de venir à bout de n’importe quelle mission. Découvrir si le yéti est toujours là et, si oui, pourquoi il ne se manifeste plus, le tout dans des conditions extrêmes, voilà qui ne s’apparente pas une sinécure.

JPEG - 25.6 ko

Le danger se révèle multiple : les risques inhérents à la montagne, le froid et... bien sûr les hommes, toujours à la recherche de trophées prestigieux. Joris Chamblain développe très bien ces problématiques, plaçant les héros dans une sale situation et les poussant à affronter des chasseurs. Les lecteurs prennent bien sûr fait et cause pour Enola et Maneki auxquels se rajoute Tao, un jeune sherpa. Si les adultes sont présents, ce sont les enfants qui occupent le devant de la scène et se dressent face à la menace. Le scénariste sait très bien comment intéresser le jeune public au récit et le faire vibrer, sa bibliographie le prouve amplement. De plus, il déplace l’action de la série du côté fantastique avec un chat qui parle et ici une créature mythique comme le yéti, ce qui éveille d’autant plus la curiosité.

Comme d’habitude, Lucile Thibaudier fait des merveilles au dessin. Enola avec ses improbables cheveux violets, sa bouille ronde et son sourire attire la sympathie. Le longiligne Maneki avec toute une palette d’expressions et sa truffe rose en forme de cœur incarne le genre de copain à quatre pattes que chacun aimerait avoir. La montagne, le fond d’une grotte, le monastère... elle se révèle à l’aise dans toutes les ambiances, les couleurs de Camille complétant son travail. Les bords des cases ne sont pas marqués, les coins sont arrondis, les phylactères affichent de belles circonvolutions, comme pour apporter encore plus de douceur à l’ensemble. Rien que feuilleter cet album donne envie de s’y plonger, de participer à la recherche du yéti. D’ailleurs ce dernier existe-t-il seulement ? Je vous laisse le soin de lire “Le yéti qui avait perdu son appétit” pour le savoir.

JPEG - 66.6 ko

Des héros attractifs et sympathiques, des aventures prenantes utilisant les ressorts du fantastique pour mieux faire rêver, des thématiques actuelles intégrées mine de rien dans les histoires, un graphisme aux allures de cocon douillet... “Enola et les animaux extraordinaires” est une série qui ravira le jeune public de manière intelligente et pleine d’humanité.


(T4) Le yéti qui avait perdu l’appétit
- Série : Enola et les animaux extraordinaires
- Scénario : Joris Chamblain
- Dessin : Lucile Thibaudier
- Couleur : Camille
- Éditeur : Éditions de la Gouttière
- Pagination : 32 pages couleurs
- Dimensions : 22,3 x 29,6 cm
- Dépôt légal : 23 février 2018
- ISBN : 9791092111682
- Prix public : 10,70 €


À lire sur la Yozone :
Enola et les animaux extraordinaires (T3) Le kraken qui avait mauvaise haleine
Sorcières Sorcières (T1) Le Mystère du Jeteur de Sorts


Illustrations © Lucile Thibaudier, Camille et Éditions de la Gouttière (2018)



François Schnebelen
2 mai 2018




JPEG - 23.9 ko



JPEG - 32.9 ko



JPEG - 49.8 ko



JPEG - 46.8 ko



WebAnalytics