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Bestiarius (T1)
Kakizaki Masasumi
Kaze Shonen Up

1er siècle après Jésus-Christ, l’Empire romain est à son apogée et ses légions soumettent une à une les dernières terres où monstres et humains vivent encore en paix. Criminels, innocents, orphelins, wyvernes... Tous constituent les rangs d’esclaves jetés dans l’arène et forcés de s’entretuer pour divertir l’empereur Domitien et les Romains avides de sang. Parmi ces combattants se trouvent des gladiateurs qui affrontent fauves et créatures légendaires : on les appelle les Bestiarius. Or, certains d’entre eux, comme Finn ou Zénon, élevés aux côtés de ceux qui, aux yeux de Rome, ne sont que de simples bêtes, comptent bien retourner leurs armes contre leurs geôliers... et même contre l’Empire tout entier !



Après avoir fait ses preuves dans le seinen avec des titres tel que “Rainbow” coréalisé avec Goerge Abe au scénario, puis Hideout et Green Blood, voici que Masasumi Kakizaki se met au shonen pour sa dernière œuvre en cours, “Bestiarius”. A l’origine, il s’agissait d’un one-shot en deux parties contant les aventures de Finn et Durandal, paru en 2011. Suite au succès de ce dernier, la sérialisation fut lancée.

La première partie raconte l’histoire de Finn, un gladiateur qui a été élevé par une wyverne, un dragon légendaire. Tous deux ont été faits esclaves par les romains, des années plus tôt, et sont obligés de s’affronter pour le plaisir des citoyens de l’Empire. Mais Finn n’a pas dit son dernier mot et il compte bien se battre pour autre chose que faire plaisir au peuple romain : sa propre liberté.

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La deuxième partie délaisse nos deux héros pour l’histoire d’une fratrie pas comme les autres : Talos, minotaure de l’île de Crête, et son petit frère Zénon qui lui est humain. Alors qu’ils ont été faits esclave puis vendus à un ludus, une école de gladiateurs, les années ont passé et Zénon est devenu un grand gladiateur. Enfin la liberté tend les bras aux deux frères mais c’est sans compter sur la perfidie de l’Empire.

Pour ce qui est du scénario, il suffit de prendre les grands classiques du grand et petit écran comme “Gladiator” ou la série “Spartacus”, et y ajouter une goutte du “Seigneur des Anneaux” et vous obtenez le cocktail détonant qu’est “Bestiarius”. Comme pour Green Blood, Masasumi Kakizaki est seul aux commandes et ça se sent ! Le scénario se dénoue et se révèle à nous petit à petit et une seule question nous tient : à quand la suite ? Pour le reste, le passé en tant qu’auteur de seinen se ressent. Les combats sont violents mais ils servent le récit.

Pour le dessin rien à redire. Un trait très reconnaissable et toujours aussi détaillé, ce qui pourrait surprendre au début pour un shonen. Son trait aide à mieux ressentir les conditions de vie des esclaves de l’Empire et cet univers sombre et froid comme les fers qui retiennent nos héros.

Pour conclure, jetez-vous dans l’arène et lisez cette petite pépite entre péplum et heroic fantasy.


Bestiarius (T1)
- Auteur : :Kakizaki Masasumi
- Traducteur : Yohan Leclerc
- Éditeur français : Kaze Manga
- Collection : Shonen up
- Format : 112 x 170, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination :200 n&b + couleurs
- Date de parution : 7 octobre 2015
- Numéro ISBN : 9782820317032
- Prix : 6,99 €


BESTIARIUS © 2013 Masasumi KAKIZAKI/SHOGAKUKAN
© Edition Kaze Manga- Tous droits réservés



Arnaud Orhon
25 février 2018




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