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Warlord (T15)
Kim Byung Jin et Kim Sung Jae
Ki-oon

Shamarkal est parvenu à introduire la pierre magique dans le corps de Maruhan. Celui qui fut le véritable empereur et maintenant seigneur des ténèbres compte bien prendre le contrôle de l’âme du jeune mercenaire. L’esprit de ce dernier est toujours rempli de haine envers Shamarkal mais la puissance de la pierre l’a totalement immobilisé, l’empêchant de manipuler l’épée de son père, seule arme capable de terrasser l’ancien empereur. Même les paroles de sa fille ne touchent pas une seule seconde Shamarkal. Sa soif de pouvoir dépasse tout, se croyant être un élu dont la destinée n’est autre que de devenir un dieu lui-même. Mais avant cela, il compte bien briser Mahuran, en commençant par lui arracher les bras. Que pourra bien lui faire dorénavant un guerrier manchot ? La douleur est intolérable mais ce n’est pas tout, pour que Mahuran souffre encore plus et se laisse submerger par les forces obscures de l’artefact, Shamarkal enlève Arasol et donne rendez-vous au jeune homme dans le sanctuaire.



A l’extérieur, les troupes du King Lord semblent se replier à l’image de leur chef. Toutefois, Cherab n’est pas aussi optimiste que le shogun. Pourquoi ces troupes s’enfuiraient-elle alors qu’elles avaient l’avantage ? Quelque chose cloche dans l’attitude des démons. Mais le commandant Bayar attend les troupes du shogun de pieds fermes. Personne ne doit passer, il doit gagner du temps pour que le piège du King Lord se referme sur ces maudits humains et les traîtres démons... Seulement, il le sait parfaitement, il est le seul traître sur le champ de bataille et sa haine pour ce père qui l’a abandonné enfant est plus forte que tout au monde. Toutefois, les humains n’ont pas dit leur dernier mot. L’armée possède un général fantôme capable de vaincre n’importe quel démon et Bayar ne fera pas le poids face à sa puissance et à sa froide détermination. Malheureusement pour les humains, il est déjà trop tard, l’artefact a pris possession de Mahuran qui n’est plus qu’une force brute assoiffée de vengeance et de rage envers Shamarkal. Mais dans cet état, il ne distingue plus ses amis de ses ennemis.

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“Warlord” est donc arrivé à son terme. Kim Sung Jae avait bien fait durer le plaisir mais toutes les bonnes choses ayant une fin, le mangaka se devait de clôturer en apothéose. Et il est clair que j’en ai un peu bavé pour résumer un tome qui se compose principalement de combats titanesques et de tirades plus ou moins longues de Shamarkal, qui s’écoute quand même fortement parler tout seul. Le pauvre Mahuran sera bien mal traité durant tout le volume, commençant par se faire arracher les deux bras... Bon c’est quand même assez incroyable à quel point les membres des personnages repoussent quand ils en ont envie. Certes, ce sera la magie noire de la pierre qui lui rendra ses deux membres. Toutefois, Kim Sung Jae joue un peu trop sur les pouvoirs de la pierre pour se débarrasser d’un problème qu’il s’est lui-même créé avec le démembrement de son héros. J’avoue ne pas être trop amateur de ces « Deus ex Machina » sorti du chapeau, même si celui-là était franchement téléphoné. Ce qui est d’autant plus dommage est que ces nouveaux membres sont tout ce qu’il y a de plus normaux, Mahuran devenant plus proche du lézard que de l’humain. Bon d’accord, il est à moitié Ryong, mais je persiste et signe, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.

Surtout que le final devient alors dépendant de ce changement puisqu’il permet à nouveau à notre héros de brandir l’épée de son père contre Shamarkal. C’est d’ailleurs dommage car le duel ultime entre les deux personnages est plutôt de bonne facture et suit une logique cette fois classique des shonen, un petit souvenir, histoire de mettre un peu d’émotion dans ce monde de brute et pour redonner le tonus au héros avant de porter le coup fatal. Finalement, Kim Sung Jae ne nous surprend pas vraiment, reprenant de bonnes vieilles ficelles, certes bien efficaces, mais qui ont un gout de déjà-vu. C’est un peu dommage car on aurait aimé un dernier combat un peu plus innovant, ne se bornant pas aux seuls arrachages de membres. La conclusion est aussi un grand classique, avec une justification des couvertures en forme de statues représentant une scène de chaque album ainsi illustré.

“Warlord” s’achève donc sans grande surprise, avec un final un peu trop téléphoné à mon gout. Mais cela n’enlève rien à cette série qui prouve encore une fois que Kim Sung Jae aime le grandiose et le titanesque. Que va-t-il nous réserver pour la prochaine fois ?


Warlord (T15)
- Scénario : Kim Sung Jae
- Dessin : Kim Byung Jin
- Traducteur  : Kette Amoruso
- Éditeur français : Ki-oon
- Format : 130 x 180, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 192 pages
- Date de parution : 25 janvier 2018
- Numéro ISBN  : 979-10-327-0219-2
- Prix : 7,65 €


A lire sur la Yozone :
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Warlord (T13 et 14)


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Frédéric Leray
2 février 2018




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