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Resident Evil, Heavenly Island (T4)
Naoki Serizawa et Capcom
Kurokawa

Grâce à la note rédigée par Parker, un membre du BSAA, les survivants menés par Claire découvrent l’entrée secrète d’un laboratoire. L’endroit fut le refuge de Spencer, le fondateur d’Umbrella Corporation, après l’accident de Raccoon City. Il pouvait ainsi poursuivre ses recherches sur l’immortalité à l’abri de tous les regards. Et les créatures qu’ils découvrent dans une salle du laboratoire ne fait que confirmer cette terrible réalité. Le laboratoire cachait en son sein des Hunters, des montres programmés pour traquer et tuer tout intrus. Si le monstre semble à première vue inoffensif dans son cylindre de verre, ce n’est qu’une apparence car quelqu’un a décidé de jouer avec Takeru et Mayu en réveillant le Hunter et en le lançant à leur trousse. Et ce n’est pas Inès et son pistolet qui pourra l’arrêter. La créature est bien plus rapide qu’un simple zombie et ses griffes acérées sont des armes mortelles. Décidément, Inès a le don pour se fourrer dans des situations inextricables.



Claire et son groupe sont arrivés dans une salle d’ordinateurs où une photo lui apprend malheureusement que leurs problèmes ne font que commencer. Si elle ne parvient pas à savoir qui est l’homme sur le cliché, Claire reconnait sans difficulté la femme : il s’agit d’Alex Wesker, surnommée la Sentinelle. Cette âme damnée de Spencer avait fini par trahir son maître afin de devenir l’arme parfaite. Quel est donc son lien avec ce laboratoire ? Claire n’a guère le temps de trop y réfléchir car le déclenchement de l’alarme et les hurlements de Mayu la ramènent à la réalité. Si les deux jeunes étaient parvenus à stopper les assauts du Hunter, Inès était sérieusement blessée de son affrontement avec le monstre créé par Umbrella. Toutefois, penser qu’un Hunter peut être vaincu simplement en lui renversant dessus une des capsules d’évolution du laboratoire était un rien présomptueux et dans un sursaut de rage, le monstre finit le travail qu’il a commencé sur Inès.

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Si la première partie de ce tome 4 de “Resident Evil, Heavenly Island” essaie de mettre un peu de fond dans cette aventure, très vite, l’histoire retourne vers ce qu’est plus classiquement une histoire de “Resident Evil” : du survival horror. Il suffira d’un bon vieux Hunter pour que le cauchemar recommence. Les diverses références lancées en début de tome sont pour les amateurs de cette série sous toutes ses formes (jeux, animés,...). Et quoi de mieux qu’un monstre emblématique comme le Hunter pour faire jouer la corde émotionnelle du joueur de la première heure ou des joueurs ayant redécouvert les premiers épisodes sur les nouvelles générations de consoles. L’affrontement contre ce monstre ne sera en réalité que l’amuse-gueule du festin macabre que nous réserve la série. Et puis cela faisait un peu trop longtemps qu’un héros n’a pas succombé à une morsure ou autre blessure gravement mortelle. Il était grand temps de rappeler au lecteur, qu’il ne peut y avoir trop de survivants à un épisode de “Resident Evil”, sinon, ce n’est plus vraiment un “Resident Evil”. Mais comme ce tome 4 n’est pas l’ultime de la série, autant en garder un minimum en réserve.

Au cas où le lecteur l’aurait oublié, nos héros n’ont éliminé aucun des principaux monstres de l’île et il était donc temps de les faire revenir sur le devant de la scène. Et pour justifier le duel de colosses, une explication des événements s’étant déroulés sur l’île s’impose. Nous allons retrouver une référence devenu particulièrement à la mode : le Kodoku. Cette théorie part d’un sortilège de la Chine ancienne : vous enfermez dans une jarre les animaux les plus dangereux existants et vous attendez qu’il n’y ait qu’un seul survivant. Ce dernier serait alors pourvu d’une malédiction hors norme. Si vous appliquez cette théorie à des créatures pourvus du T-virus, je vous laisse imaginer le résultat, surtout si la jarre devient une île. L’expérience touchant à sa fin, les monstres survivants se devaient de s’affronter. Avec un dessin très détaillé, certaines scènes vont perdre un peu de lisibilité, trop de détails créant un dessin très sombre. Toutefois, les difficultés seront réduites et les paris sont ouverts pour savoir qui du harpouilleux ou du dieu maudit sera le vainqueur. Allez, une petit trahison met également un supplément de piment à ce tome qui est des plus éprouvants pour nos héros. Tout semble malheureusement se passer comme leurs adversaires l’avaient programmé et leurs chances de survie s’amenuisent au fil des pages.

Des renforts arriveront-ils à temps ou nos héros devront-ils se débrouiller par eux-même pour stopper la folie des chercheurs ayant généré cette mortelle expérimentation ? A suivre... dans un an ? Espérons que l’attente sera plus courte, cette fois.


Resident Evil, Heavenly Island (T4)
- Scénario : Capcom
- Dessin : Naoki Serizawa
- Traducteur  : Xavière Daumarie
- Éditeur français : Kurokawa
- Format : 128 x 182, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 160 pages
- Numérotation ISBN : 9782368524916
- Date de Parution : 6 juillet 2017
- Prix public : 7,65 €


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Frédéric Leray
4 septembre 2017






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