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Orbital (T7) Implosion
Sylvain Runberg et Serge Pellé
Dupuis

Depuis l’incident de Stockholm, Caleb et Mézoké sont devenus des renégats, fuyant la condamnation à mort émise sur Orbital. À bord de leur névronome Angus, ils s’engagent dans un plan imaginé par la sœur de Caleb, Kristina. Du cousu-main : voler des larves Nakruides et un peu de placenta royal qui donnerait quasiment l’immortalité. Un coup que personne n’a jamais réussi mais qui mettrait les parias à l’abri du besoin, en marge de la Confédération.

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Ensuite, il faudra les vendre sur la planète Tetsuam, une zone stellaire qui est le rendez-vous de tous les criminels voulant échapper à la Conf’. Une zone éminemment dangereuse à fréquenter mais déjà faut-il pouvoir échapper aux nuées Nakruides qui les pourchassent pour avoir osé pénétrer dans leur citadelle, menaçant leurs reines. Un épisode pas vraiment imprévu pour une manipulatrice nommée Kristina qui démontrera encore plus le fossé qui sépare nos deux fuyards de la frangine terrienne...



Mais ça, c’est la petite histoire introductive que l’on a souvent en début d’un album de la série “Orbital”. L’essentiel est à découvrir dans l’étonnant comportement des Névronomes. Un à un, des vaisseaux vivants réapparaissent, se stabilisant au-dessus des réserves d’ammoniac des multiples planètes confédérées avant d’exploser. Les victimes se comptent chaque fois par dizaines de milliers, semant effroi, consternation et incompréhension parmi les membres de l’ODI. D’Orbital, restée plusieurs mois coupée du reste de la Confédération et épuisée par la guerre civile qui se termine, Evona Toot, la nouvelle dignitaire primale d l’ODI, comprend qu’elle doit retrouver Caleb, seul être vivant en lien symbiotique avec un représentant de cette dangereuse et menaçante espèce. Tout cela se jouera sur Tetsuam, dans une boîte de nuit aux vapeurs aphrodisiaques, entre jouissance et chaos absolu.

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Voilà un album où il se passe beaucoup de choses, avec un esprit d’aventure forcené et des révélations importantes. Même si le scénario avance assez peu (à mon goût) privilégiant les scènes d’action, sur cette planète criminelle où les auteurs font escale pour s’amuser d’autres ailleurs et d’entités extraterrestres des plus variées. En forme de virage notable vers le tout public, pour une série qu’on peut aisément comparer au “Valérian” de Mézières et Christin, avec un côté beaucoup plus sombre totalement assumé. Bien sûr, il y a ce retour tonitruant des Névronomes, la révélation d’un nouvel ennemi et des bonnes grâces retrouvées pour les bannis. J’aime tellement cette série que, sans doute, une avancée plus profonde dans l’aventure m’aurait totalement convaincu pour ce début de quatrième cycle. Rançon de la gloire pour une série qui se développe déjà depuis sept albums (phénomène rare aujourd’hui en BD), et que le scénariste Sylvain Runberg mène ici vers un pétaradant feu d’artifice dès la première scène d’action, au cœur de la citadelle nakruide, véritable petit bijou d’action magnifiquement dessiné et mis en couleurs par Serge Pellé.

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Avec ses à-coups spectaculaires, ses révélations pleines d’avenir, sa mise en scène explosive, et même si j’ai moins apprécié le côté burlesque apporté par l’aventure sur Tetsuam et ses affreux Kiderlocks, “Orbital” affirme son niveau très haut dessus de la production dans le domaine de la science-fiction.

Amateurs de space-opera et d’aventure, vous savez sur quel vaisseau interstellaire embarquer !


(T7) Implosion
- Série : Orbital
- Scénario : Sylvain Runberg
- Dessin et couleurs : Serge Pellé
- Éditeur : Dupuis
- Pagination : 56 pages couleurs
- Format : 24 x 32 cm
- Dépôt légal : 6 janvier 2017
- Numéro ISBN : 9782800166117
- Prix public : 14,50 €


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Illustrations Serge Pellé © Dupuis (2017)


Fabrice Leduc
13 juin 2017






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