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Saint Seiya, édition Deluxe (T20)
Masami Kurumada
Kana

Hades a pris possession du corps de Shun et a lancé la Grande Éclipse, annonçant sa suprématie sur Terre. Toutefois, Ikki persiste à se dresser contre lui, cherchant à faire revenir l’âme de son frère. Car malgré ses grands discours, Ikki ne parvient pas à porter un coup fatal au corps de Shun. Mais sa résistance finit par inquiéter fortement Pandora qui décide d’intervenir dans l’affrontement entre les deux frères. Peu à peu, l’influence de ses paroles se fait sentir et soudain, Shun prend le dessus sur Hades et commence à s’étrangler, donnant enfin la possibilité à Ikki de détruire l’âme d’Hades. Acceptant le sort de son frère, Phoenix lui porte un coup pour extraire l’incarnation du dieu des enfers, seulement, malgré toute sa volonté, le Saint de Bronze ne parvient qu’à retirer une infime partie du Dieu. Et malheureusement, Ikki n’aura pas de seconde chance.



Prenant définitivement le dessus sur l’âme de Shun, Hades s’incarne enfin entièrement, même les cheveux du Saint d’Andromède sont devenus d’un noir de jais. Le Spectre de la Harpie se charge alors de débarrasser le palais d’Hades du corps de ce Saint ayant commis le pire des crimes : s’attaquer à un dieu. Pour ceux ayant atteint un tel niveau d’ignominie, il n’y a qu’une seule prison : le Cocyte. Et il sera en bonne compagnie car l’y attendent déjà les Saints d’Or ayant péri sur terre et surtout Seiya. Mais ce dernier a repris ses esprits et comprend rapidement que Valentine risque d’être sa dernière chance de s’en sortir. Tentant de l’attaquer sur son honneur de Spectre, ce dernier lui ayant promis un combat s’il atteignait le Mekai, Seiya est finalement obligé d’utiliser son ultime atout pour forcer Valentine de l’extraire de la glace du Cocyte : l’armure d’Athena. Devenir le Spectre ayant apporté la victoire sur un plateau à Hades s’avère le plus efficace...

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Avec sa belle couverture version “San Ku Kai”, qui pourrait également trouver sa signification bien des années plus tard avec la série “Saint Seiya, the lost canvas”, ce tome 20 de “Saint Seiya, édition de luxe” s’attarde longuement sur le cas de la réincarnation d’Hades, pour ne pas dire s’appesantit. Cela faisait longtemps que Masami Kurumada n’avait pas autant joué la montre. Car il faut bien avouer que l’affrontement à tiroirs entre Ikki et Hades n’apporte pas grand chose et conclure uniquement sur le changement de couleur des cheveux de Shun laisse tout de même des plus songeurs. Certes, ne jouons pas les hypocrites, c’est un peu le gros défaut de Kurumada qui peut faire patienter longuement son lecteur pour peu de choses. Évidemment, ce n’est qu’un prologue avant la véritable confrontation avec Shaka et surtout Athéna. Alors que Ikki va faire durer sur de nombreuses planches, la déesse ira à l’essentiel et sera également bien plus efficace que son Saint de Bronze. La conclusion de cette confrontation laissera un goût amer puisqu’elle nous explique tout simplement que le plus intéressant sera pour le tome suivant.

L’anecdotique duel entre Seiya et Valentine n’aura d’ailleurs qu’une conclusion tronquée, ne cachant pas une seconde que son unique but était de trouver un moyen de sortir Seiya de sa mauvaise passe dans le Cocyte. Il était temps d’enclencher le final du tome, véritable requiem aux Saints d’Or que nous avons suivis pendant tant d’épisodes. Cette fois l’obstacle se dressant devant nos héros n’est autre que le mur des lamentations. Encore une fois, Masami Kurumada se permet de faire un mélange entre les mythes grecques et les références bibliques, quoique cette fois, il utilise un lieu saint bien réel. La symbolique qu’il lui donne est assez intéressant puisque le mur des lamentations sépare les Champs Elysées du reste des enfers et seuls les dieux peuvent le franchir. A noter que dans la mythologie grecque, les champs élyséens sont le lieu où reposent les héros morts. La destruction de cet ultime obstacle par les Saints d’Or ne laissent aucun doute sur la conclusion imminente de la série, et pourtant, il reste deux tomes pour achever l’œuvre de Kurumada.

Allez, je ne jouerai pas les hypocrites : oui, je n’ai qu’une hâte, voir enfin Hypnos et Thanatos.


Saint Seiya, édition Deluxe (T20)
- Auteur : Masami Kurumada
- Traducteur : Thibaud Desbief
- Éditeur français : Kana
- Collection : Big Kana
- Format : 145 x 210, noir et blanc - sens de lecture original
- Nombre de pages : 240 pages
- Date de parution : 30 janvier 2015
- ISBN : 9782505061786
- Prix : 9,25 €


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SAINT SEIYA –ULTIMATE EDITION- © 1985 BY MASAMI KURUMADA / SHUEISHA Inc.
© Edition Kana - Tous droits réservés


Frédéric Leray
5 avril 2017






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