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“Ô vous, frères humains” », Luz dessine Albert Cohen.
Musée des Arts et Histoire du Judaïsme - Paris
Jusqu’au 28 mai 2017

Présente lors du vernissage, j’ai pu parler avec Luz et assister à son entretien dans la salle de conférence du musée.
Voici un petit retour.



L’arrivée au Musée se réalise sous contrôle strict et absolu des sacs et de la personne. Après être passée par le sas de sécurité me voici dans la cour de l’Hôtel de Saint-Aignan.

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L’exposition se situe dans les sous-sols. Comme à chaque vernissage, il y avait énormément de monde, mais c’est la première fois que je me trouvais dans une exposition intergénérationnelle.

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Magnifiquement agencée, l’exposition vous livre l’adaptation muette de Luz de l’œuvre d’Albert Cohen.

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Planche par planche, on découvre les dessins de Luz, alors que des lettres, des écrits et des photos d’Albert Cohen enrichissent le lieu.

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C’est lors d’un entretien avec son éditeur, Alain David, que Luz reprend conscience de l’importance de ce livre d’Albert Cohen, « Ô vous frères humains ». Fait étrange, l’œuvre est sortie l’année de naissance de Luz, en 1972. Est-ce un signe ? Luz ne peut le mettre en tout cas de côté.

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« Après “Catharsis” et la folie des médias, je ne pouvais plus me voir, me dessiner encore moins. J’avais besoin d’aller dans les pas d’un autre. Au départ, je voulais adapter « Shining ». Je l’ai vu pendant l’écriture de “Catharsis”. Je comprenais le mystère et l’inconnu. C’est lors d’une discussion littéraire, que « Ô vous frères humains » m’est revenu en tête.

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Je l’avais lu ado. Ce manifeste humaniste est un message testamentaire. Cela m’a donné envie de le relire. Après relecture de ce message de vie du XXe siècle, j’ai entraperçu l’auteur fantastique qu’est Albert Cohen. L’enfant, avec son imaginaire bafoué, qui se déforme, qui perd pied. Je me suis retrouvé dans ce qu’a vécu le petit Albert, relaté par le vieil Albert.

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Après le découpage, s’est posée la question de la violence des mots. J’avais envie que les gens ressentent, ce que le petit Albert avait vécu. Cette terreur des mots. C’est du vomi, des mots de haine qui se déversent sur le petit Albert. C’est pour cela que j’ai choisi de réaliser une adaptation muette, de peur de faire une connerie. Je l’adapte pour ainsi renvoyer à l’œuvre. Ces mots ont transformé Albert Cohen. Il est devenu juif et écrivain ce jour-là, où le camelot l’a insulté. »

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Luz a laissé les trois derniers chapitres intacts. Il a pris néanmoins une liberté, celle de dessiner Albert Cohen en train d’écrire. Il faut savoir que ce dernier n’a jamais écrit à la main, il dictait ses livres à sa femme ou sa secrétaire.
Si vous n’avez pas le temps de découvrir cette belle exposition au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, rendez vous en librairie pour acheter « Ô vous frères humains » d’Albert Cohen dans la Collection Folio (n° 1915) de Gallimard et l’adaptation de Luz chez Futuropolis.


mahJ - Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple - 75003 Paris
Du mardi au vendredi : 11 h à 18 h - Samedi et dimanche : 10 h à 18 h

“Ô vous, frères humains” - Futuropolis - 136 pages - 19 €

Sur la Yozone : Présentation de l’exposition


Illustrations © Luz et Éditions Futuropolis (2016)
Photos © Ingrid Etienne et Yozone (2016)


Ingrid Etienne
29 janvier 2017






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« Ô vous frères humains », Luz, Futuropolis



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« Ô vous frères humains », Albert Cohen, Folio (n° 1915) , Gallimard



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