YOZONE
Le cyberespace de l'imaginaire




Gotlib, le père de Gai-Luron est décédé
Le père de Rubrique-à-brac, des Dingodossiers, de Gai-Luron est décédé brutalement
4 décembre 2016

Je pensais à lui cet après-midi en lisant un article sur la reprise de “Gai-Luron” par Fabcaro. Il en était fier et persuadé que ce grand amateur de non-sens allait faire honneur à cet humour qu’il a tant et tant de fois défendu.
J’étais content de penser à lui, avec qui j’ai partagé tant de moments de délicieux délires : “Rubrique-à-brac”, “Dingodossiers”, “Gai-Luron”, “Pervers Pépère”, “Hamster Jovial”, “Superdupont”... Isaac Newton et la Coccinelle !
Ce soir, l’homme à l’humour irrésistible est parti, brutalement, à 82 ans, à son domicile des Yvelines.



Cet homme, né Marcel Gottlieb, est devenu par son incomparable génie à se moquer de tout une énorme référence dans l’antre de la BD d’humour, si ce n’est LA référence. Avec Mandryka et Claire Bretécher, il fonde le journal “L’Écho des savanes” en 1972. Puis ce sera sa propre revue, “Fluide glacial”, qu’il crée en 1975. Il est devenu Gotlib, le Maître à faire rire de millions de lecteurs. Dont je suis, à la fin de mon adolescence... toujours emplie d’autorité aveugle alors que Gotlib se fout de tout, des religieux, de leurs dieux, du sexe et de tant de conventions imbéciles... Quelles respirations, et même influences !


JPEG - 56.4 ko


« C’était un dessinateur virtuose, un touche-à-tout iconoclaste et un ami cher qui parvenait à provoquer le rire à la moindre de ses pages. De “Pilote” à “Fluide glacial”, il a révolutionné la façon de faire de la bande dessinée, faisant entrer un non-sens britannique et une irrésistible façon de se moquer de tout dans les foyers français. Marcel Gotlib était un génie, un maître, un ami, et c’est bien la première fois qu’il ne nous fait pas rire » , dit le message émis par les Éditions Dargaud.
On peut véritablement parler avec lui d’un humour à la Monty Python.

La grande blessure de sa vie d’homme, jamais refermée, fut la disparition de son père, dans le sinistre camp de Buchenwald. De ce désespoir est né un humour tendre, décalé, avec ce sens incroyable pour la poilade totalement décalée, absurde mais souvent aussi corrosive. Avec Gotlib, l’humour a vécu un autre temps en bande dessinée et est passé à l’âge adulte.

Alors que “Gai-Luron” reprend des couleurs, seule l’œuvre de Gotlib reste entière (et si vaste) pour saluer sa mémoire.
Il y a toujours une chute dans les histoires humoristiques, celle-ci nous peine terriblement et arrive presque trop brutalement pour qu’on y croit.
Au-revoir Gotlib, je vais aller te retrouver dans mes vieux “Gai-Luron”, tous un peu défraîchis de les avoir tant lus...

Aujourd’hui, j’ai perdu un ami de ma jeunesse... un sentiment partagé par beaucoup d’entre nous sur la Yozone.


Si vous voulez retrouver Marcel Gotlib sur la Yozone :
- Gai-Luron en Intégrale
- Nanar, Jujube et Piette
- La Coccinelle de Gotlib
- Gotlib et Alexis présentent : Cimemastock
- Superdupont : renaissance d’un mythe !
- Spirou et la Coccinelle de Gotlib squattent chez Maghen

- Interview : Gotlib expose sa coccinelle



Fabrice Leduc
4 décembre 2016






JPEG - 80.8 ko



JPEG - 62.8 ko



JPEG - 49.1 ko



JPEG - 91.9 ko



WebAnalytics