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Art du Crime (L’) (T2) Le Paradis de la Terreur
Marc Omeyer, Olivier Berlion et Eric Stalner
Glénat

Paris 1860.
Hippolyte Beauchamp est jeune, beau et ambitieux. Si il vient à Paris, c’est pour conquérir Montmartre en y exposant son talent de peintre. Il y découvre des critiques et des vendeurs d’art qui l’écrasent de leur morgue méprisante. Soutenu par son ami d’enfance, le riche héritier Maxime Champigny, il essaie de ne pas sombrer dans le désespoir.



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Un soir, tout deux trop éméchés pour voir arriver le coupe-gorge, il assiste au meurtre d’Hippolyte et tue lui-même un des agresseurs. Ce soir-là, il a vu, au fond du regard de l’homme qu’il achève, une émotion qu’il traduit immédiatement dans un tableau. Un tableau qui va définitivement changer le regard porté sur sa peinture et emporter définitivement son âme vers ce qu’il appellera son « Paradis de la Terreur ». Pour chaque toile, un crime... celui que toute la capitale va craindre comme « le tueur à la canne-épée » est né, tout comme le talent inestimable d’Hippolyte Beauchamp !

Le second mouvement de la série “L’Art du Crime”, toujours orchestrée par Marc Omeyer et Olivier Berlion, est cette fois dessiné par Éric Stalner. Pour un nouveau polar dans les pas d’un tueur en série, d’un homme devenu criminel par souci de se défendre et qui sera reconnu pour son talent de peintre grâce au crime. Sur le thème de l’homme qui offre son âme au diable pour devenir célèbre et qui, comprenant sa folie, essaie de trouver une échappatoire au terrifiant gouffre qui s’ouvre devant lui, le trio nous donne une histoire plaisante, très supérieure au premier tome de la série, Planches de Sang. Certes c’est du très classique, solidement charpenté et élégamment dessiné par Éric Stalner. Pour ceux qui suivent le dessinateur, on peut dire qu’il fait du Stalner, nous surprenant même tant sa galerie de personnages offre des tronches dignes d’un bon caricaturiste. La haute société parisienne est croquée avec une diversité qui fait plaisir à voir.

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Oui, Beauchamp fait un peu penser à Fabien M... et c’est ce style Stalner qui arrive à mettre un peu de piquant dans cette histoire aux rebondissements tout de même un peu attendus.
On y atteint la folie, mais on aurait pu en espérer encore un peu plus dans cet album vivant au travers de la peinture, et où les couleurs de Delf proposent une palette tout en contrastes, entre vie parisienne, spleen de l’artiste et sombres desseins de l’assassin..
Cette série est avant tout arc-boutée sur le crime et sur son concept qui veut aborder tous les arts majeurs. On touche là une limite de ce genre d’aventure, très canalisée dans son formatage et qui restreint le champ d’investigation des scénaristes.
Le Paradis de la Terreur” est à réserver aux fans d’Éric Stalner et de polars de veine classique. C’est un bon album qui fait un peu décoller cette série.

Pour suivre cette série reliant art et crime, deux autres albums sont parus chez Glénat : le tome 3 “Libertalia, la Cité Oubliée” dessiné par Pedro Mauro et le tome 4 “Electra” dessiné par Éric Liberge, tous deux arrivés le 21 septembre 2016.


(T2) Le Paradis de la Terreur
- Série : L’Art du Crime
- Scénario : Marc Omeyer et Olivier Berlion
- Dessin : Éric Stalner
- Couleurs : Delf
- Éditeur : Glénat
- Collection ; Graphica
- Pagination : 48 pages couleurs
- Format : 24 x 32 cm
- Dépôt légal : 27 avril 2016
- Numéro ISBN : 9782344004968
- Prix public : 13,90 €


À lire sur la Yozone :
L’Art du Crime (T1) Planches de sang


Illustrations © Éric Stalner et Éditions Glénat (2016)


Fabrice Leduc
2 décembre 2016






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L’ Art du Crime (T3) Libertalia, la Cité Oubliée



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L’ Art du Crime (T4) Electra



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