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God Eater, l’intégrale
Coffret 3 DVD - Kaze
31 août 2016

Le monde a été ravagé par des créatures apparues un jour maudit et qui n’ont depuis de cesse d’anéantir l’humanité : les Aragamis. Ces monstres pouvant atteindre des tailles gigantesques sont le fruit d’une entité identifiée comme étant les « cellules oracles ». Les humains se sont reclus dans des cités protégées par des murs à l’envergure de l’ennemi. Malheureusement, tous ne sont pas admis dans ces sanctuaires dirigés par l’organisation Fenrir, seuls les élus et leur famille ont le droit d’y séjourner. Il faut pour cela avoir un résultat positif à un test décelant ceux ayant un bon niveau de compatibilité avec les cellules oracles. Ces élus deviennent alors des soldats au service de Fenrir, des guerriers capables de manier des armes à la démesure de leur adversaire, appelées des God Arcs. Ces élus se sont donnés eux-mêmes un surnom bien particulier, leur arme étant capable d’arracher les noyaux des Aragamis : ils sont les God Eaters.



Lenka est un jeune homme, dont la famille a été décimée par les Aragamis. Mais ses capacités dépassent celles des humains normaux et pour cela il vient frapper à la porte de Fenrir. Les tests s’avèrent des plus concluants, sa compatibilité est même exceptionnelle. Il lui est alors placé sur le bras droit le bracelet caractéristique des God Eaters. Mais ce bracelet n’est pas une simple décoration, c’est un lien important avec le God Arc qui lui est attribué. Mais étant un nouvel arrivant, Lenka doit d’abord passer par une période d’entrainement pour s’habituer au combat contre les Aragamis. Seulement, quand une brèche est ouverte par une attaque d’Aragamis, Lenka n’accepte pas de n’être qu’un observateur. Les groupes de God Eaters étant tous en mission ou incapables de combattre, Lenka décide de désobéir aux ordres et de sortir avec son God Arc. Le jeune homme découvre les quartiers d’habitations sous la menace des Aragamis qui ne sont stoppés que par l’action d’un God Eater en mauvaise posture. Et l’intervention de Lenka ne semble que leur donner le temps de préparer une ultime attaque. C’est alors que débarque l’unité 1, dirigée par le célèbre Lindow...

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“God Eater” est à la base un jeu vidéo sorti en 2010 sur les consoles Playstation, suivi de “God Eater Resurrection” en 2015 sur PS4 et PS Vita. La production de Bandai Namco Entertainment atteindra les 3 millions d’exemplaires vendus. Un tel succès se devait une immortalisation en passant par une adaptation en animé. Et ce sont les studios Ufotable qui se lancent dans l’aventure, appuyés par Takayuki Hirao. Est-il encore besoin de présenter Ufotable, qui nous avait déjà impressionné avec Coyote Ragtime Show ou encore Fate Stay Night ? Takayuki Hirao s’était déjà associé aux studios Ufotable sur l’animé “Gyo”.

“God Eater” nous entraîne dans un univers post apocalyptique. L’origine de la catastrophe qui créa les Aragamis nous est révélée peu à peu à travers des flash-backs, expliquant au spectateur que l’homme sera tout simplement son propre destructeur. La science et en particulier la biogénétique en prennent pour leur grade et nous laissent imaginer un avenir plutôt déprimant. Mais revenons à Lenka, notre héros. Il a tout du personnage de shonen, dont la puissance se révèle peu à peu mais qui cache surtout une terrible puissance. Les combats seront omniprésents mais le scénario ne délaisse nullement le passé des personnages et leurs principaux traits de caractère. Même si “God Eater” est un animé de pure baston, les héros, dont évidemment les membres de l’unité 1, reçoivent une attention toute particulière pour les mettre en avant de l’histoire. Même Soma finira par s’avérer sympathique. Pour que Lenka se réveille réellement à ses capacités, il lui sera associé la jeune Alisa. Sous ses airs hautains, se cache une petite fille traumatisée par le massacre de ses parents. “God Eater”, malgré son concept de jeu vidéo, s’attarde longuement sur ses personnage pour que le spectateur s’y attache rapidement et augmente ainsi le tragique qui attend nos héros avec l’arrivée du Dyaus Pita.

Les méchants de l’histoire sont donc les Aragamis. Il n’y aura pas une grande variété de ces monstres, se limitant principalement aux Queues d’ogre et aux Vajras. Par contre, le design des monstres sont d’une très grande qualité, avec un détail impressionnant au niveau de leur carapace. Evidemment, la grande réussite sera le Dyaus Pita, la Némésis de nos héros qui sera le fil rouge de la série. Côté God Eaters, au-delà du design des personnages, ce sont leurs God Arcs, leurs armes qui attirent évidemment l’œil. Nous sommes en présence d’armes gigantesques qui ne dépareraient pas une seconde dans un “Final Fantasy”. Les différentes formes des armes de Lenka et d’Alisa attirent l’attention du spectateur qui attend toujours un côté exubérant et titanesque qui accentue la force des combats.

La colorisation de “God Eater” est un élément marquant dès les premières images. les personnages semblent comme dessinés plus naturellement que les décors et les Aragamis qui sont réalisés purement par ordinateur. Les personnages semblent comme colorisés à l’ancienne ou en mode jeu vidéo, créant comme un décalage, un aspect moins net mais parvenant à les mettre en valeur dans l’univers parfois très froid des décors. Le résultat est original mais surtout très réussi, nous ramenant toujours au jeu à la base de l’histoire. Les combats sont sanglants mais jamais gore. Par contre, les scènes très fortes en émotions se succèdent, souvent jouant sur le non-dit et quelques images chocs pour que le spectateur participe à sa façon à l’histoire par sa propre imagination. Notre jeune héros évoluera également bien malgré lui : Lenka est l’exemple même du héros innocent qui se retrouve obligé de se battre pour sauver les faibles.

Cette intégrale ne ferme nullement l’histoire de “God Eater”, bien au contraire.

Coté bonus, si l’épisode bonus s’avère un peu décevant, les différents interviews permettent au spectateur de poursuivre l’aventure en découvrant les secrets de fabrication de la série et du doublage. Le livret est également bien fourni, que ce soit en images qu’en informations permettant au spectateur de mieux s’y retrouver dans l’univers de “God Eater”.

Cette intégrale s’avère une très bonne surprise et surtout un bon moment qui sera même trop court avec seulement 13 épisodes.


God Eater, l’intégrale
- Réalisation : Takayuki Hirao
- D’après l’oeuvre originale de : BANDAI NAMCO Entertainement Inc.
- Studio d’animation : Ufotable
- Musique : Gō Shiina
- Character Designer : Keita Shimizu
- Directeur artistique : Masaru Yanaka

Coffret DVD
Épisodes 1 à 13 + bonus
DVD 9- Zone 2- pal
- Format image : 16/9 - 1920x1080p (Blu Ray)
- Audio : Stéréo 2.0
- Langue : Japonais
- Sous-titres : Français
- Navigation  : lecture des épisodes en bloc ou au choix
- Éditeur : Kaze
- Sortie : 31 août 2016
- Prix public conseillé : 34,95 €

Bonus
- God Eater épisode spécial : 6 ans avant (13’)
- Le monde de God Eater (24’)
- Interview du producteur et du réalisateur du jeu (10’)
- Conception et réalisation de la série (24’)
- L’univers sonore de la série (44’)
- Livret 64 pages couleur
- 7 cartes exclusives (recto/verso)


©BNEI / PROJECT G.E.
© Edition Kaze Manga - Tous droits réservés


Frédéric Leray
29 septembre 2016






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