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Tokyo Ghoul (T13 et 14)
Sui Ishida
Glénat Manga

La chasse à la Chouette est ouverte. Les unités spéciales anti-goules préparent un assaut de masse contre le café Antique et surtout son propriétaire, qui n’est autre que la terrible goule surnommée la Chouette. Mais est-ce la Chouette à l’œil écarlate ou cette autre Chouette qui a fait son apparition ? A moins que les deux goules soient liées d’une façon ou d’une autre, ce qui permettrait de faire une pierre deux coups. C’est aussi l’occasion pour Juzo de faire ses preuves. Sa haine des goules est bien normale, lui qui fut l’esclave d’une goule qu’il devait appeler maman et qui l’obligeait à découper des humains pour l’amusement d’autres monstres comme elle. Pourtant, après avoir été délivré de son monde d’horreur, Juzo ne reçut une véritable confiance que de la part d’une seule personne, l’inspecteur Shinohara. Oui, les goules vont souffrir, peu importe leur nombre car les colombes auront également dans leur rang celui que même les goules craignent.



Ken pensait avoir fait le plus dur en sauvant une partie de ses amis du café Antique, mais entre lui et le patron, se dresse Amon. Et alors que Ken avait largement l’avantage sur son adversaire, ce dernier se voit fournir un nouveau quinque à la fois armure et lance. Les forces se sont rééquilibrées et les deux adversaires savent parfaitement que leur prochaine attaque sera décisive. L’équipe face à la chouette n’est pas vraiment à son avantage, surtout que Juzo subit une terrible attaque qui lui sectionne la jambe droite, toutefois il ne semble rien sentir. Heureusement les renforts arrivent enfin et la Chouette montre peu à peu des signes de faiblesse. Rapidement, elle est encerclée et à la merci des colombes. Mais son jour n’était pas arrivé et finalement sa propre progéniture a choisi de venir à son secours. Enfin, la terrible Chouette à l’œil écarlate fait enfin son apparition, pour le malheur des colombes. La roue semble avoir tourné et les goules prennent même des avantages psychologiques quand Ken parvient à neutraliser Amon. Mais la goule n’en sort pas du tout indemne.

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La fin de “Tokyo Ghoul” était annoncée et ces deux tomes venaient clore cette série qui nous avait tenus en haleine depuis le début. Et quel meilleur final qu’un ultime combat autour du café Antique. La cible de la police anti-goule : le patron, surnommé la Chouette. Cet assaut fait évidemment penser à des événements comparables comme la prise de Fort Alamo. Quelque part, le lecteur sent que cela va mal se passer pour ses héros... Oui, Sui Ishida est quand même parvenu à nous faire apprécier des goules, à créer une véritable empathie pour celles travaillant au café. Bien sûr, Ken est le personnage principal qui nous avait fait passer par bien des émotions, passant du naïf jeune homme à une goule refusant de se nourrir de chair humaine, et enfin cette version à la limite de la folie. Il mettra du temps pour faire son apparition, Sui Ishida préfère créer une atmosphère évoquant plus un grand sacrifice de ses goules pour sauver le patron, la Chouette. Il met alors en avant deux personnages que l’on avait presque oublié, les deux employés du café qui se révèlent être des tueurs sadiques ayant décidé de réaliser leur rédemption au café. Et maintenant, elles ont accepté de mourir, se jetant dans le combat tout en sachant n’avoir aucune chance d’en sortir vivant. Sui Ishida mélange action pure et beaucoup d’émotion, comme pour préparer son lecteur à la terrible tragédie qu’il lui réserve.

Car certes, j’avoue avoir, comme beaucoup je pense, mon cœur qui penchait du côté des goules. Mais les deux principales en action dans le tome 13 n’était pas celle que Sui Ishida avait mis en avant et donc l’émotion était assez modérée. Toutefois, le tome 14 s’entamait sur le duel incontournable, même s’il s’agit d’un crève-cœur : Amon contre Ken. Un crève-cœur car il s’agit des deux personnages les plus sympathiques de la série et Sui Ishida ne va rien nous épargner, nous lançant un énorme message : personnage n’est à l’abri d’un coup fatal, pas même les principaux personnages. Pire encore, il nous ramène un tueur de goule à la limite de l’humain : Arima. J’avoue être des plus dubitatifs sur ce personnage. Il est capable de massacrer à lui seul une armée de goules et même les plus puissantes. Il tient tête à la Chouette à l’œil écarlate, sans la moindre difficulté. Mais alors pourquoi se prendre la tête avec d’autres colombes s’il est capable à lui seul de toutes les massacrer ? Cette fois, Sui Ishida pose à son lecteur un sérieux problème surtout avec la conclusion de sa première série. Car à la lecture du tome 14, nous savions que le mangaka était déjà sur une nouvelle série liée à “Tokyo Ghoul”. Le problème est des plus simples : pourquoi lire cette nouvelle série compte tenu de la fin de celle-ci ? En fait, on se demande quel personnage le mangaka va bien pouvoir introduire pour nous faire oublier les pertes générées dans ce tome 14 ?

Oui, le final de “Tokyo Ghoul” est grandiose et a tenu toutes ses promesses. Oui, cette série aura marqué le genre. Mais pourquoi poursuivre sur “Tokyo Ghoul Re” ? La réponse avec la chronique prochaine des deux premiers tomes de cette suite.


Tokyo Ghoul (T13 et 14)
- Auteur : Sui Ishida
- Traduction : Akiko Indei et Pierre Fernande
- Editeur : Glénat
- Format : 130 x 180 mm
- Pagination : 224 pages noir et blanc
- ISBN : 9782344009130 ; 9782344010266
- Parution : 30 septembre et 25 novembre 2015
- Prix : 6,90 €


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Frédéric Leray
12 septembre 2016






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