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Galaxies n°41 (Nouvelle Série)
Directeur de publication : Pierre Gévart
Revue, n°41, SF/fantastique - nouvelles - articles - critiques, mai 2016, 192 pages, 11€

La couverture de ce « Galaxies » / « Mercury » s’avère pour le moins surprenante. Elle est effrayante par certains côtés, mais la menace est contrebalancée par le dessin et les éléments y figurant ne sont finalement pas pris au sérieux.
Jean-Pierre Andrevon s’est chargé de l’important article sur les apocalypses couvrant plus de 60 pages ! Judicieusement, il écarte les extraterrestres balayant l’espèce humaine d’une chiquenaude ou les attaques de zombies ou autres créatures fantastiques.
L’homme n’a besoin de personne. Comme un grand, il est capable de se foutre en l’air tout seul...


Jean-Pierre Andrevon dresse une impressionnante liste de ce qui risque de nous tomber dessus et de nous pousser vers la porte de sortie. La littérature de science-fiction, la bande dessinée et les films lui servent de supports et ils sont nombreux à développer les diverses joyeusetés tapies dans l’ombre. Ce n’est jamais ennuyeux ou rébarbatif, il parvient aisément à captiver le lecteur dont le dos s’arrondira au fur et à mesure des révélations.

La nouvelle “The French Blackout” de Nicolas Chrétien illustre ce dossier, mais la forme n’est pas très accrocheuse. Je n’ai d’ailleurs pas réussi à la lire en une seule fois et il est facile d’y avancer petit-à-petit sans en perdre le fil. De multiples centrales nucléaires françaises ont connu des problèmes entraînant une pollution radioactive balafrant le pays de zones contaminées. Des mesures drastiques ont été prises et la France s’est beaucoup éloignée de l’idée de patrie des droits de l’homme. La situation est décrite sous forme de reportage se basant sur des entretiens. Pas d’explications sur les incidents dans les centrales et ce n’est guère entraînant, pourtant il y a du boulot, car cette prospective tient la route sur les conséquences d’un tel drame.

Avec “La porte, la pendule et le perce-temps”, Bruno Pochesci s’avère fidèle à son imagination débridée. Le titre digne d’un western spaghetti nous entraîne à bord d’un camping-car qui n’est autre qu’une redoutable machine à voyager dans le temps. Toutefois, emmener une grosse horloge est-ce pertinent ? Ces éléments hétéroclites n’annoncent rien de bon pour le protagoniste, mais offrent un bon divertissement aux lecteurs.

En rangeant la collection de livres de son oncle décédé Ferdinand, une personne tombe sur un étonnant manuscrit. Du genre qu’il vaut mieux ne pas ouvrir sous peine d’ennuis. Narré à la première personne, “L’ombre portée” dérive très lentement dans le fantastique. Jean-Pierre Fontana ménage parfaitement ses effets, décrivant les affres du personnage pour qui naît une certaine angoisse, le tout dans une atmosphère très bien rendue, toujours plus pesante au fil des lignes .

“Le dernier loup” ne franchit pas la limite du fantastique, je parlerai plus d’une nouvelle relevant de l’étrange. Lors d’une virée dans La Clape, le massif près de Narbonne-Plage, un chasseur observe une créature entre l’homme et la bête. Il ne comprend pas tout de suite de quoi il s’agit. Laurent Mantese dénonce le repli de la nature sauvage, espace rogné par l’avancée d’une civilisation conquérante et destructrice. Le développement s’avère habile, inéluctable et triste, car plausible. Un texte qui fait réfléchir sur la notion de liberté.

La rubrique “Le Service des affaires classées” met en avant George W. Barlow avec la nouvelle “Demain, les chiens... et les chattes”, publiée en juin 1974 dans « Fiction 258 ». Laodix était une vraie chatte, Chaperon était un vrai chien et les problèmes de A.-F.G. Masson ne font que commencer ! Pas facile de donner les bons ordres pour être tranquille pendant son absence... Ce clin d’œil à Simak et Asimov est assez délirant et amusant par la suite abracadabrante de péripéties.

Franck (Zaïtchick) James livre une intéressante chronique de la bande dessinée « Tom et Williams » de Laurent Lefeuvre, s’accordant bien avec le dossier Apocalypses. Pierre Gévart nous amène au musée du Quai Branly pour l’exposition “Persona” aux objets déroutants.
Et bien sûr, comme il s’agit également d’un numéro de « Mercury », les recensions de films relevant de l’imaginaire sont au sommaire.

Pour ce numéro, le dossier copieux et inquiétant prend le pas sur la partie fictions. Jean-Pierre Andrevon a de nouveau effectué un travail titanesque.


Titre : Galaxies Nouvelle Série
Numéro : 41 (83 dans l’ancienne numérotation)
Directeur de publication : Pierre Gévart
Rédacteur en chef délégué : Jean-Pierre Andrevon
Couverture : Hugo Varlez
Type : revue
Genres : SF, études, critiques, entretiens...
Site Internet : Galaxies
Dépôt légal : mai 2016
ISSN : 1270-2382
Dimensions (en cm) : 13,8 x 20,9
Pages : 192
Prix : 11€



Pour écrire à l’auteur de cet article :
[email protected]



François Schnebelen
9 août 2016







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