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Dead Tube (T1)
Mikoto Yamaguchi, Touta Kitakawa
Delcourt-Tonkam

Tomohiro est un lycéen passionné de vidéo. Il est d’ailleurs entré dans le club d’études cinématographiques de son école grâce à Sanagi, manager et réalisatrice. Tomohiro est quant à lui le cameraman attitré du club, alors quand Mai, la plus belle fille du lycée, lui demande de la filmer en train de faire des longueurs dans la piscine, il ne voit pas de raisons de refuser. Jamais il n’aurait imaginé que ce simple film allait l’entraîner dans une spirale infernale en enfer. La seconde demande de la demoiselle est plus surprenante : il doit de nouveau la filmer mais durant deux jours, sans arrêts quoiqu’elle fasse, qu’elle aille aux toilettes ou qu’elle prenne son bain. Et aussi surprenant qu’il n’y paraît, Tomohiro non seulement accepte mais prend son travail à coeur, résistant même à la tentation de la toucher durant son sommeil.


Mais si la première journée s’avère d’une grande banalité, la soirée du deuxième jour allait totalement changer la vie de Tomohiro. Mai a organisé une sortie avec son petit ami, Yamamoto. Ce dernier est une vieille connaissance qui martyrisait Tomohiro lors de sa première année de lycée. Mais Mai ne s’arrête pas à une simple sortie en amoureux, elle a préparé un coin dans une usine désinfectée pour que soient également filmés leurs ébats. Tomohiro semble totalement indifférent devant les corps enlacés des deux amants, sauf que le rut s’achève brutalement lorsque Mai saisit une barre de fer et commence à frapper violemment Yamamoto, ne s’arrêtant que devant le corps inerte du jeune homme. Et pendant la scène, pour la première fois, une érection s’est déclenchée chez Tomohiro. Mais comment assumer d’avoir été témoin d’un meurtre, d’être complice de cette perverse de Mai ? Seulement, le lendemain, la police déclare avoir arrêté le coupable....

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“Dead Tube” est la nouvelle série de Mikoto Yamaguchi, qui nous avait déjà agréablement surpris avec sa série Scumbag Loser. Après les créatures surnaturelles, la mangaka s’attaque à un monstre bien pire que Haruka : l’être humain. La mangaka reste dans son analyse de la perversion mais cette fois, elle s’attaque aux ravages que peuvent faire des sites de vidéos comme YouTube quand toute liberté est laissée aux auteurs des films. Le pauvre Tomohiro va faire la sinistre expérience d’un site utilisant les pires instincts des internautes, demandant toujours plus de violence et de sexe pour attirer les clics. Et le pire est l’impunité qui semble être attribuée au gagnant du nombre de visionnage. Mais attention, le perdant risque très gros. Pour le moment, le lecteur suit principalement le pauvre garçon et ne sait pas grand chose sur le fonctionnement de ce site, Dead Tube, mais vu le film mis en ligne par Mai, on imagine facilement la logique de ce site, amateur de snuff movies. Mais ce qui est dérangeant, c’est évidemment l’absence totale de morale de tous les progonistes, et si Mai est montrée comme une perverse psychotique, malheureusement tous les personnages s’avèrent totalement pervertis d’une manière ou d’une autre.

La serie est mise en image par Touta Kitakawa, un mangaka qui débuta dans un style bien particulier : les Hentai, les mangas porno, et des séries vraiment sexy. Le défi qu’il relève avec Dead Tube est loin d’être évident car représenter la violence pure sans consession peut s’avérer un piège fatal pour un dessinateur. Touta Kitakawa a choisi d’éviter le gore et de plutôt suggérer une grande partie des meurtres en saturant les cases de noires, comme pour couvrir l’objectif de la caméra de tâches de sang. Les quelques case trash comme le visage de Yamamoto détruit par les coups de Mai sont encore une fois à moitié camoufflé par le sang les recouvrant. Son style graphique est assez épuré pour adoucir, entre guillemets, les scènes de meurtres, sans oublier l’effet classique du non dit, ne montrant par exemple uniquement une batte de baseball et un jet de sang, laissant le lecteur imaginer la scène. Ces astuces permettent de se limiter à un classement en seinen, sans avertissement. La couverture est également sans ambiguïté sur la nature du contenu, même si le côté sexy (toutes les protagonistes finissent les seins à l’air) rend parfois limite l’absence d’avertissement.

Avec un scénario particulièrement pervers et un excellent cliffhanger, “Dead Tube” attise assez la curiosité du lecteur pour avoir envie de lire le tome 2.


Dead Tube (T1)
- Scénario : Mikoto Yamaguchi
- Dessin : Touta Kitakawa
- Traduction : Fabien Nabhan
- Éditeur : Delcourt-Tonkam
- Collection : Seinen
- Format : 128x182 mm
- Pagination : 224 pages
- Dépôt légal : 15 juin 2016
- Numéro ISBN : 978-2-7560-7647-8
- Prix public : 7,99 €


© Editions Delcourt - Tous droits réservés



Frédéric Leray
25 juillet 2016







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