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YozoneLittérature Critiques Jeunesse

Stone Rider, tome 1 : Stone Rider
David Hofmeyr
Gallimard, Jeunesse, traduit de l’anglais (Grande-Bretagne), Road-movie post-apocalytique, 311 pages, août 2015, 15€

Encore un post-apocalyptique où les êtres humains, après avoir épuisé la planète, ont envoyé dans l’espace la partie aisée de leur population tout en laissant les moins chanceux trimer dans un environnement pollué. Mais bien sûr, il faut toujours vendre du rêve aux indigents pour les maîtriser, et cet univers ne fait pas exception. Ce sont des courses de békanes qui permettent de gagner les tickets pour la Base.


Mais attention, pas n’importe quelle békane, les « motos » (même si ce terme n’est presque pas utilisé dans l’ouvrage) dont il est ici question sont très particulières, presque vivantes, capables d’apprentissage, d’adaptabilité, mais aussi de reconnaître le pilote et de décider si oui, ou non, elle lui permet de l’utiliser. Adam Stone possède une de ses machines, il l’a hérité de son frère car une békane appartient à une famille. Son père, mineur, est mort ; son frère, coureur, a été grièvement blessé et survit maintenant dans le quartier des Affranchis en tentant d’élever des poules. Car c’est comme ça que la population qui est resté sur Terre se divise : il y a les mineurs de fond, qui n’ont pas osé courir, et les Pilotes. Risquer sa vie pour une Course vous évite la mine à jamais, gagner une course vous donne un ticket pour la Base, vous placer dans une Course vous donne certains avantages et des points qui, cumulés, permettent de vous payer un ticket pour la Base.
Cela fait plusieurs années qu’Adam récolte l’argent nécessaire à son inscription, mais il n’ose pas franchir le pas. Cette année, c’est sa dernière chance, si il ne court pas, il ira à la mine, comme son père. Lorsque Kane fait irruption dans sa vie, Adam ne sait pas quoi penser de cet homme inquiétant qui dit venir d’un endroit où rien de civilisé ne survit. Et puis il y a la belle Sadie dont Adam est amoureux depuis longtemps. L’arrivée de Kane en ville et l’imminence de la Course de Blackwater exacerbent les tensions et les Scorpions, la bande de racailles locales, fera tout pour gagner la course, quel que soit le moyen.

« Stone Rider » est le tout premier livre de David Hofmeyr. Né en Afrique du Sud, l’homme vit maintenant entre Londres et Paris et comme il a un travail officiel, il écrit quand et comme il peut. Il n’est pas le seul dans ce cas-là et ce décousu dans l’écriture ne se sent absolument pas lors de la lecture de l’ouvrage. Sur la forme, ce livre bénéficie d’une écriture très dynamique, rapide et parfois brutale, comme une course de motos. Le lecteur se laisse finalement plus emmener par le rythme que par l’histoire. En effet, le scénario mélange originalité et déjà-vu. Étrange n’est-ce pas ? Le déjà-vu tient dans le récit post-apocalyptique dont on sait juste que la Terre est épuisée et qu’il y a eu un incident dont on ignore tout ; dans le pseudo-triangle amoureux ; les ados contre le monde entier ou presque ; mais à la fin ça s’arrange… L’originalité ? Elle vient de ce scénario à la « Mad Max » qui fait de « Stone Rider » un mélange de Western et de Road Movie hyper agressif. La machine y est presque plus présente que l’humain, mais ça reste tellement dans l’esprit du livre que finalement, ce n’est pas perturbant.

Ce que je trouve le plus dommage dans l’histoire, c’est que l’on a encore affaire à une série, alors que ce tome se suffit tout à fait à lui-même. Quelle sera la suite ? D’autres courses ? Le renversement du pouvoir en place ? Au mieux on aura une redite du présent ouvrage, au pire encore un autre « Hunger Games » ou « Divergente ». Non que ces livres soient mauvais mais ce n’est pas parce que l’on trouve un créneau qui a fonctionné qu’il faut lui aspirer jusqu’à la moelle des os.


Titre : Stone Rider (2015)
Série : Stone Rider, tome 1
Auteur : David Hofmeyr
Traduction de l’anglais (Grande-Bretagne) : Alice Marchand
Couverture : © pixelspace
Éditeur : Gallimard
Collection : Gallimard jeunesse
Site Internet : page roman (site éditeur)
Pages : 311
Format (en cm) : 15,5 x 22,5 x 2,5
Dépôt légal : août 2015
ISBN : 9782070666751
Prix : 15 €




Emmanuelle Mounier
4 juillet 2016