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YozoneLittérature Critiques

Grand ange rose de Strasbourg (Le)
Françoise Bachmann
Éditions Wartberg, Zones Noires, roman (France), polar ésotérique, 208 pages, septembre 2014, 10,90€

Un matin de septembre, le sacristain trouve dans la crypte de la cathédrale de Strasbourg un cadavre. Il s’agit du libraire Simon Braun, apprécié de toutes ses connaissances et qui a été empoisonné. Le clergé local, mais aussi la ville, les fidèles, sont catastrophés par cette tragique trouvaille.
Le lieutenant Antoine Meyer est chargé de l’affaire, mais le commissaire divisionnaire, Yves Pelletier, choisit de faire appel à une jeune historienne dans le civil, Emma Parys, pour le conseiller, car une société secrète semble être concernée dans l’affaire.


Françoise Bachmann permet aux lecteurs de parcourir Strasbourg en ne se focalisant pas uniquement sur la cathédrale. Elle aime faire découvrir des endroits moins courus des visiteurs et plus connus des gens du coin. Le grand ange rose du titre n’est rien d’autre que la fameuse cathédrale Notre-Dame de Strasbourg qui domine la ville de sa présence, sa flèche s’élançant à l’assaut du ciel alsacien. L’édifice abrite en son sein l’horloge astronomique, passage obligé de tous les curieux et amateurs de bels objets. Cette dernière figure au centre du récit : elle serait menacée...
L’enquête sur le meurtre de Simon Braun démarre doucement, faute d’éléments. L’auteure décrit bien comment les différentes pièces se mettent en place, comment chaque alibi doit être confirmé, les phases laborieuses par lesquelles passer... Le lieutenant Antoine Meyer raisonne en flic cartésien, pas versé pour un sou dans l’ésotérisme. Adjoindre à son équipe Emma Parys permet aux recherches d’avancer, de pénétrer la face cachée des choses. Braun n’était pas seulement libraire mais aussi membre d’une société secrète. Connaître leur mission réelle n’est pas une mince affaire, tout est en non-dits. L’histoire s’avère passionnante, ce pan du roman sait capter l’attention, tout en distillant bon nombre d’informations sur l’horloge, la maison Kammerzell...

Autre point-fort de ce livre, ses personnages : le lieutenant Antoine Meyer qui porte toujours un chèche et est donc surnommé Chechmann, Emma Parys, belle et intelligente qui subjugue le tueur et le commissaire Yves Pelletier qui sait motiver ses troupes et bien s’entourer. Ces trois protagonistes emportent l’adhésion et l’emploi occasionnel des prénoms ou du surnom donne un tour moins formel à l’ensemble, plus intimiste, permettant aux lecteurs une meilleure immersion.

En deux-cents pages qui se dévorent à la suite, « Le grand ange rose de Strasbourg » nous offre une superbe incursion dans la belle cité alsacienne. Entre société secrète et psychose autour de la cathédrale, la visite s’avère aussi passionnante qu’instructive. La plongée au cœur d’une enquête difficile où chaque intervention du tueur rend la tension plus palpable est bien rendue et en fait un roman tout à fait recommandable.
Françoise Bachmann aime cette ville, cela s’en ressent et c’est communicatif. Et j’avoue que retrouver ces personnages serait un plaisir...


Titre : Le grand ange rose de Strasbourg
Sous-titre : Funestes dédales
Auteur : Françoise Bachmann
Couverture : © picture alliance / maxppp
Éditeur : Éditions Wartberg
Collection : Zones Noires
Site Internet : Roman (site éditeur) 
Pages : 208
Format (en cm) : 12 x 20
Dépôt légal : septembre 2014
ISBN : 978-3-8313-2798-0
Prix : 10,90 €


Autres romans de la collection chroniqués sur la Yozone :
- « Marionnettes » de Hervé Mestron
- « Autopsie d’un bouquiniste » de François Darnaudet
- « Danse avec le taureau » de Philippe Ward
- « Train d’enfer » de Jérémy Bouquin



Pour écrire à l’auteur de cet article :
[email protected]



François Schnebelen
13 mai 2016







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