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My Hero Academia (T1 et 2)
Kohei Horikoshi
Ki-oon

Quand le premier homme pourvu de pouvoir est apparu, personne n’imaginait que ce qui paraissait comme exceptionnel allait finalement devenir la règle. Aujourd’hui, 80% de la population est pourvu de ce que l’on appelle un alter, un super-pouvoir. Ceux-ci sont très variables, mais l’homme commun n’est plus qu’une erreur de la nature, un sous-homme. Toutefois, l’homme se laisse facilement attirer par le côté obscur et pour lutter contre une nouvelle forme de criminalité, des super-héros firent leur apparition. Pour former ces nouveaux policiers du futur, une école vit le jour et donna naissance à des justiciers à la renommée mondiale comme All Might : le lycée Yuei. De nombreux postulants mais peu d’élus. Izuku connait tout sur les super-héros, fan absolu du grand All Might. Izuku rêve de suivre les pas de son champion à la Yuei mais il y a un petit problème : Izuku est un sans alter, souffre-douleur de Katsuki. Pourtant un jour, Izuku fait la rencontre de All Might et surtout découvre son terrible secret.



All Might a choisi Izuku comme héritier, lui offrant un alter : le one and for all. Mais si ce pouvoir a permis à Izuku d’être admis dans le glorieux lycée de Yuei, il y a toutefois un inconvénient : Izuku ne maîtrise pas ce pouvoir et il subit des contrecoups hors normes, finissant à l’hôpital pour soigner ses nombreuses fractures. Pourra-t-il vraiment suivre les cours de Yuei s’il doit systématiquement finir aux urgences ? Et son professeur principal n’est pas un tendre, même plutôt un sadique qui a la réputation de virer sans le moindre remord ceux qu’il estime incapables de suivre l’enseignement de ce glorieux lycée. Mais la bonne surprise est que All Might a accepté d’entrer dans le corps enseignant de son ancien lycée. Toutefois, il ne doit pas montrer son intérêt pour Izuku et le considérer comme un simple élève et non son disciple. Mais ce qui attend Izuku ne sera pas une partie de plaisir. L’exercice qui leur est proposé est un jeu de la bombe : un groupe jouant les méchants protège une bombe qu’un autre groupe jouant les héros tente de récupérer. Et le hasard met face à face Katsuki et Izuku. Mais Katsuki se moque de l’exercice, il ne veut qu’une chose : donner une bonne leçon à ce sans alter.

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Kohei Horikoshi est un ovni dans le monde du manga. Ce jeune mangaka a déjà trois séries à son actif, publiées dans le célèbre Shonen Jump, dont Crazy Zoo. Cette série montrait déjà tout le potentiel de Kohei Horikoshi, mais demandait encore à se perfectionner. Et quand on a le talent de ce mangaka, les leçons rentrent vite dans le crane et les améliorations notables sur le style, le contenu et le dessin explosent littéralement avec cette nouvelle série : “My Hero Academia”.

Kohei Horikoshi nous entraîne dans un monde où avoir un super-pouvoir est devenu une banalité et les humains normaux ne sont plus qu’une petite minorité. Evidemment, ce sera un de ces humains normaux que nous allons suivre Izuku. Toutefois le mangaka ne tombe pas dans le piège du héros qui se fait un nom simplement à la sueur de son front car cela ne serait pas vraiment crédible. Il va en faire l’héritier du plus grand des super-héros, et Izuku va devoir non seulement faire ses preuves, mais également apprendre à maîtriser ce gigantesque pouvoir que lui a légué All Might. Izuku a tout du classique gentil héros, qui attendrit par son innocence mais impressionne par sa force de caractère et son incroyable courage. Mais un héros se doit d’avoir une Némésis et pour le moment il s’agit d’un de ses propres camarades de classe qui le prenait comme bouc-émissaire quand il n’avait pas d’alter et devient d’une jalousie maladive devant la nouvelle notoriété de Izuku.

Les camarades de classe au lycée Yuei seront haut en couleur, Kohei Horikoshi s’amusant à trouver des pouvoirs multiples et variés, du plus puissant au plus ridicule. Rapidement, le jeune héros se crée une petite bande d’amis, comme le veut un des axiomes de base du shonen. On retrouvera bien sûr la jeune fille dont le héros tombe amoureux, les partenaires humoristiques, souvent contre leur gré. En tout cas, la petite bande que nous présente le mangaka est bien sympathique. Pourtant, Katsuki n’a pas l’allure du grand méchant de l’histoire, plus de l’électron libre qui va devoir apprendre à travailler en équipe. Mais Kohei Horikoshi ne nous fera pas languir trop longtemps, dédiant la seconde partie de son deuxième tome aux vrais super-vilains. Leur entrée en scène monte le niveau de l’action et des combats. Cette fois, nous quittons le cadre borné des leçons pour les combats âpres et sans règles des super vilains. Si nos jeunes héros vont montrer un talent certain, on n’improvise pas un combat contre un génie du mal.

Graphiquement, c’est un petit régal. Kohei Horikoshi nous montre l’étendu de son imagination, parvenant à donner un caractère et une touche propre à chacun de ses personnages. On s’attache rapidement à ces derniers, dans le style classique du shonen de baston, mais jouant sur les détails pour enrichir les planches. Il n’y a vraiment pas grand chose à reprocher à ces deux premier tomes, et les têtes de chapitre dessinées comme des couvertures de comic books sont un vrai plus pour la série,

“My Hero Academia” possède un potentiel incroyable qui pourrait en faire une série à très long terme si Kohei Horikoshi garde sa fraicheur et son imagination débordante.


My Hero Academia (T1 et 2)
- Auteur : Kohei Horikoshi
- Traducteur  : David Le Quéré
- Éditeur français : Ki-oon
- Format : 115 x 175 mm, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 176 pages
- Date de parution : 14 avril 2016
- Numéro ISBN  : 978-2-35592-948-9 ; 978-2-35592-947-2
- Prix : 6,60 €


BOKU NO HERO ACADEMIA © 2014 by Kohei Horikoshi / SHUEISHA Inc.
© Edition Ki-oon - Tous droits réservés


Frédéric Leray
15 avril 2016






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